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Jeudi 12 juin 2008 Numéro 426
Aujourd'hui en veille
Couverture du lancement du plan d'ation EHDAA
Réactions syndicales au paln d'action EHDAA
Réaction de la FCSQ au plan d'action EHDAA
Réaction de l'AERDPQ au plan d'action sur l'accès aux services
Les psychologues et le diagnostique de l'autisme
Pacte pour l'emploi des personnes handicapées en France


Couverture du lancement du plan d'ation EHDAA
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Pour voir le plan d'action
www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/EPEPS/Formation_jeunes/Adaptation_scolaire/Plan_action.pdf

Paru le jeudi 12 juin 2008 sur Cyberpresse.ca/La Presse

Éducation - 65 millions de plus pour les enfants en difficulté en milieu défavorisé Clairandrée Cauchy
Édition du jeudi 12 juin 2008
Mots clés : élèves, milieu défavorisé, Éducation, Québec (province)

Québec abaissera de 20 % le nombre d'élèves par classe de la troisième année du primaire à la première secondaire, dans les milieux défavorisés, afin de faciliter l'intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières.

Cette mesure, qui sera implantée progressivement à partir de l'automne 2009 et coûtera 56,3 millions, constitue la pièce de résistance du «Plan d'action pour soutenir la réussite des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA)», rendu public hier par Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation.

Le gouvernement libérera par ailleurs les enseignants ponctuellement (environ deux heures par semaine) pour des concertations avec des spécialistes, ce qui correspond à un autre investissement de 3,5 millions.

Au total, Québec ajoute 65 millions par année au 1,7 milliard déjà alloué pour les élèves en difficulté ou les mesures spécifiques pour les milieux défavorisés. Le plan ne prévoit cependant pas l'ajout de nouveaux spécialistes dans les écoles. La ministre précise cependant que 1800 personnes ont été embauchées à cette fin au cours des dernières années et que le problème réside plutôt dans l'organisation des services. «Les enseignantes se butent à une bureaucratie. [...] Les commissions scolaires, ce n'est pas vrai qu'elles connaissent toutes cela. Un directeur d'établissement qui a été enseignant toute sa vie, ce n'est pas vrai qu'il sait comment enseigner à un autiste, un dyslexique, qu'il sait comment réussir l'intégration», fait valoir Mme Courchesne.

Son ministère embauchera huit personnes-ressources pour améliorer la coordination entre le milieu de l'éducation et celui de la santé. Une autre équipe de soutien aidera les commissions scolaires à organiser les services plus efficacement, en sortant des traditionnelles ornières de l'intégration complète ou de la classe spéciale pour considérer, par exemple, le regroupement des élèves en difficulté seulement pour l'enseignement de certaines matières.

«La commission scolaire va devoir nous fournir son modèle d'organisation de services pour chaque école, en fonction du nombre d'enfants en difficulté et du profil des difficultés des enfants. On va s'assurer du suivi, que les enseignants et les parents sont satisfaits et que les élèves ont les bons services», affirme la ministre.

Elle entend par ailleurs mettre un holà à l'intégration systématique des élèves en difficulté dans les classes régulières. Le ministère devrait définir d'ici la rentrée des «lignes directrices» sur les «conditions requises» pour l'intégration dans une classe ordinaire. «Il faut s'assurer du droit des autres élèves de pouvoir progresser et que tous les élèves, qu'ils soient en grande difficulté, à risque ou en difficulté d'apprentissage, aient les bons services adaptés à leurs besoins», plaide Mme Courchesne.

Dans cette optique, elle a convenu avec la présidente du Conseil du trésor d'évaluer, au cours des prochains mois, la possibilité de changer le mode de versement des allocations aux élèves handicapés ou en troubles graves d'apprentissage, pour mieux tenir compte des besoins réels des élèves.

Réactions

Le plan d'action laisse sur leur faim les syndicats d'enseignants qui réclamaient à grands cris des balises plus claires pour limiter l'intégration. «La ministre récupère notre discours, mais cela ne donne pas de résultats. Ce n'est pas un plan, mais des intentions», fait valoir Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).

Elle constate que la seule mesure concrète, la baisse des ratios enseignants-élèves, ne vaut que pour les milieux défavorisés. «La détresse des enseignants se vit dans tous les milieux confondus», ajoute Mme Fortier.

Son collègue de la Fédération autonome de l'enseignement, Pierre Saint-Germain, juge le plan bien mince. «Il y a beaucoup de mesures pour améliorer la gestion et mieux encadrer les commissions scolaires, mais pour ce qui est des nouveaux services, je les cherche.» Il n'est pas convaincu des vertus d'un meilleur arrimage entre le milieu de l'éducation et celui de la santé: «Quand un élève pète les plombs, cela prend des gens au quotidien dans l'école et non quelqu'un qui passe une fois aux deux semaines.»

