::  L'inclusion imagée
::  L'historique
::  La mission
::  Le contenu
::  Un mot sur l'équipe
::  Pour diffuser dans l’Inclusif
::  Contribution volontaire
::  Contactez-nous
L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

Recevoir l’Inclusif :

Se désabonner de l’Inclusif :

Rechercher par date :

:: Dernier numéro :: 2016
:: 2015 :: 2014
:: 2013 :: 2012
:: 2011 :: 2010
:: 2009 :: 2008
:: 2007 :: 2006
:: 2005 :: 2004
:: 2003
:: À voir, à faire
:: Documents de l'inclusif

Rechercher un lien :

:: Autres médias sur le handicap
:: Organismes publics
:: Habitudes de vie
:: Milieu associatif
:: Pages persos
 

 
Vendredi 21 septembre 2007 Numéro 330
Aujourd'hui en veille
Une maison pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale à Laprairie
Les effets secondaires du Ritalin
Le Théâtre aphasique remporte deux prix au Festival international de théâtre de Mont-Laurier
Kéroul fait la promotion du tourisme pour les personnes à mobilité réduite depuis 27 ans
Conférence pour les proches des personnes atteintes de maladies mentales
Journées de la culture 2007


Une maison pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale à Laprairie
»» retour en haut

Paru le vendredi 21 septembre 2007 sur Le Reflet

Se raccrocher à la vie par l'entraide

Geneviève Girard

LA PRAIRIE - Le groupe d'entraide en santé mentale l'Avant-garde porte bien son nom. Pour l'équipe d'intervenants qui y travaille, la consommation de pilules n'est pas la seule solution pour se sortir d'une période émotionnellement difficile.

C'est maintenant bien connu : une personne sur cinq sera aux prises avec des problèmes de santé mentale au moins une fois dans sa vie. Le stress, le besoin de performer toujours plus, au travail comme à la maison, de même que les pressions sociales figurent parmi les sources principales de ces troubles de santé.

Ces derniers peuvent prendre la forme de crise de panique, de dépression ou de fatigue extrême, empêchant la personne fonctionner.

Les femmes sont beaucoup plus nombreuses à en être atteintes, ce qui les poussent souvent à vivre dans la pauvreté, l'isolement et l'angoisse, loin du bien-être que ressent une majorité de la population.

Cette maison de thérapie située à La Prairie accueille plusieurs résidants du grand Roussillon, sans toutefois les héberger, afin de renverser la vapeur.

"Ce que nous déplorons, c'est que toute personne en détresse qui parle de sa situation à un docteur se retrouvera avec une pilule à prendre, blâme Josée Dumont, intervenante à l'Avant-garde. La médication peut servir, mais pourquoi le système de santé québécois ne réfère pas ces personnes à des groupes d'entraide ou des centres de crise?"

À partir de cette philosophie, les gens qui fréquentent ce centre d'aide sont appelés à développer une foule de moyens pour s'en sortir autrement.

"Si je ne venais pas ici plusieurs fois par semaine, je serais carrément confinée à l'isolement, explique Nancy, une des personnes qui fréquentent la maison. Ici, le diagnostic n'a pas d'importance. Seuls les moyens à prendre pour se relever en ont. Cette façon de faire augmente de beaucoup la rapidité avec laquelle on peut se sentir mieux et plus confiant."

Grâce à ce groupe d'entraide, Nancy a notamment réussi à "faire du ménage dans sa vie". Elle était persuadée que les moments plus sombres qu'elle vivait étaient normaux. En côtoyant des intervenants spécialisés et en recevant une aide thérapeutique plutôt que pharmaceutique, elle s'est vite rendue compte qu'elle n'avait pas à vivre de la sorte.

Ainsi, tout comme Lynda, Micheline, Amina et Terry, l'aide qu'a reçue Nancy est venue d'autres personnes plutôt que de pilules seulement.

"Nous ne fonctionnons pas selon un programme d'intervention tout tracé d'avance, mentionne Mme Dumont. Les participants sont les mieux placés pour savoir ce qu'ils vivent en dedans, c'est pourquoi ils sont grandement impliqués dans leur remise sur pied. Il faut dégeler pour ressentir et gérer sa souffrance efficacement."

S'activer pour guérir
Les personnes qui fréquentent l'Avant-garde apprennent à tirer le meilleur de leur quotidien et à retrouver la confiance, l'estime de soi et les moyens qu'ils avaient auparavant pour profiter pleinement de la vie.

Toutefois, ça ne se fait pas tout seul. Cette "guérison" s'effectue autant grâce à un travail physique, psychologique ou psychique. Yoga, peinture, composition de musique, gestion de la médication, débats de société et recherche d'information sur la maladie, le stress et la pauvreté ne sont que quelques-uns des thèmes et activités abordés ou pratiqués sur place.

"Lorsqu'un citoyen arrive ici en crise et qu'il semble à bout, je lui demande qu'elles sont ses forces et ce qui lui ferait du bien. Je n'impose rien. Quoi de mieux que de commencer par faire quelque chose que l'on aime pour se ressourcer?", note Mme Dumont.

Amina, une des femmes qui visite régulièrement la maison d'entraide, abonde en ce sens. "Je me suis découvert un talent caché en musique. Je compose présentement une chanson rock-alternative à la guitare. En me prenant ainsi en mains, je suis la véritable clé de ma remise sur pied. C'est moi qui fournit les efforts pour aller mieux, mais en étant soutenue lors d'activités."

Les conférences et ateliers offerts par l'Avant-garde ne s'adressent pas seulement aux personnes ayant reçues un diagnostic de troubles de santé mentale. Toute personne désireuse d'en savoir plus ou d'éviter la dégringolade émotionnelle peut y prendre part.

"Une femme m'a dit un jour que tout le monde a une santé mentale, pas seulement ceux qui souffrent de problèmes en lien avec. Il faut savoir en prendre soin bien avant les symptômes négatifs", partage Nancy, qui croit que prévenir est aussi bon que guérir.

Des dons bien appréciés
L'Avant-garde bénéficie parfois de dons offerts par des entreprises ou des citoyens qui désirent conserver leur anonymat. Toutefois, les besoins se font criants dans certains domaines. "Puisqu'il n'y a pas de service d'autobus qui nous relie au reste de la Montérégie, les résidants qui ont besoin de nous ne réussissent même pas à se déplacer. Être malade signifie souvent qu'on ne peut rouler sur l'or pendant un bout de temps. Ces derniers ont parfois perdu leur voiture, ce qui les confine encore plus dans un isolement malsain", clame l'intervenante.

C'est pourquoi l'endroit est toujours à la recherche de bénévoles. "Le marché IGA Vallée à La Prairie nous apporte des fruits et des légumes trois fois par semaine. Le groupe Cascades de Candiac vient tout juste de nous remettre des caisses de papier hygiénique et d'essuie-tout pour une année complète. C'est avec des coups de pouce comme ceux-là qu'on pourra aider plus de gens et le faire encore plus efficacement", admet Mme Gendron.

La maison l'Avant-garde est située au 462, rue St-Paul à La Prairie. Pour information : 450.444.9661 ou agsm@bellnet.ca.


»» retour à liste des articles
 
 
Conception site Web: www. graphigne.com tous droits réservés © 2017 l'inclusif