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Mardi 20 mai 2008 Numéro 416
Aujourd'hui en veille
Le Tribunal arbitral du sport rend sa décision dans l'affaire Oscar Pistorius
Marche pour la dystrophie musculaire; un témoignage
La semaine TCC dans Lanaudière
Réflexion en marge de la ratification de la Convention de l'ONU


Le Tribunal arbitral du sport rend sa décision dans l'affaire Oscar Pistorius
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Paru le samedi 17 mai 2008 sur Lemonde.fr

Le tribunal arbitral du sport a rendu son verdict, vendredi 16 mai : l'athlète sud-africain Oscar Pistorius, amputé aux deux jambes, pourra finalement participer aux Jeux olympiques de Pékin. Le champion paralympique avait fait appel de la décision du Conseil de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), qui avait refusé de le laisser courir avec des valides.

Le coureur de 21 ans, amputé à l'âge de 11 mois des deux tibias et péronés en raison d'une maladie congénitale, court avec des prothèses en fibre de carbone au-dessous des genoux. L'IAAF avait estimé en janvier que ces prothèses lui procuraient un avantage par rapport aux athlètes valides.

Oscar Pistorius n'est cependant pas assuré de concourir aux Jeux olympiques. Il lui faut, pour se qualifier, courir le 400 mètres en 45 secondes 95 maximum, voire 45 secondes 55 si un autre Sud-Africain court en moins de 45 secondes 95. Son record personnel est de 46 secondes 46.

Paru samedi 17 mai 2008 sur Cyberpresss.ca/La Presse

Le samedi 17 mai 2008
Un handicap qui avantage?
Pierre Foglia
La Presse

Oscar Pistorius est né les pieds atrophiés et sans péronés dans les jambes. Ses parents (riches propriétaires d'une mine de zinc dans la région de Pretoria, la capitale sud-africaine) avaient le choix: le laisser comme ça et il aurait passé sa vie en fauteuil roulant, ou le faire amputer et le pourvoir de prothèses.

Amputé à la hauteur des chevilles avant d'avoir un an, le petit Oscar a appris à marcher avec ses prothèses. Il a grandi presque normalement, en jouant au tennis, au water-polo et surtout au rugby, le sport national des Sud-Africains.

C'est à cause d'une blessure reçue en jouant au rugby que Pistorius est passé à l'athlétisme, un sport qu'il détestait, se plaît-il à rappeler.

Il ne s'entraînait que depuis huit mois lorsqu'il s'est aligné au départ du 200 mètres aux Jeux paralympiques d'Athènes et a remporté la médaille d'or dans un temps canon (21,97). Un chrono que réussirait bien difficilement un athlète valide de 18 ans, avec seulement huit mois d'entraînement. Ajoutez que Pistorius connaît des départs extrêmement lents, ses prothèses ne devenant efficaces qu'après quelques foulées. Ajoutez encore qu'il ne va pas très vite dans les tournants.

21,97 malgré cela?

La question s'est posée d'emblée: les prothèses de Pistorius, ces deux spectaculaires lames de carbone, fixées à une sorte de genouillère, qui lui servent à la fois de pieds et de tibias, l'avantagent-elles indûment? Même si c'est bête à dire: Pistorius est-il avantagé par son handicap?

Celui qui a parti la chicane est un Américain, ex-grande star de l'athlétisme handisport, Marlon Shirley, qui déclarera tout net: ce que fait Pistorius est bien impressionnant, mais ce n'est plus du sport, c'est de la technologie.

Après Athènes, Pistorius est passé au 400 mètres, une distance qui lui permet de mieux amortir ses mauvais départs. Nouveau coup de canon en mars l'an dernier, aux championnats nationaux d'Afrique du Sud: 46,56 sur 400 mètres, chrono qui le range, de facto, tout près de l'élite mondiale valide. Juste pour vous donner une idée, ce 46,56 équivaut à la cinquième meilleure performance au Canada l'an dernier.

Voilà donc Pistorius chez les grands. On le verra encore terminer second de la finale B de la Golden League à Rome, puis s'aligner sur la même ligne que le champion du monde (Jeremy Wariner) à Sheffield.

Une belle histoire comme le public les aime, et contrairement à ce qu'on a dit, comme les aime aussi la Fédération internationale d'athlétisme, soyons clairs: pour l'athlétisme en perte de vitesse dans le monde, ce Pistorius est une bénédiction.