La Fédération des commissions scolaires a accueilli favorablement le plan, tout en écartant les critiques à peine voilées de la ministre. «Avec les règles budgétaires, Québec alloue 1,3 milliard pour les élèves en difficulté et les commissions scolaires ajoutent 400 millions de plus à même leurs revenus. Les tenants du discours voulant que les commissions scolaires ne mettent pas tout l'argent dans les services aux élèves en difficulté, je les attends», a fait valoir M. Caron.

Il accueille avec un haussement d'épaules la reddition de comptes plus serrée exigée par Québec. Une fois les besoins établis dans les écoles, «quelqu'un au ministère va devoir nous dire quel service il faudra couper et à quel parent il faudra l'annoncer», illustre M. Caron.

À la Commission scolaire de Montréal, on était par ailleurs ravi des baisses de ratios, qui devraient se traduire par l'embauche d'environ 200 enseignants. «On se réjouit de voir que notre recommandation de réduire le nombre d'élèves dans des classes ciblées a été retenu plutôt qu'un saupoudrage un peu partout», indique Diane De Courcy, présidente de la CSDM.

La présidente de la Fédération des comités de parents du Québec, Lise Ouellet, a elle aussi salué le plan, qui prévoit notamment la production d'outils d'information aux parents et des libérations d'enseignants pour assurer le suivi des plans d'intervention adaptés à chaque élève.

Paru jeudi le 12 juin 2006 sur Cyberpresse.ca/Le Soleil

Le jeudi 12 juin 2008
Élèves en difficulté : déception dans le milieu de l’éducation
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Québec

Le Québec est allé trop loin dans l’intégration en classe régulière des élèves en difficulté. Pour rectifier le tir, la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne veut réhabiliter la classe spéciale et favoriser l’intégration progressive. Mais son plan, sans balise et avec peu de nouvelles ressources, a déçu le monde de l’éducation.




«On ne peut pas avoir 10 cas lourds intégrés sans penser que ça n’affectera pas le reste de la classe, lançait hier la ministre Courchesne, en dévoilant son plan d’action. Il doit y avoir un respect du droit des autres élèves de progresser dans la classe.»

Au 1,7 milliard $ déjà dépensé chaque année par l’État québécois pour les élèves en difficulté et l’intervention en milieu défavorisé, le ministère de l’Éducation ajoutera 65 millions $ d’ici trois ans.

La majorité de la somme (56,3 millions $) servira à embaucher 1000 enseignants pour ouvrir de nouvelles classes dans les écoles les plus défavorisées du Québec, soit environ 500 établissements. De la troisième année du primaire jusqu’à la première du secondaire, le ratio élèves-prof dans ces écoles sera diminué de 20 %.

Les enseignants obtiennent de plus du temps de libération et de formation — l’équivalent d’une heure par année par enseignant, disent les syndicats.

«Ça ne vient pas corriger la situation, tranche Johanne Fortier, la présidente sortante de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), qui regroupe 60 000 membres. Il faut des ajouts de ressources spécialisées pour aider nos enseignants parce qu’on constate une très grande détresse.»

La ministre de l’Éducation admet qu’elle n’a pas répondu à la principale demande des syndicats d’enseignants qui était de limiter le nombre d’enfants en troubles d’apprentissage ou de comportement dans les classes. Selon la FSE, il ne devrait pas y en avoir plus de trois par groupe de 30 élèves.

«Dans le budget de l’an prochain, on devrait pouvoir aller plus loin dans les balises et savoir combien il faut de classes spéciales», promet Mme Courchesne.

Le défi n’est pas dans l’argent, mais dans l’organisation des services, répète la ministre Courchesne. Il faut que ce soit un spécialiste qui détermine les services à offrir à l’enfant et non l’épaisseur de l’enveloppe budgétaire à la commissions scolaire, ajoute-t-elle.

Si ce n’est pas une question d’argent, pourquoi le Québec dépense-t-il 700 millions $ de moins qu’ailleurs au Canada pour ces enfants? demande Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec. «Est-ce que les autres sont des tartes?» demande-t-il.

Les commissions scolaires devront être plus transparentes dans leur attribution des sommes pour les enfants en difficulté. «La ministre ne le sait pas où est allé l’argent, mais on va s’arranger pour le savoir avec des plans très précis», assure Mme Courchesne.

Marianne (prénom fictif), enseignante depuis sept ans à la maternelle dans une école de Québec, veut davantage d’aide des spécialistes pour aider ses bouts de chou en crise.

Cette année, l’enseignante aura dû attendre jusqu’en février pour que son «moineau» de cinq ans très violent et colérique puisse avoir l’aide du technicien en éducation spécialisée. «Ça m’a épuisée beaucoup, confie la jeune femme. Et j’ai le sentiment de nuire aux autres enfants et de ne pas pouvoir l’aider, lui.»


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