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Mardi 13 novembre 2007 Numéro 351
Aujourd'hui en veille
Les dix ans du traité sur l'utilisation des mines antipersonnel
Campagne publicitaire sur la discrimination fondée sur le handicap en Angleterre
Entrevue avec l'acteur principal du film Music within
Semaine sur l'emploi des personnes ayant des incapacités en France
Émission La croisée des chemins


Les dix ans du traité sur l'utilisation des mines antipersonnel
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Paru le lundi 12 novembre 2007 sur PC via Google

Les mines ont fait moins de victimes en 2006, selon Handicap International
Il y a 21 heures

BRUXELLES - Le nombre de personnes tuées ou blessées par l'explosion de mines antipersonnel et d'autres munitions a baissé en 2006, mais la population des survivants, dont beaucoup sont gravement handicapés, approche les 500.000 selon une estimation probablement sous-évaluée, a annoncé lundi Handicap International.

Dans son rapport annuel, l'organisation basée à Bruxelles souligne que les mines et explosifs similaires ont tué ou blessé 5.751 personnes dans 68 pays l'an dernier, essentiellement des civils, dont beaucoup d'enfants.

Si ce bilan est en baisse de 16% par rapport à 2005 et de moitié inférieur à celui de 2002 (11.700 morts ou blessés), "de nombreuses autres victimes ne sont pas signalées" et 92% sont fauchées dans des lieux où les données sur la présence de mines sont inexistantes ou limitées, selon l'ONG.

Les mines antipersonnel sont encore utilisées par les gouvernements russe et birman et par des groupes rebelles dans au moins huit pays. "L'arrêt quasi-total de l'utilisation et du commerce des mines antipersonnel ainsi que la destruction de millions de mines stockées et les efforts accrus de déminage montrent clairement que la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel est une réussite", souligne Marc Joolen, un responsable de Handicap.

La convention de 1997, connue sous le nom de Traité d'Ottawa et signée par 155 pays, vise à débarrasser la planète des mines et porte sur leur usage, production et commerce, ainsi que sur l'aide aux victimes, le déminage et la destruction des stocks. Quarante pays restent en dehors de l'accord dont la Chine, l'Egypte, la Finlande, l'Inde, Israël, la Birmanie, le Pakistan, la Russie et les Etats-Unis.

Handicap estime à 473.000 le nombre de personnes frappées par ces "restes explosifs de guerre" mais précise que ce chiffre est "probablement sous-évalué", de nombreuses victimes n'étant pas recensées officiellement. Ces blessés perdent souvent des membres qui doivent être habituellement remplacés par de nouvelles prothèses tous les trois ans.

Handicap juge que l'aide des gouvernements aux victimes est souvent insuffisante. "Les progrès dans la réponse aux besoins et aux droits des survivants sont insuffisants", souligne Stan Brabant, porte-parole de l'ONG. "La communauté internationale devrait renforcer le soutien aux individus, familles et communautés affectés par les mines, les bombes à sous-munitions et d'autres explosifs issus des guerres."

Handicap estime que les 40 pays qui restent en dehors de la convention possèdent 160 millions de mines antipersonnel et que 13 produisent toujours ou revendiquent le droit de produire de telles armes, dont les Etats-Unis et la Chine.

Selon l'ONG, un montant record de 475 millions de dollars (326 millions d'euros) a été dépensé l'an dernier pour enlever ou neutraliser des mines, chiffre en hausse de 25% par rapport à 2005.

Reste que 14 Etats dont la Grande-Bretagne, la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, ne devraient pas être en mesure de respecter la date-butoir du 1er mars 2009 pour le déminage de leur territoire, fixée par le Traité d'Ottawa, prévient la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL).

Selon cette organisation, dont le travail a été salué par un prix Nobel de la paix en 1997, les autorités britanniques n'ont pas commencé à retirer quelque 16.000 mines sur les îles Malouines, vestiges de la guerre contre l'Argentine en 1982.

Outre la Grande-Bretagne, la Bosnie et la Croatie, les autres pays qui risquent de ne pas respecter l'échéance de 2009 sont le Cambodge, le Mozambique, le Niger, le Pérou, le Sénégal, la Thaïlande, le Tadjikistan, le Tchad, le Venezuela, le Yémen et le Zimbabwe, souligne l'ICBL dans son rapport annuel.

Le document de 1.124 pages note également que la France, qui utilise des mines pour protéger un site militaire à Djibouti, n'a toujours pas commencé les opérations de déminage sur place bien qu'elle se soit engagée à respecter la date-butoir.

Émis le 12 novembre 2007 par Handicap international

Traité d'Ottawa : n'oublions pas les victimes de mines !
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A quelques jours du 10° anniversaire du Traité d'Ottawa, même si des progrès importants ont été réalisés, la menace plane encore sur 99 pays recensés comme « pollués » par les mines alors que le financement de l'aide aux survivants des accidents est en baisse de 25 %. Le Landmine Monitor Report* sorti ce 12 novembre, dresse un état des lieux éloquent.

Le combat de Handicap International et des autres membres de la Campagne internationale pour interdire les mines est né d'une révolte. Celle d'acteurs engagés sur le terrain, scandalisés de voir quotidiennement de nouvelles victimes de mines, toujours plus nombreuses. Il aura fallu 5 ans d'efforts acharnés des ONG et de mobilisation des citoyens pour que les Etats acceptent de renoncer définitivement à l'utilisation, à la production, au stockage et au commerce d'une arme jusqu'alors massivement utilisée. Cinq années au cours desquelles un nombre considérable d'Etats, derrière le Canada, a rejoint et soutenu notre combat pour aboutir à une victoire diplomatique historique : pour la première fois, la mobilisation de la société civile parvenait à faire interdire une arme, par la signature du Traité d'Ottawa, le 3 décembre 1997.


80 Etats ont accepté de négocier
10 ans après cette victoire historique, un combat similaire est en train d'être mené contre les bombes à sous-munitions (BASM). Ces armes, largement utilisées lors des derniers conflits, provoquent des hécatombes parmi les populations civiles puisque 98% de leurs victimes sont des non-combattants. Alertés par ce scandale, près de 80 Etats ont accepté de négocier en vue d'obtenir un Traité d'interdiction. La prochaine conférence de discussion aura lieu à Vienne du 4 au 7 décembre. A quelques jours de l'anniversaire du Traité d'Ottawa, Handicap International et les autres associations engagées dans le combat, seront vigilantes à ce que les vies et les souffrances humaines ne soient pas bradées au nom des profits et des logiques militaires et sécuritaires.


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News Press 12/11/2007 16:55


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