Reste que la Fédération n'avait pas le choix. Premier sport olympique, l'athlétisme a toujours incarné l'essence même du sport, la pureté, l'anti-cirque. Or il se trouvait de plus en plus de gens, et pas seulement des puristes, pour avancer que ce Pistorius était du cirque.

Pour se protéger le cul, la Fédé a voté en juillet dernier un règlement pas très subtil qui énonce que sont interdits les dispositifs techniques qui procurent un avantage sur tout athlète ne les utilisant pas... Pistorius l'a pris personnel comme on dit, je me demande bien pourquoi!

Nonobstant son nouveau règlement, la Fédération a laissé courir Pistorius avec les valides tout en chargeant un professeur de biomécanique allemand de lui faire rapport: le Sud-Africain, the fastest thing on no legs, comme il se surnomme lui-même, triche-t-il? Ces lames qu'il a baptisées Cheetah comme la guenon de Tarzan, faut-il l'écrire cheater, comme tricheur?

Oui, conclura le biomécanicien. Oui ces lames l'avantagent largement. Oui parce que l'élasticité de la prothèse. Oui parce qu'une moindre dépense énergétique pour les actionner. Oui parce que l'insensibilité à la fatigue des jambes. Oui parce que pas d'acide lactique. Oui parce qu'une foulée légèrement plus ample.

Mais, professeur, ses très mauvais départs ne compensent-ils pas pour tous ces avantages?

Non. Ses mauvais départs sont compensés par son second 200 mètres. Pistorius est actuellement le seul coureur de 400 qui court plus vite le second 200 mètres que le premier.

La Fédération a étudié le rapport plusieurs mois. La mort dans l'âme, elle a décidé de bannir le Sud-Africain. Pourquoi la mort dans l'âme? Je viens de vous le dire, parce que Pistorius est une formidable attraction.

Pistorius a fait appel auprès du Tribunal arbitral du sport, le TAS. Hier le TAS lui a donné raison en arguant que d'autres experts avaient établi qu'aucune preuve ne montrait à l'évidence que ses prothèses en carbone l'avantageaient.

Chicanes en vue? Aucune. La Fédération internationale est la première à se réjouir de cette décision qui la délivre du rapport du biomécanicien allemand, qui la désengage de toute responsabilité technique, et qui ramène l'attraction Pistorius dans son giron. Oscar est le bienvenu, s'est empressé de déclarer le président Lamine Diack, son courage inspire la jeunesse du monde entier. Ben tiens.

Pas de polémique non plus du côté des athlètes. On remarquera que les seuls à avoir babouné sur ses prothèses sont des athlètes handicapés, sans doute parce que Pistorius leur a fait de l'ombre. Ce ne sera pas le cas chez les valides. Avec son 46,56, Pistorius ne gagnera aucune finale de la Golden League, ne fera assurément pas la finale olympique, ni les demi-finales, en fait Pistorius ne courra probablement pas le 400 mètres à Pékin parce qu'il ne réussira probablement pas à se qualifier d'ici la date limite du 23 juillet, il faudrait qu'il réussisse au moins le standard B: 45,95, ce qui est assez loin de son 46,56.

Pistorius ira à Pékin comme remplaçant du relais 4x400 si l'Afrique du Sud se qualifie pour le 4x400, ce qui est presque assuré (les 16 meilleures nations).

Ce que je pense de tout cela? Qu'il s'en faut d'une toute petite seconde pour qu'on ait un vrai débat. Mettez Pistorius à 45,56 au lieu de 46,56 et on parlerait d'homme bionique. Une seconde de moins et des voix se seraient élevées pour dire que le sport n'a pas à être un champ d'expérimentation scientifique.

Je pense qu'il est évident depuis le tout début que ce garçon est nettement avantagé par ses prothèses. Dès Athènes où il s'est révélé, on aurait dû s'aviser qu'un athlète de 18 ans, pas de jambes, qui court le 200 mètres en 21,97 après seulement huit mois d'entraînement, c'est juste trop beau pour ne pas être hors normes. On aurait dû se pencher sur le cas immédiatement, et cela même si cela prend un certain courage pour dire à un athlète handicapé qu'il est avantagé par... son handicap. Et encore plus de courage pour affronter l'opinion publique après cela.

