::  L'inclusion imagée
::  L'historique
::  La mission
::  Le contenu
::  Un mot sur l'équipe
::  Pour diffuser dans l’Inclusif
::  Contribution volontaire
::  Contactez-nous
L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

Recevoir l’Inclusif :

Se désabonner de l’Inclusif :

Rechercher par date :

:: Dernier numéro :: 2016
:: 2015 :: 2014
:: 2013 :: 2012
:: 2011 :: 2010
:: 2009 :: 2008
:: 2007 :: 2006
:: 2005 :: 2004
:: 2003
:: À voir, à faire
:: Documents de l'inclusif

Rechercher un lien :

:: Autres médias sur le handicap
:: Organismes publics
:: Habitudes de vie
:: Milieu associatif
:: Pages persos
 

 
Vendredi 14 novembre 2008 Numéro 448
Aujourd'hui en veille
La COPHAN interpelle les partis sur la situation des jeunes en CHSLD
La Fédération québécoise de l'autisme demande aux partis de s'engager
Décès de monsieur Jean-Guy Frigon
Le CRDP Le Bouclier souligne le décès de monsier Jean-Guy Frigon
Recherche sur l'accès aux études postsecondaires
Résultats du tournois d'échecs de l'Association des aveugles de la Rive-Sud


La COPHAN interpelle les partis sur la situation des jeunes en CHSLD
»» retour en haut

Paru le vendredi 14 novembre 2008 sur COPHAN

Communiqué
Pour diffusion immédiate

Vivre en CHSLD devrait être un choix, particulièrement lorsqu'on a 30, 40 ou 50 ans
La Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) souligne la situation inacceptable des adultes vivants en CHSLD et demande aux partis politiques d'exposer leurs solutions

Montréal, 14 novembre 2008 – Ils sont autour de 10% de la population en centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui ont moins de 65 ans. Ils sont atteints de dystrophie musculaire, de sclérose en plaques, ont une déficience intellectuelle ou ont subi un traumatisme crânien ou un accident cérébro-vasculaire. Ils vivront bien longtemps dans un milieu de vie qui ne convient pas aux besoins de personnes de leur âge et verront les obstacles à leur participation sociale s'accumuler devant eux. La COPHAN invite les partis politiques à exposer clairement leurs solutions à ce problème criant, et souhaite que les organismes communautaires et les fondations ne soient pas uniquement ceux sur qui reposent ces solutions, comme c'est le cas actuellement.
Avec une population dont plus de 40% des résidents ont 85 ans et plus, les plus jeunes adultes ont de la difficulté à trouver leur place en CHSLD. « Est-il normal que de jeunes adultes n'aient pas le choix de vivre dans un environnement qui leur convient rarement, avec des personnes qui pourraient être leurs grands-parents, même s'ils les aiment beaucoup? » demande Richard Lavigne, directeur général de la COPHAN. En plus, l'hébergement en CHSLD est coûteux pour l'État, avec un coût moyen oscillant entre $ 50 000 et $ 70 000 par personne annuellement. Ces lieux ne facilitent pas non plus la participation sociale des personnes qui veulent encore contribuer à la société, à la mesure de leurs moyens. C'est une situation que Marie-Claude Lépine a bien connu. Jusqu'en mars 2004, elle opérait sa petite entreprise de graphisme depuis la chambre du centre d'hébergement où elle résidait. Elle a fortement contribué à la mise sur pied d'un organisme offrant des logements avec services dans la couronne nord de Montréal, multipliant les démarches depuis 1998.

Malgré des besoins d'hébergement grandissants, dû au vieillissement de la population, le gouvernement québécois a choisi de diminuer le nombre de places en CHSLD (attrition de 2 200 places dans la région de Montréal) et de miser sur les soins à domicile en théorie (politique « Chez-soi le premier choix ») et sur les ressources intermédiaires. Dans la réalité, les diminutions de services sont monnaie courante et la question est de savoir si les fonds suivront vraiment les personnes chez elles et dans ces nouveaux lieux qui ressemblent plus à un chez-soi; l'expérience nous faisant croire que le train des transferts de responsabilités gouvernementales arrivera en gare, mais que le wagon des crédits se sera perdu en chemin... Du côté du secteur privé, qui a fait son lit depuis longtemps dans le lucratif marché du logement avec services pour personnes en perte d'autonomie, les loyers mensuels sont élevés et la question de l'âge des résidents se pose de la même façon.

