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Jeudi 15 mai 2008 Numéro 414
Aujourd'hui en veille
Suicide d'une personne ayant des problèmes de santé mentale
Éditoriale dans The Gazette sur les services en santé mentale
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Suicide d'une personne ayant des problèmes de santé mentale
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Paru le mercredi 14 mai 2008 sur Canoë.ca

Mise à jour: 14/05/2008 05:00
EXCLUSIF - Suicide
Laissé sans surveillance

(Journal de Montréal) Gabrielle Duchaine
Le Journal de Montréal


Envoyé en salle d'attente sans qu'on juge utile de le placer en isolation, un patient se suicide en quittant l'urgence

Un homme s'est suicidé à sa sortie de l'urgence de l'hôpital Fleury, qu'il a quittée alors qu'il attendait sans surveillance une consultation en psychiatrie recommandée par l'urgentologue de garde.

Le patient de 46 ans s'est présenté aux urgences de l'établissement le 3 mai dernier. Il a été vu par un médecin généraliste, qui aurait demandé l'aide d'un collègue psychiatre puis envoyé le malade dans la salle d'attente jusqu'à ce que le spécialiste arrive. Il n'a pas jugé nécessaire de le placer en isolation.

Lorsque le psychiatre a fait appeler le malade, il avait quitté l'établissement. La direction de l'hôpital refuse de dire combien de temps l'homme a attendu.

Il saute du pont

L'homme s'est rendu sur le pont Pie-IX, d'où il a sauté. Son corps a été emporté par le courant sur plusieurs mètres et les ambulanciers d'Urgences-santé l'ont récupéré au niveau de l'avenue L'Archevêque, à Montréal-Nord.

Il a été transporté à l'hôpital Fleury en arrêt cardiorespiratoire et est décédé trois jours plus tard.

Une enquête du coroner est en cours.

Démissions

Cet incident survient au moment où la situation est houleuse au département de psychiatrie de l'établissement. Sept des huit psychiatres ont démissionné en rafale au cours des derniers mois en raison d'une politique contestée de la direction et d'une mauvaise ambiance de travail. Depuis, des rumeurs de fermeture de l'urgence psychiatrique courent.

«Ils doivent avoir de la difficulté à arrimer leurs services», estime Doris Provencher, coordonnatrice à l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec.

Urgence sécuritaire

L'hôpital répète toutefois qu'il n'y a aucun bris de service et que l'urgence est sécuritaire pour les patients souffrant de troubles mentaux.

Même son de cloche du côté du Ministère. «On nous assure que quelqu'un pouvait intervenir rapidement si la situation avait été jugée urgente, dit l'attaché de presse du ministre Philippe Couillard, Marie-Ève Bédard. C'est quelque chose qui s'est passé entre le patient et l'urgentologue.»

Copyright © 1995-2008 Canoë inc. Tous droits réservés

Paru mercredi 14 mai 2008 sur Canoë.ca

Mise à jour: 14/05/2008 05:00
EXCLUSIF - Suicide
Des cas similaires
(Journal de Montréal) Gabrielle Duchaine
Le Journal de Montréal

En mars dernier, un coroner de Québec a émis des recommandations strictes sur le traitement des patients psychiatriques à l'urgence après une enquête sur un cas très semblable à celui de l'hôpital Fleury, survenu en novembre 2007 à l'Hôtel-Dieu de Lévis.
Marie-Paule Soucy, 60 ans, avait été amenée à l'urgence par sa fille après avoir tenu des propos délirants. Le psychiatre de garde a proposé de l'hospitaliser pour traiter une dépression majeure.

Il a toutefois demandé à Mme Soucy de retourner dans la salle d'attente le temps de compléter les formalités administratives. Après en avoir averti le médecin, sa fille l'a quittée pour aller s'occuper de son bébé. Laissée sans surveillance, la malade est sortie de l'hôpital. Son corps a été retrouvé le lendemain matin sur les berges du Saint-Laurent. Elle était morte de froid.

Surveillance

Bien que Mme Soucy ait consenti à son hospitalisation, le coroner recommande que «tout patient en instance d'admission en psychiatrie qui présente un état psychotique ou un risque suicidaire soit gardé sous surveillance».

Une situation similaire s'est produite en 2006 à l'hôpital Santa Cabrini, où un jeune homme avait été transporté en ambulance après avoir menacé de se suicider. Il a été évalué puis installé sur une civière. Près de deux heures plus tard, on s'est rendu compte de son absence. Sa sœur l'a retrouvé pendu dans son garage le soir même.

EN DÉTRESSE ?

Jeu, Aide et Référence
1 866 SOS-JEUX, (1 800 461-0140), 514 527-0140

Association québécoise de prévention du suicide
1 866 A P P E L L E, (1 866 277-3553)

Suicide-Action Montréal
514 723-4000

Tel-Aide
514 935-1101

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Paru mercredi 14 mai 2008 sur Canoë.ca

Mise à jour: 14/05/2008 05:00
EXCLUSIF - Suicide
L'hôpital a-t-il bien fait ?
(Journal de Montréal) Gabrielle Duchaine
Le Journal de Montréal

L'hôpital Fleury aurait pu placer le patient en isolation, en garde préventive ou même l'hospitaliser contre son gré si son état avait été jugé plus grave.

«Ils ont des moyens pour ça, dit Doris Provencher, de l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec. L'urgentologue peut le faire, et il n'a pas besoin d'un psychiatre s'il croit que le patient est un danger pour les autres ou pour lui-même.»

De force

Les hôpitaux peuvent hospitaliser quelqu'un de force durant 72 heures sans aucune intervention de la cour.

«Si on a demandé une consultation en psychiatrie, le patient devait être agité, ajoute-telle. Il y a des signes qui montrent que quelqu'un va attenter à sa vie.»

Mme Provencher ajoute toutefois que de telles tragédies existent et se produisent de temps en temps. «Il y a des trous dans le système.»

La coroner Catherine Rudel-Tessier prévoit pour sa part se pencher sur la situation du département de psychiatrie durant son enquête, afin de déterminer si le manque d'effectifs a joué un rôle dans la tragédie.

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