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Mardi 22 janvier 2008 Numéro 372
Aujourd'hui en veille
Compressions budgétaires à la CS des Hautes-Rivières
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Nouvelle étude sur le traitement de la sclérose en plaques
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Compressions budgétaires à la CS des Hautes-Rivières
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Paru le mardi 22 janvier 2008 sur Le Devoir

Commission scolaire des Hautes-Rivières, en Montérégie - Des compressions budgétaires sur le dos des élèves en difficulté Clairandrée Cauchy
Édition du lundi 21 janvier 2008
Mots clés : élèves en difficulté, compressions, Commission scolaire, Budget, Éducation, Montérégie (région)

Pour équilibrer son budget largement déficitaire, la Commission scolaire des Hautes-Rivières, en Montérégie, projette de réduire principalement les services aux élèves en difficulté d'apprentissage, a appris Le Devoir.

Aux prises avec une chute de clientèle de l'ordre de près de 10 % en quatre ans, la Commission scolaire des Hautes-Rivières (dans la région de St-Jean de Richelieu) n'arrive plus à équilibrer son budget et prévoit terminer l'année avec un manque à gagner de deux millions. La direction entend donc réduire considérablement le nombre de groupes à effectif réduit pour les élèves en difficulté afin de les intégrer plutôt dans des classes ordinaires.

Dans la mire de la restructuration, on trouve les classes de cheminement particulier temporaire (CPT) au secondaire, qui réunissent dans des groupes de 20, plutôt que de 30, des élèves que l'on espère pouvoir renvoyer au secteur ordinaire après leur avoir donné un coup de pouce supplémentaire pendant un an ou deux. Les hypothèses de redressement prévoient l'abolition de ces 41 classes.

Les classes de «présecondaire», qui accueillent des élèves n'ayant pas les acquis nécessaires pour entrer au secondaire après leur sixième année, sont également appelées à disparaître, ainsi que les «classes ressources» en IIIe secondaire, pour les élèves à risque d'échec ou de décrochage.

Les scénarios comprennent aussi la réduction du tiers du nombre de classes de cheminement particulier continu au secondaire ainsi que la réduction du tiers des classes spécialisées au primaire pour les élèves ayant des difficultés graves d'apprentissage, des difficultés intellectuelles légères ou encore des difficultés langagières. Si la commission scolaire retient l'ensemble des mesures, c'est quelque 55 postes d'enseignant qui seraient supprimés.

Le syndicat du personnel de l'enseignement des Hautes-Rivières réprouve les mesures d'économies préconisées par la direction et entend sensibiliser les parents au cours des prochaines semaines. «Avec les hypothèses sur la table, on est en train de mettre en péril la réussite non seulement des élèves en difficulté, mais aussi celle des élèves des classes régulières», déplore la présidente du syndicat, Jacinthe Côté. Elle estime que le nombre d'élèves en difficulté intégrés dans des classes ordinaires compliquera grandement la tâche des enseignants.

«L'incapacité de la commission scolaire d'assurer des services adaptés aux besoins des élèves incitera un plus grand nombre de parents à diriger leurs enfants vers l'école privée, diminuant encore plus le nombre d'élèves dans nos écoles et augmentant d'autant le casse-tête financier futur», écrit Mme Côté, dans une lettre envoyée la semaine dernière à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, pour lui demander d'intervenir.

La présidente du syndicat estime que la direction devrait envisager d'autres avenues afin de renflouer ses coffres, notamment en compressant les dépenses administratives et en envisageant des fusions d'écoles.

Un système inefficace, selon la direction

La commission scolaire rétorque que le statu quo est intenable financièrement. Selon la directrice générale, Claude Boivin, les classes à effectif réduit ne donnent pas les résultats escomptés. L'institution ne peut plus se permettre de dépenser quatre millions de plus que ce qu'elle reçoit de Québec pour les services d'adaptation scolaire.

«Malgré tout ce qu'on investit, on n'a pas les résultats souhaités. [...] Le syndicat demande le statu quo pour une offre de service dont les résultats ne sont pas probants actuellement», indique Mme Boivin, soulignant que la Commission scolaire des Hautes-Rivières traîne en queue de peloton en Montérégie au chapitre du taux de passage du secondaire au collégial. Elle ajoute que les classes de cheminement particulier temporaire s'avèrent de plus en plus permanentes à l'usage et que le taux de réussite n'y est que de 20 %.

La direction jongle donc avec d'autres modèles d'intégration en classes ordinaires, par exemple en regroupant les élèves en difficulté dans de petits groupes uniquement pour les cours de français et de mathématiques.

Ce douloureux exercice de compressions survient alors même que la ministre de l'Éducation mène une réflexion sur l'intégration des élèves en difficulté. Au cabinet de Mme Courchesne, on hésite à commenter directement le dossier, qui doit faire l'objet d'une décision prochainement au conseil des commissaires.