Je pense qu'un coureur de 200 qui court plus vite son second 100 mètres que le premier, c'est juste normal. Mais sur 400 c'est juste pas vrai. Sur 400 le second 200 est terriblement tuant, même le mythique et supersonique Michael Johnson ne le courait pas plus vite que le premier.

Je pense qu'un coureur sans jambes qui a un très mauvais départ et négocie mal ses virages (il y a deux virages dans un 400) ne peut pas compléter son tour de piste en 46,56 sans une aide mécanique très performante... mécaniquement.

Je pense que le TAS s'est dit: bof, laissons-le courir, cela ne portera pas à conséquence. À court terme c'est vrai. Pistorius ne dérange pas. Ne vole la place à personne. Comme il ne gagnera pas de médaille (qui est la mesure de toute chose en ce domaine), on ne se demandera pas si sa performance est "juste". On lui trouvera au contraire bien du mérite. Et gnagnagna, le discours paternaliste habituel dont on englue habituellement les athlètes handicapés.

Je pense que les experts auxquels le TAS s'est fié pour rendre sa décision, des experts surtout américains, venaient d'Hollywood.

Je pense surtout que le TAS se trouvera bien dépourvu quand surgiront d'autres athlètes avec des dispositifs plus perfectionnés que celui de Pistorius, des dispositifs qui vont très bientôt emprunter à la robotique.

Je pense que le TAS a oublié dans cette histoire de juger en regard du principe le plus fondamental du sport: l'équité de la compétition.

Des précédents

Plusieurs athlètes handicapés ont participé aux Jeux chez les «valides». C'est le cas, dernière en date, de l'Américaine Marla Runyan, à moitié aveugle, qui a couru le 1500 et le 5000 à Athènes et à Sydney.

En 1984 à Los Angeles, la Néo-Zélandaise Neroli Fairhall, paraplégique, a participé au tir à l'arc.

Le plus étonnant de tous les cas, en 1904 à Saint-Louis, l'Américain Georges Eyser, qui avait une jambe de bois, a remporté six médailles en gymnastique, dont trois d'or. Non, ce n'est pas une blague.

Pistorius et le 400 mètres

Meilleur temps de Pistorius: 46,56

Record du monde (Michael Johnson): 43,18

Record canadien (Tyler Christopher): 44,44

Standards olympiques pour se qualifier pour Pékin, à réaliser entre le 1er janvier 2007 et le 23 juillet 2008: Standard A: 45,55, standard B: 45,95.

Champion du monde actuel: l'Américain Jeremy Wariner, 43,45

Chances de Pistorius de courir en demi-finale ou en finale à Pékin: zéro

Chances de Pistorius de courir la finale du relais 4x400:2 sur 1000


Paru samedi 17 mai 2008 dans The Globe and mail
TRACK AND FIELD: 2008 BEIJING SUMMER GAMES
Canadians cheer decision to give double-amputee Olympic shot
ALLAN MAKI
May 17, 2008

CALGARY -- The fastest man on one leg will be cheering for the fastest man on no legs this summer.

Canadian Earle Connor, who has covered 100 metres in 12.14 seconds using a carbon-fibre prosthetic, was surprised and delighted yesterday to hear double-amputee South African sprinter Oscar Pistorius had been allowed to compete for a spot at the 2008 Beijing Olympics.

Unfortunately for Connor, there is no chance he will have the same opportunity to race against able-bodied sprinters at an Olympic competition.

When the Court of Arbitration for Sport ruled Pistorius's Cheetah Flex-Foot legs were not providing him with an unfair advantage, the decision was for Pistorius, not for all disabled athletes. Added to that for Connor is the cruel irony he is too disabled with one leg missing to run as well as Pistorius can with two legs missing.

"He's in the least disabled division; [his amputation is] below the knee," Connor said of Pistorius, a 200- and 400-metre specialist. "He's got more functionality. He's closer to able-bodied than I'll ever be. I'm missing a knee, a leg, a shin bone, an ankle, a foot. The technology is way too far behind to put it together for me. [The Olympics] is not on my radar."

Connor had his left leg amputated through the knee as a baby after he was born without a fibula. He grew up playing able-bodied sports and eventually turned to track after watching the 1996 Paralympics on television. But according to track coaches and officials, running with a single artificial limb is vastly different than running with two.

