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Mardi 20 novembre 2007 Numéro 354
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Délais d'attente en psychiatrie
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Paru le mardi 20 novembre 2007 sur Cyberpresse.ca/La Presse

Le mardi 20 nov 2007
Les délais s'allongent en psychiatrie
Pascale Breton
La Presse

Les délais d'attente pour voir un spécialiste en santé mentale continuent de s'allonger. Résultat, les Canadiens attendent aussi longtemps pour recevoir des soins en psychiatrie que pour subir une chirurgie.

Le Québec s'en tire légèrement mieux que le reste du pays. Les temps d'attente pour recevoir un traitement psychiatrique sont un peu moins longs que dans la majorité des provinces. Mais ils excèdent de 133% le délai jugé acceptable par les spécialistes en santé mentale.

C'est ce que révèle un rapport de l'Institut Fraser sur les temps d'attente. Cet organisme pancanadien de recherche et d'éducation s'intéresse aux délais en santé mentale depuis 2003.

En moyenne, les Canadiens ont patienté 18,5 semaines cette année pour obtenir un traitement psychiatrique. Comparativement, ils ont attendu en moyenne 18,3 semaines pour une chirurgie, ce qui est déjà considéré comme un délai élevé.

«C'est souvent très long pour obtenir des soins en santé mentale. On n'accorde pas assez d'attention à ce secteur. On n'en parle pas autant que d'autres soins, comme la chirurgie de la hanche par exemple. Pourtant, les gens souffrent. Si quelqu'un a des tendances suicidaires, il faut le traiter rapidement et ne pas le laisser attendre dans le système», déplore la directrice de l'Institut Fraser pour le Québec et la francophonie, Tasha Kheiriddin.

Le Québec s'en tire un peu mieux. Les délais moyens en psychiatrie sont de 15,9 semaines alors que l'attente moyenne pour une chirurgie est de 19,4 semaines.

Les cas urgents sont généralement vus par un psychiatre en moins de deux semaines. Les cas considérés non urgents peuvent attendre près de deux mois avant d'avoir de l'aide.

Ce sont les personnes souffrant de troubles alimentaires qui attendent le plus longtemps, avec 12,8 semaines en moyenne. Les délais atteignent trois mois pour des soins en troubles du sommeil et en psychothérapie à long terme.

En Nouvelle-Écosse et en Alberta, les patients peuvent attendre plus d'un an avant d'être traités pour des troubles du sommeil. De façon générale, les délais pour des soins en psychiatrie ont augmenté comparativement à l'an dernier. Même au Québec. «Nous sommes les meilleurs des pires», lance d'ailleurs Mme Kheiriddin.

Le nombre de semaines pour recevoir un traitement après avoir vu le spécialiste a ainsi fait un bond de 18% cette année au Québec. Le délai moyen est passé de 7,5 semaines à 8,9 semaines.

Le plan d'action en santé mentale annoncé par le gouvernement Charest veut corriger cette situation, explique le directeur des services professionnels et hospitaliers à l'Institut Douglas, le Dr Jean-Bernard Trudeau. Actuellement, 85% des cas de santé mentale sont d'abord vus par un médecin de famille. Ce dernier n'a pas toujours les ressources pour aider son patient. Il l'envoie à un psychiatre, contribuant à engorger les listes d'attente.

Ce n'est pourtant pas nécessaire dans tous les cas, surtout pour des personnes qui souffrent de problème d'adaptation ou de nature psychosociale.

«Si on était capable de mieux soutenir les médecins de famille pour qu'ils repoussent les frontières de leur intervention en première ligne, pour créer un filtre de pertinence vers une consultation psychiatrique et par la bande, libérer du même coup les psychiatres, on serait plus en voiture que maintenant», souligne le Dr Trudeau.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, abonde dans son sens. «L'accès aux psychiatres n'est pas seulement relié au nombre de psychiatres disponibles, mais aussi sur la façon dont ils travaillent, la relation qu'ils ont avec la première ligne», dit-il.

Avec la collaboration de Martin Croteau.


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