Qu'en disent les partis
Les partis se font timides sur l'enjeu de l'hébergement et des alternatives à développer. L'action démocratique du Québec propose une allocation aux proches, souvent déjà épuisés, lorsque la personne nécessitant assistance et soins demeure avec sa famille. Québec solidaire mise sur la création de places en CHSLD publics, afin de libérer les lits dans les hôpitaux. Le Parti québécois propose de développer de nouvelles formules comme les coopératives. Quant au Parti libéral, il demeure jusqu'à présent muet sur la question. Les partis politiques doivent se positionner clairement sur cet enjeu qui deviendra de plus en plus crucial, sans oublier les jeunes adultes qui ont besoin d'assistance et de soins pour participer activement à la société. Les partis ne peuvent faire l'économie de cette réflexion pour dépasser la logique des enveloppes budgétaires et véritablement répondre aux besoins des personnes.

Des besoins criants: vivement des projets, mais portés par qui?
L'humoriste Martin Matte s'est investi dans la création d'une maison entièrement adaptée pour les jeunes adultes vivant avec une déficience physique ou un traumatisme crânien, via la fondation qui porte son nom: « J'ai décidé de mettre sur pied cette fondation parce que j'ai un frère qui a subi un sévère traumatisme crânien à la suite d'un accident de la route, il y a une vingtaine d'années, et nous étions toujours à la recherche d'une ressource d'hébergement pour lui. » Certains efforts sont amorcés: l'approche « milieu de vie » continue d'être implantée dans les CHSLD au bénéfice de l'ensemble des résidents, des programmes particuliers voient le jour. Quant aux alternatives à l'hébergement, des projets pilotes ont été mis de l'avant: on parle d'un nombre de places restreint, d'un programme aboli, l'État préférant remettre son mandat sur les bras d'organismes communautaires et de fondations. « Les ressources alternatives à l'hébergement sont un besoin évident pour nos membres, explique Louis Adam, directeur général de la Division du Québec de la Société canadienne de la sclérose en plaques, mais il est tout aussi important qu'il y ait un support adéquat au développement et à la continuation de ces projets. »

Pour permettre aux jeunes adultes n'ayant d'autre choix actuellement que de résider en CHSLD de vivre au sein de la société et d'y participer, l'inclusion des personnes au sein de la société constitue un passage obligé, notamment par l'accessibilité architecturale universelle (construire de façon à ce que tous puissent circuler librement, à pieds, en poussette ou en fauteuil roulant). La campagne électorale actuelle doit devenir l'occasion de se pencher sur les solutions à cette situation qui n'a que trop duré!

La COPHAN est un organisme à but non lucratif fondé en 1985 pour et par des personnes ayant des limitations fonctionnelles (PALF), qui a pour mission la défense collective des droits des PALF, de tous âges, et leurs proches, pour une inclusion sociale pleine et entière. Elle est constituée de quarante-six regroupements provinciaux et régionaux de PALF, présents dans toutes les régions du Québec, et rejoint toutes les limitations fonctionnelles : motrices, organiques, neurologiques, intellectuelles … Les PALF sont des citoyens à part égale, dont l'exercice des droits est parsemé d'obstacles. Si elles sont incluses dans la société, elles pourront y contribuer de façon similaire à tous les autres citoyens. Sinon, elle demeureront d’éternelles assistées, prestataires, bénéficiaires.

Elles sont plus de 760 000 au Québec et forment donc une proportion d'électeurs non-négligeable.

-30-

Source: COPHAN
Marie-Anne Laramée, agente à la vie associative et aux communications, 514.284.0155 poste 25
Richard Lavigne, directeur général, 514.284.0155 poste 24
 


»» retour à liste des articles
 
 
Conception site Web: www. graphigne.com tous droits réservés © 2017 l'inclusif