«Le débat ne se pose pas entre l'intégration [dans des classes ordinaires] ou le cheminement particulier à tout prix. [...] Si la commission scolaire préconise l'intégration, il faut qu'il y ait un très bon plan d'intervention pour chacun des élèves. [...] La réussite des élèves doit être au coeur de la décision que prendra la commission scolaire», affirme l'attaché de presse de la ministre, Jean-Pascal Bernier. 

Paru lundi le 21 janvier 2008 sur Canoë.ca

Mise à jour: 22/01/2008 09:59
CS des Hautes-Rivières
Des compressions qui pourraient nuire aux élèves

(Journal de Montréal) Noée Murchison
Le Journal de Montréal

Alors que le taux de décrochage scolaire y dépasse les 30%, la Commission scolaire des Hautes-Rivières, en Montérégie, pourrait réduire les services aux élèves en difficulté afin de boucler son budget.

La commission scolaire envisage d'abolir 55 postes d'enseignants et remet en question l'existence de 41 classes de cheminement particulier temporaire (CPT) au secondaire.

C'est une décroissance de 10% de sa clientèle en quatre ans qui force la commission scolaire, aux prises avec un déficit budgétaire de deux millions de dollars, à faire des compressions.

«On a essayé de maintenir l'offre de service jusqu'à maintenant, mais dans de telles circonstances, on n'a pas le choix de s'adapter», explique Claude Boivin, directrice générale de la Commission scolaire des Hautes-Rivières.

Moins de groupes

Sur 8232 élèves au secondaire, c'est environ 700 qui pourraient être touchés par la réduction du nombre de classes de CPT.

Ces groupes de 20 élèves ou moins permettent d'offrir plus d'accompagnement aux jeunes ayant des difficultés d'apprentissage légères.

Au primaire, 150 élèves sont aussi inscrits dans une dizaine de classes spéciales qui pourraient disparaître.

«Ce n'est pas en sabrant dans ces classes qu'on va favoriser la réussite des élèves en difficulté», dénonce la présidente du syndicat du personnel à l'enseignement du Haut- Richelieu, Jacinthe Côté.

La présidente du comité consultatif des services aux élèves handicapés et en difficulté d'adaptation et d'apprentissage, Nathalie Drolet, croit toutefois que la qualité des services sera maintenue. «C'est possible d'avoir moins d'enseignants sans diminuer la qualité des services aux élèves», assure-telle.

Intervention demandée

La Fédération des syndicats de l'enseignement a joint sa voix, hier, à celle du syndicat du Haut-Richelieu pour réclamer l'intervention de la Ministre de l'éducation,Michelle Courchesne, afin que ces classes soient maintenues.

L'attaché de presse de la ministre Courchesne, Jean-Pascal Bernier, indique toutefois que Mme Courchesne a fait des vérifications auprès de la commission scolaire et souhaite que la décision finale soit prise par le conseil de commissaires «dans l'intérêt des élèves, au cas par cas».

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Paru lundi 21 janvier 2008 sur CNW – Telbec

La FSE dénonce les compressions envisagées dans les services aux élèves en difficulté
QUEBEC, le 21 janv. /CNW Telbec/ - La présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Mme Johanne Fortier, joint sa voix à celle de la présidente du Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu (CSQ), Mme Jacinthe Côté, pour dénoncer les hypothèses de compression annoncées dans les services directs aux élèves en difficulté à la Commission scolaire des Hautes-Rivières et dont Le Devoir faisait état ce matin.

"Nous appuyons sans réserve le Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu. Il va sans dire que nous dénonçons haut et fort la stratégie voulant que pour équilibrer un budget, on choisisse de couper dans les services directs offerts aux élèves en difficulté. Cela confirme la fragilité des services offerts au gré des finances des commissions scolaires, et cela vient témoigner que la philosophie de l'intégration à tout prix prévaut, au détriment des services offerts aux élèves. Visiblement, les principes s'ajustent aux finances, mais la réussite des élèves doit rester au coeur des décisions prises en éducation. J'en appelle directement au bon jugement de la ministre Courchesne pour intervenir dans ce dossier, puisqu'elle doit justement nous livrer prochainement son plan au sujet des élèves en difficulté", a déclaré Mme Johanne Fortier.

"Il est totalement inadmissible que la Commission scolaire des Hautes-Rivières abolisse des postes d'enseignants travaillant directement auprès d'élèves à risque ou en difficulté. En forçant l'intégration à tout prix en classe régulière pour des considérations budgétaires et non pédagogiques, la commission scolaire est parfaitement consciente que les élèves n'auraient pas tous les services répondant à leurs besoins. Malheureusement, cela aurait nécessairement un impact sur les conditions d'apprentissage de l'ensemble de la classe", a déploré Mme Jacinthe Côté.

La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) est affiliée à la Centrale des syndicats du Québec. Elle est formée de la plupart des syndicats d'enseignantes et d'enseignants de commissions scolaires du Québec et elle compte près de 60 000 membres. Elle négocie en cartel avec l'Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ), qui représente près de 8 000 membres enseignant dans les commissions scolaires anglophones.

Renseignements: Sylvie Lemieux, Attachée de presse de la FSE-CSQ, (418) 563-7193


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