"Pistorius's strides, his stride pattern, can be equated and balanced to an able-bodied person's," said Earl Church, Canada's Para-Athletics head coach. "I don't want to take anything away from Earle, but his biggest task is to imitate the stride of an able-bodied person."

Church explained that Pistorius's ability to "balance off his running gait ... helps him come close to being an able-bodied sprinter."

Canada's Olympic track and field head coach Les Gramantik agreed that Connor's requirements are more difficult.

"There's a cadence [to sprinting with an artificial limb]," Gramantik explained. "We can't outrun the healthy leg. With a double amputee, that's not an issue."

What's been at issue is how much Pistorius's prosthetics have benefited his rise to prominence.

The IAAF commissioned a test last November that indicated the artificial limbs "used 25-per-cent less energy than able-bodied runners to run the same speed, and that they led to less vertical motion combined with 30-per-cent less mechanical work for lifting the body."

Church acknowledged Pistorius's artificial legs had "the potential to put some energy into the track" but insisted the IAAF's study was not a complete exercise.

"We need to do more research on how much energy is put into what he's doing; how much harder he works," Church said. "It's like using levers. The longer the lever, the more energy is required to move it. We need to study what are the costs of the gains."

Connor, who lives and trains in Calgary, said he'd like to know what evidence Pistorius presented at his appeal to counter the IAAF study. That aside, Connor made a point of saying Pistorius, known throughout the athletics world as the Blade Runner, has a lot of ground to make up.

"I'm happy for him, but he's still 1.5 seconds away from qualifying. In sports, that's huge," Connor said.

As for Canada's world indoor 400-metre champion, Tyler Christopher, he too was happy to hear of the ruling in Pistorius's favour.

"I don't see it [as] a bad thing," Christopher said. "If there was something that showed he was at an advantage and capable of running [a world record] 41 seconds, then maybe we might have a problem. But if there's not a clear advantage to him, let's run, let's race."


Paru mardi 20 mai 2008 dans The Gazette

Sprinter takes run at Olympic history
SPOTLIGHT
Double-amputee Pistorius has right to compete in Beijing, CAS rules
JOSHUA ROBINSON and ALAN SCHWARZ
NEW YORK TIMES
NEW YORK – When an international panel, the Court of Arbitration for Sport, ruled last Friday that a double-amputee sprinter was eligible to compete in the Beijing Olympic Games, the stage was set for the crumbling of a sports boundary.

The watershed ruling made the runner, Oscar Pistorius of South Africa, the first amputee to successfully challenge the notion that his carbon-fiber prosthetics gave him an unfair advantage and assured his right to race against able-bodied athletes in the Olympics, should he qualify.

Previously barred from competing in such races by track and field’s world governing body, Pistorius will continue to stoke the debate over the competitive issues created by evolving technology in sports.

The ruling’s direct impact on disabled athletes could be limited, in part because Pistorius, 21, will still be required to post a time fast enough to qualify for the Games.

Yet his court victory last Friday sent a message that could resonate among Paralympians.

“I am extremely shocked at the CAS has made that decision,” said Marlon Shirley, a single amputee who holds world records in the 100 and 200 metres, and long jump in his Paralympic class. “It’s a very brave decision and one that’s definitely going to revolutionize sports.”

Added Ann Cody, a seven-time Paralympic medallist for the United States in basketball and track and field who today sits on the governing board of the International Paralympic Committee, “It’s sends a message. People with disabilities can see people like them compete, and they’ll connect. They’ll say: ‘Maybe I can do that, too.’ ”
Overturning a ban imposed by the International Association of Athletics Federations, track and field’s governing body, the Court of Arbitration for Sport deemed that there was not enough evidence to prove that Pistorius’s flexible jshaped blades, attached below his knees, gave him an unfair advantage.

“It’s not just about me,” Pistorius said in a telephone interview from Milan, Italy. “It’s about the extra opportunity for amputee athletes.”

Pistorius must meet the qualifying standard of 45.55 seconds in the 400 metres to gain an automatic berth in Beijing (or 45.95 seconds for a provisional spot); his personal best is 46.33, according to his coach, Ampie Louw.

Pistorius finds himself in a race to race, with the Olympics set to begin on Aug. 8.

