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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

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Vendredi 7 novembre 2008 Numéro 445
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L'éducation une priorité électorale selon un sondage de la CSQ
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Augmentation du nombre de EHDAA
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Paru le vendredi 7 novembre 2008 sur Canoë.ca/Le Journal de Montréal

Source
www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/11/20081107-084701.html

Mise à jour: 07/11/2008 08:47
Élèves en difficulté
Explosion de cas problèmes
(Journal de Montréal) Jean-Philippe Pineault
Le Journal de Montréal

Le nombre d'élèves qui éprouvent des difficultés d'apprentissage ou d'adaptation explose dans les écoles du Québec. Une situation causée par la réforme de l'éducation, qui a empêché le redoublement, selon des experts.

Des données exclusives obtenues par le Journal auprès du ministère de l'Éducation grâce à la Loi sur l'accès à l'information révèlent que le nombre d'élèves handicapés, ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage au secondaire a explosé depuis cinq ans.

Entre 2002-2003 et 2007-2008, ce nombre est passé de 62369 à 79103, ce qui représente un bond de 26,8 %.

Pendant la même période, la population étudiante au primaire et au secondaire a chuté de 63 770 étudiants.


Religion

Une large proportion de l'augmentation des élèves en difficulté au secondaire est attribuable aux jeunes jugés «à risque» parce qu'ils cumulent entre autres les retenues, les suspensions et les échecs scolaires. Ils sont passés de 52 099 en 2002-2003 à 64 892 en 2007- 2008, ce qui représente une augmentation de 24,5 %.

La réforme de l'éducation implantée en 2000 a mis un terme, sauf exceptions, à la possibilité de les faire redoubler.

«Il y a un certain nombre de ces élèves qui ont surfé sur la promotion automatique au primaire. Ils se retrouvent au secondaire avec de grosses difficultés», dénonce Égide Royer, chercheur et professeur à l'Université Laval.


«Pendant un moment, personne ne redoublait, c'en était pratiquement une religion», ajoute le spécialiste.


Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), endosse cette interprétation. «C'est évident que ça a eu un impact. Il y a beaucoup d'élèves qui ont traîné des lacunes au secondaire», dit-elle.

Même son de cloche de Lison Daoust, orthopédagogue au Centre de consultation psychopédagogique de Montréal.

Règles changées

«Il y a un retard pédagogique d'élèves qui arrivent du primaire, mais on peine à répondre à leurs besoins parce qu'on est trop occupés avec les cas lourds», dit-elle.

Consciente que des élèves qui traînaient de la patte étaient promus automatiquement, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a changé les règles du jeu il y a un an.

Le redoublement est maintenant permis après l'une ou l'autre année du primaire et non plus uniquement après deux ou trois ans.

«Ça nous était demandé par des parents et des enseignants qui voyaient que des jeunes avaient beaucoup de mal à suivre», explique son attaché de presse, Jean-Pascal Bernier.

Paru vendredi le 7 novembre 2008 dans Le Journal de Montréal

Source
www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/2008/11/20081107-084700.html

Mise à jour: 07/11/2008 08:47
Élèves en difficulté
Des candidats au décrochage
(Journal de Montréal) Jean-Philippe Pineault
Le Journal de Montréal

Les élèves en difficulté sont des candidats de choix au décrochage. Un souci quotidien pour les parents de François Lacroix, âgé de 13 ans, qui souffre de dyslexie, de dysorthographie et d'un problème d'audition centrale.

«L'an dernier, il était en sixième année et je me demandais s'il allait finir son secondaire I», raconte Denise Plouffe, mère de l'adolescent de 13 ans régulièrement victime de trous de mémoire et qui a beaucoup de mal à lire et à écrire.

«C'est sûr qu'il y a une inquiétude. C'est facile de se décourager quand les meilleures notes que tu obtiens, c'est 30 %. C'est pas valorisant», laisse-t-elle tomber.

Lise Bibeault, présidente sortante de l'Association des orthopédagogues du Québec, affirme que les élèves en difficulté se découragent à force de frapper le mur de l'échec. «D'échec en échec, ils sont candidats au décrochage», dit-elle.

Conscient

Malgré son handicap, François est très conscient de ses limites, une chose très dure pour son estime de soi.

«Au début, il ne voulait même pas que sa soeur sache qu'il avait un problème», dit Diane Plouffe.

François a trois passions : les Lego, les spectacles et... la conduite de pelle mécanique. «Il y a trois ans, je l'ai amené à une activité de financement où on pouvait conduire une pelle mécanique. Il a adoré ça. Il s'est senti valorisé», raconte la mère de famille.

Épuisement

Les parents de François, qui a besoin d'un encadrement constant, sont parfois au bout du rouleau.

«C'est très exigeant sur le plan familial. Il faut continuellement passer en arrière de lui», confie sa mère, Denise Plouffe.

La dame de 41 ans, qui est aussi maman d'une adolescente en pleine santé, explique que son fils a beaucoup de mal à ordonner des tâches dans sa tête.

«L'été dernier, je travaillais et François était resté avec sa soeur à la maison. J'avais dû lui faire un horaire aux 30 minutes», explique Mme Plouffe.

Copyright © 1995-2008 Canoë inc. Tous droits réservés1

Paru vendredi le 7 novembre 2008 dans Le Journal de Montréal

Source
www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/lequebecvote/2008/11/20081107-084702.html

Les élections
83M$ qui auraient profité plus aux écoles, selon Dumont
Jean-Philippe Pineault
Journal de Montréal
07/11/2008 08h47


Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, estime que les élèves en difficulté auraient bien eu besoin des 83 M$ qui seront dépensés pour payer les élections.

«La priorité numéro un de cette campagne, c'est de rebâtir nos écoles», a indiqué en entrevue au Journal le chef de l'opposition sortant.

«L'école a besoin d'argent, mais encore faut-il que l'argent aille aux bonnes places. On a une corvée collective de redresser nos écoles», lance M. Dumont.

Le chef de l'ADQ déplore par ailleurs que la «bureaucratie scolaire ait compromis une génération entière».

Mea-culpa
Marie Malavoy, porte-parole en éducation au Parti québécois, admet pour sa part que «certaines choses auraient dû être ajustées dans la réforme» mise en place par Pauline Marois, notamment l'interdiction du redoublement au primaire.

Celle-ci estime par ailleurs que le gouvernement Charest n'a pas fait suffisamment d'efforts pour venir en aide aux élèves en difficulté.

«Il faut avoir plus de ressources spécialisées qui offrent des services à ces élèves-là», dit-elle.
 


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