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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

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Vendredi 28 septembre 2007 Numéro 333
Aujourd'hui en veille
Mise sur pied d'une table de concertation sur l’adaptation du système judiciaire et des services correctionnels aux personnes ayant une déficience intellectuelle à Québec
La Cour supérieur maintient le refus de traitement d'une femme ayant la paralysie cérébrale
Mise sur pied d'une ressource de répit dans le Sud-ouest de l'Île de Montréal
Journée nationale de sport et de l'activité physique
Technovision 2007


Mise sur pied d'une table de concertation sur l’adaptation du système judiciaire et des services correctionnels aux personnes ayant une déficience intellectuelle à Québec
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Paru le vendredi 28 septembre 2007 sur SRC.CA/Québec

Le système judiciaire veut s'ajuster
Mise à jour le jeudi 27 septembre 2007, 15 h 18 .

Plus d'une vingtaine d'intervenants en matière de santé, de justice et de sécurité publique ont signé jeudi un protocole d'entente touchant les personnes souffrant de déficience intellectuelle.

Dans la foulée de l'affaire Simon Marshall, l'Association pour l'intégration sociale souhaitait cette concertation pour faciliter le respect de la dignité de ces personnes souvent confondues avec les personnes souffrant de maladies mentales.

La police de Québec, qui reconnaît l'importance de ce protocole, a toutefois refusé de le signer.

Le responsable des communications à la police de Québec, Lucien Gravel, mentionne que les policiers ont parfois des contacts limités avec les personnes interpellées et ne sont ainsi pas nécessairement en mesure de déterminer si le suspect est atteint de déficience intellectuelle ou pas.

Il indique cependant que le service de police participera à l'établissement du protocole.


Paru vendredi 28 septembre 2007 sur Cyberpresse.ca/Le Soleil

Le vendredi 28 sept 2007
«Plus jamais d'affaire Marshall»
Guy Benjamin
Le Soleil
Québec

« Il faut qu’il n’y ait plus jamais d’affaire Simon Marshall qui laisse des cicatrices pour la vie. » Yvette Muise a laissé tomber cette phrase hier à l’occasion de la signature d’une entente de principe visant une plus grande adaptation du système judiciaire pour les déficients mentaux.

Mme Muise, souffrant de déficience intellectuelle, est la présidente du Mouvement personne d’abord. L’entente va permettre que les déficients « soient traités avec dignité humaine », ajoute-t-elle.

De nombreux organismes du domaine de la santé, du milieu communautaire et des services judiciaires sont signataires du document. Y compris le ministère de la Justice et de la Sécurité publique.

Ainsi, on s’engage à offrir une meilleure protection aux déficients incarcérés au Centre de détention de Québec. Ils représentent un peu moins de 10 % des détenus.

«Nous ne demandons pas un traitement de faveur pour les déficients. Mais simplement que tout le monde soit sensible aux particularités de ces gens», précise Lucie Émond.

La présidente de l’Association pour l’intégration sociale rappelle que les déficients ont une lenteur à comprendre ce qui se passe, ou ce qu’on leur dit.

« Si on utilise des grands mots, on va les perdre », ajoute-t-elle.

Finalement, explique Mme Émond, les déficients « vont finir par dire comme nous et donner les réponses que l’on veut entendre, pour faire plaisir ».

Voilà pourquoi un déficient, qu’il soit suspect, victime ou témoin dans une affaire judiciaire, devrait être accompagné d’une personne qui connaît bien
les problèmes de déficience intellectuelle. La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Québec ne sont pas pour l’instant signataires de l’entente. La SQ attend que soit élaboré un plan d’intervention, de dire Ann Mathieu. Signature ou pas, les policiers sont sensibilisés à la situation particulière des déficients, ajoute la porte-parole de la SQ.

Le capitaine Lucien Gravel explique que les policiers de Québec n’ont pas à poser de diagnostic quant à la déficience ou non d’une personne, surtout pas à l’écrire dans un rapport. Mais, ajoute le responsable des communications, les policiers seront quand même sensibilisés encore plus aux besoins particuliers des déficients.

Une carte d’urgence, format carte professionnelle, est le premier outil concret mis à la disposition des déficients et des policiers. « J’ai le droit d’être accompagné par quelqu’un et d’avoir l’aide d’un avocat », y lit-on.


Paru vendredi 28 septembre 2007 sur Canoë.Ca

Mise à jour: 27/09/2007 20:07
Justice
Le système judiciaire doit s'adapter aux déficients intellectuels

(Canoë) Hubert Lapointe

QUÉBEC - L’Association pour l’intégration sociale de la région de Québec annonce la création de la Table de concertation sur l’adaptation du système judiciaire et des services correctionnels aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Une initiative qui vise à faire en sorte que chacun des secteurs prenne en considération les caractéristiques et besoins des personnes présentant une déficience.
«Ces personnes-là, avec des grands mots, on peut les perdre rapidement. C’est plus facile pour eux de répondre tout simplement «oui» aux questions qui leur sont posées», explique Lucie Émond, présidente de l’Association pour l’intégration sociale. Selon elle, l’expérience a démontré qu’ignorer ou mal comprendre leurs caractéristiques et besoins peut nuire aux droits de ces personnes, ainsi qu’au processus judiciaire.

Résultats

Michel Roberge, représentant du ministre de la Sécurité publique, est confiant des résultats futurs de l’entente. «Cet engagement formel oblige les personnes impliquées à rendre des comptes et à donner des résultats concrets», dit-il. Il assure, de plus, que tout le personnel concerné recevra une formation sur la façon d’adapter leurs services aux personnes déficientes. «Cette formation est nécessaire et il en va de la protection de leurs droits», a-t-il indiqué.

Paul Monty, représentant du ministre de la Justice croit, lui, qu’il s’agit d’un moment important pour la justice. «L’évolution se concrétise aujourd’hui, c’est un engagement institutionnel», signale-t-il. Il souhaite que les autres régions du Québec aient la même concertation.

«L’accessibilité, ça ne signifie pas seulement mettre une rampe d’accès devant le Palais de Justice!», a-t-il indiqué avec conviction.

Dignité

La présidente du Mouvement Personne d’Abord du Québec Métropolitain, Yvette Muise, s’est dite très touchée par la nouvelle entente. Elle-même déficiente intellectuelle, Mme Muise sait que cela permettra aux gens d’être traités avec dignité humaine. «Pas de dignité, on est rien», s’est-elle exclamée. Elle a ensuite rappelé l’histoire de Simon Marshall, qui avait à tort été accusé d’agression sexuelle. «Ça laisse des cicatrices pour la vie», a-t-elle fait remarquer en souhaitant que le projet «fasse des petits» un peu partout à travers le Québec.

Lucie Villeneuve, administratrice de l’Association du Québec pour l’intégration sociale, croit aussi que l’entente est un modèle à suivre. «Je trouve rassurant que si mon fils de 14 ans se trouve un jour ou l’autre aux prises avec le système judiciaire, qu’il aura le droit à un accueil et à un traitement respectueux de son état», confie-t-elle.

La table de concertation a réuni quelque 26 organismes et instances liés de près ou de loin au milieu de la justice. Cette mesure représentera toutes les situations, que la personne déficiente soit le contrevenant, le témoin ou encore la victime.


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