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Mardi 4 septembre 2007 Numéro 322
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Paru le mardi 4 septembre 2007 sur Le Devoir

Courchesne promet des pistes d'action avant Noël pour les élèves en difficulté      

Clairandrée Cauchy

Édition du mardi 04 septembre 2007

Mots clés : Éducation, Michelle Courschesne, élèves en difficulté, Gouvernement, Enfant, Québec (province)

 

L'intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières et le type de soutien qui leur est apporté posent problème, reconnaît la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne. Elle s'attelle à la tâche et compte présenter des pistes d'action avant les Fêtes.

 

C'est néanmoins avec prudence que Mme Courchesne entend s'attaquer le problème des élèves en difficulté d'apprentissage, à propos duquel les syndicats d'enseignants réclament des correctifs depuis belle lurette. «Ce qui est frustrant dans ce dossier, c'est qu'il faut beaucoup fonctionner par projet-pilote. On ne peut arriver et tout changer. Un bulletin, on peut. C'est extrêmement délicat. [...] D'ici Noël, on peut s'attendre à pouvoir mettre le doigt sur ce qui ne fonctionne pas et comment on peut l'améliorer», fait valoir la ministre Courchesne, qui était de passage vendredi dernier au Devoir dans le cadre d'une rencontre éditoriale.

 

Au cours des derniers mois, la ministre a multiplié les rencontres avec des intervenants du «terrain» pour cerner les difficultés vécues par les élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage. La liste est longue: des représentants du milieu de la santé (pédopsychiatres en tête), des orthopédagogues, des psychologues et, bien sûr, des enseignants. Elle cherche à se faire une idée en mettant de côté les différentes écoles de pensée, telles celles de l'intégration à tout prix dans des classes régulières ou encore du cloisonnement dans des classes spécialisées.

 

Les commissions scolaires achèvent l'embauche de quelque 1800 spécialistes pour venir en aide aux élèves en difficulté, résultat du dernier cycle de négociations avec les enseignants. «On met beaucoup de sous, mais je crois que nous arrivons au point où ce n'est plus une question d'argent. Bien sûr, il faut embaucher les orthopédagogues et les ressources spécialisées, c'est incontournable. C'est terrible qu'on ait coupé cela dans nos écoles, avec le déficit zéro. Mais il faut aussi regarder cette situation de très près pour s'assurer que nous travaillons de la bonne façon», poursuit la ministre, qui avoue que la tâche est si colossale qu'elle pourrait s'y consacrer à plein temps.

 

Mme Courchesne souligne qu'elle a introduit récemment dans la réglementation l'obligation d'établir un plan d'intervention pour tous les élèves en difficulté, alors qu'auparavant des écoles cessaient de dresser de tels plans lorsque les ressources venaient à manquer. «Cela ne doit pas se faire à la suite d'une décision d'ordre budgétaire», souligne la ministre de l'Éducation.

 

Un bulletin unique controversé

 

Si elle entend agir avec minutie dans le dossier des élèves en difficulté, la ministre a néanmoins laissé tomber les gants blancs le printemps dernier lorsqu'elle a annoncé la création d'un bulletin unique, qui réintroduit les moyennes de groupe et exige des notes en pourcentage. Elle faisait ainsi écho à un cheval de bataille de l'Action démocratique du Québec (ADQ) au cours de la dernière campagne électorale.

 

La décision ne fait pas l'unanimité et des voix s'élèvent, de parents comme d'enseignants, pour dire que cela bouscule des façons de faire déterminées au sein des écoles. Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) s'est lui aussi inscrit en faux contre la moyenne et les pourcentages obligatoires, il y a deux semaines.

 

La ministre balaie du revers de la main les détracteurs du bulletin chiffré qui l'accusent de s'être laissée influencer par le discours adéquiste. «J'ai vu pendant quatre ans, dans mon comté de Fabre, des parents choqués par le bulletin et en désarroi par la situation du redoublement. Je n'ai pas besoin de l'ADQ, qui veut abolir les commissions scolaires, pour prendre une décision comme celle du bulletin chiffré», argue-t-elle.

 

Plusieurs pédagogues notent que l'emploi de pourcentages ne cadre pas avec l'esprit de la réforme, estimant qu'ils ne sont guère appropriés pour l'évaluation des compétences. La ministre rétorque qu'elle a demandé un avis au CSE afin «d'évaluer le niveau de connaissances acquises tout en respectant l'approche par compétence ou le renouveau pédagogique».

 

À la lumière de cet avis, attendu cet automne, elle pourrait apporter des ajustements au nouveau bulletin. N'est-ce pas là mettre la charrue devant les boeufs? «On aurait pu prendre encore une autre année, deux ans. Vous savez qu'avec ce ministère, c'est long tout le temps. Je préfère le faire de cette façon et on va apporter les ajustements, s'il y a lieu», réplique-t-elle, précisant que de nouveaux guides d'évaluation devront être élaborés.

 

Le nouveau bulletin, dont les libellés ont été simplifiés, constitue pour Mme Courchesne un passage obligé pour remettre les parents en phase avec les apprentissages de leurs enfants. «On a un peu mis de côté les parents dans le renouveau pédagogique. Ils courent derrière et essaient de nous rattraper», croit-elle.

 

Cela ne signifie cependant pas un désaveu de sa part quant à l'esprit de la réforme. «Je crois encore à la nécessité de travailler davantage par équipe, par projet, de faire davantage les liens entre les matières. Je suis toujours favorable à cela. Mais je dis par contre qu'il faut qu'à la fin d'une année, ou en cours d'année, on puisse aussi évaluer le niveau d'acquisition du français. C'est cela que les parents n'arrivaient pas à faire, qu'ils ne comprenaient pas», conclut la ministre.


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