Several Paralympic athletes and officials said that the court’s ruling probably would not affect many athletes, at least immediately. A large portion of athletes in the Paralympic Games, which occur two weeks after the Olympics in the same host city, compete in wheelchairs; those who do not rarely reach the elite levels that Pistorius has.

And the wording of the court’s ruling appeared to caution against extrapolation, stating that it “has absolutely no application to any other athlete, or other type of prosthetic limb. Each case must be considered by the IAAF on its own merits.”

“I knew they would have to do it somehow to protect themselves,” said Brian Frasure, a single amputee who will try out for his fourth U.S. Paralympic team in June. Frasure also works for Ossur, the company that designed and manufactured the Cheetah Flex-Foot, the prosthetics that Pistorius and many other athletes use.

“In the world of prosthetics, with so many variables, they need a stipulation for down the road, when we come to the day and age when bionics come to the fore,” Frasure said. “If they say it’s OK for all amputees to compete in the Olympics, they would be setting themselves up for even more controversy, more than Oscar dealt with, in the future.”
The IAAF thought it had made that stipulation when it banned Pistorius in January, despite clearing him to compete with able-bodied athletes last spring; he ran at international meets in Rome and Sheffield, Eng.

Disabled athletes have competed in the Olympics before – for example, the American Marla Runyan, who is legally blind, made the final of the 1,500 metres at the 2000 Sydney Games. Natalie Du Toit, whose left leg was amputated above the knee seven years ago, will swim for South Africa in Beijing.

But very few have raised the issue of whether their disability, or their compensation for a disability, presents an advantage. One was Neroli Fairhall, a paraplegic archer from New Zealand, who competed in the 1984 Olympics while in her wheelchair; there was some question as to whether the chair provided her better stability than archers standing on legs, but she was allowed to compete.

Pistorius was born without the fibula in his lower legs and with defects in his feet, and his legs were amputated below the knee when he was 11 months old. He went on to set Paralympic world records in the 100, 200, and 400 metres, but did not draw attention until he started competing with able-bodied athletes in South Africa in 2004.

So last November, the track and field governing body’s co-operation with Pistorius was uncharted territory. The IAAF sponsored three days of testing on Pistorius, who gave his consent, in Cologne, Germany, under the supervision of Peter Brueggemann, a professor at the German Sport University.

Brueggemann found that the Cheetah prosthetics were more efficient than a human ankle. He also found that they could return energy in maximum speed sprinting and that Pistorius was able to keep up with a few ablebodied sprinters while expending about 25 per cent less energy.

Pistorius’s lawyers, however, argued that the results of the study did not provide enough evidence to make a decision, and they lodged an appeal in February. Jeffrey Kessler, a lawyer in the New York-based law firm Dewey & Leboeuf, who agreed to take the case on a pro bono basis, led Pistorius’s defence.

“The IAAF had not at all followed proper procedures in conducting any of its review,” Kessler said. “Many of its results were in many respects preordained.”

To test how much mechanical energy a runner uses, researchers study forces on the ankle, knee and hip joints. They do this with video cameras to record the joints’ motions and plates along the running path that record the force on the joints. When the athlete’s foot, or prosthesis, touches a plate, it measures the forces in three directions: up and down, right and left, and front and back.
The measurements, combined with oxygen consumption, are a reliable indicator of the runner’s economy – and whether the prosthetics are providing an advantage, said Roger Enoka, a biomechanics expert at the University of Colorado at Boulder.

The researchers who examined Pistorius were instructed to study only his performance while running on a straightaway – when he was at his fastest. That approach was deemed unfair by the court.

In its published opinion, the court censured the IAAF for its handling of the case, alleging that from the outset, it had its mind made up.

“The manner in which the IAAF handled the situation of Mr. Pistorius in the period from July 2007 to January 2008 fell short of the high standards that the international sporting community is entitled to expect from a federation such as the IAAF,” the panel said.

In a public statement, however, the IAAF did not address any of the hearing’s specifics.

“The IAAF accepts the decision of CAS and Oscar will be welcomed wherever he competes this summer,” the IAAF president Lamine Diack said. “He is an inspirational man.”

But Pistorius is not convinced that his future includes the 2008 Olympics on top of his competing in the Paralympic Games. Over the last five months, the time spent preparing an appeal and a court case has eaten away at his time on the track.

“It’s going to be very hard for me to make the Olympics now,” he said.

“Even if I don’t, I want to compete at the world championships and in London in 2012.”


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