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Jeudi 11 décembre 2008 Numéro 460
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Paru le mercredi 10 décembre 2008 sur Cyberpresse.ca/La Presse

Source
www.cyberpresse.ca/vivre/sante/200812/11/01-809395-voir-la-neige-pourla-premiere-fois-a-62-ans.php

Accueil > Vivre > Santé > Voir la neige pour la première fois à 62 ans
Publié le 11 décembre 2008 à 07h11 | Mis à jour à 07h14

Voir la neige pour la première fois à 62 ans

À 62 ans et après avoir passé 60 ans dans le flou le plus total, Michel Jetté a recouvré la vue grâce à une nouvelle technique chirurgicale.

Photo André Pichette, La Presse
Judith Lachapelle
La Presse
 

Michel Jetté n'avait jamais vu sa conjointe. Jamais vu ses enfants et ses petits-enfants. Ni même son propre visage. Quasi aveugle depuis l'âge de 2 ans, il ne voyait du monde que des contours flous. Mais il y a trois semaines, une nouvelle opération lui a rendu la vue. À 62 ans.

«À l'hôpital, j'ai regardé ma conjointe et je lui ai dit: «Je te reconnais pas.» Elle a pleuré. Mais non, que je lui ai dit, c'est très bien comme ça!»

Ce n'était pas la première fois que Michel Jetté passait sous le bistouri. Guéri par la pénicilline d'une maladie réputée mortelle dans les années 50, il en avait gardé des séquelles importantes aux yeux. La cornée, cette fenêtre à la surface de l'oeil qui laisse passer la lumière, était devenue presque complètement opaque. Treize greffes de la cornée réalisées grâce à des dons d'organes n'ont jamais pu l'aider durablement. Avec le temps, sa vue ne cessait d'empirer et c'est toute la santé de l'oeil qui était menacée.

Jusqu'à ce que les progrès scientifiques en ophtalmologie lui permettent de contourner le rejet de la greffe. Le Dr Mona Harissi-Dagher, ophtalmologiste au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), est allée apprendre aux États-Unis à implanter une nouvelle prothèse oculaire et est actuellement la seule spécialiste à pratiquer cette intervention au Canada.


La prothèse oculaire, appelée «kératoprothèse Boston», se substitue à la cornée du patient dans les cas où une traditionnelle greffe de la cornée est impossible. L'intervention dure moins de deux heures. Les bénéfices, durables à long terme, sont ressentis dès le lendemain. Michel Jetté est ainsi passé d'une cécité légale (24/100) à une bonne vision (20/30) en seulement trois semaines. «Je peux légalement conduire! a-t-il lancé hier, hilare. Mais ne vous en faites pas, je ne le ferai pas.»

La cécité cornéenne est la deuxième cause de cécité dans le monde, a précisé le Dr Dagher. Une vingtaine de patients québécois pourraient profiter de la nouvelle percée chaque année. L'opération est couverte par le régime public d'assurance maladie. Par contre, les patients sont toujours tributaires des dons d'organes puisque la prothèse de plastique inerte sert de support à la nouvelle cornée à implanter. Les délais d'attente peuvent atteindre trois à quatre ans. Les patients du Dr Dagher ont retrouvé la vue avec un seul oeil pour le moment.

Une nouvelle vie

Mais un oeil, c'est déjà suffisant pour démarrer une nouvelle vie, dit Caroll Savard. L'homme de 57 ans a perdu la vue à l'âge de 30 ans à la suite d'une brûlure chimique. «Quand j'ai eu mon accident, mes garçons avaient 3 ans et 9 mois. Aujourd'hui, ils en ont 30 et 27. Ça faisait 10 ans que je n'avais pas vu leurs visages. Ce sont des hommes maintenant...»

Il a aussi subi plusieurs greffes de la cornée, et même une greffe de conjonctive (la membrane qui couvre le blanc de l'oeil) donnée par ses soeurs. La vue lui était rendue chaque fois pendant quelques mois seulement. Chaque jour, je me disais que je voyais moins qu'hier, mais plus que demain», raconte-t-il. Il avait renoncé à sortir, n'allait plus au restaurant, ou alors, il s'agrippait au bras de sa femme. «Je me perdais sur mon terrain, je me cognais partout dans la maison.»

Il a reçu la kératoprothèse Boston le 20 octobre dernier. «Le surlendemain, je marchais avec ma femme rue Sherbrooke. J'étais comme un enfant, je voyais les couleurs des autos, les escaliers...» Il est retourné chez lui. Il a constaté que les feuilles devaient être raclées avant l'hiver. Il a réalisé qu'il pouvait s'en charger lui-même. «Je suis monté sur mon tracteur. Depuis des années, je ne faisais que mettre de l'huile et de l'essence dedans. Mais là, je l'ai conduit. C'est vraiment merveilleux.»

Merveilleux. C'est aussi ce que répète Michel Jetté depuis l'opération. En conférence de presse, hier, il a soudainement interrompu son témoignage, la gorge nouée, les lèvres tremblantes. «C'est... c'est le bonheur. Voir les couleurs, voir les détails... C'est comme passer du Moyen-Âge à la Renaissance!»

Paru mercredi 10 décembre 2008 sur CNW - Telbec

Source
www.cnw.ca/fr/releases/archive/December2008/10/c8574.html

Grande première canadienne au CHUM - Des patients recouvrent la vue grâce à l'implantation d'une kératoprothèse Boston

MONTREAL, le 10 déc. /CNW Telbec/ - Que diriez-vous si on vous apprenait un jour que vous pourriez recouvrer la vue après de longues années de cécité? C'est ce qui est arrivé à des patients du département d'ophtalmologie du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) au cours des derniers mois. En effet, le CHUM est heureux d'annoncer une grande première au Canada dans le domaine de l'ophtalmologie : l'implantation d'une kératoprothèse Boston chez des patients aveugles ou atteints de cécité cornéenne sévère, la deuxième plus importante cause de cécité dans le monde. Ces interventions se sont avérées positives et les patients ont recouvré la vue en quelques heures seulement.

La Dre Mona Harissi-Dagher, ophtalmologiste au CHUM et professeure adjointe au département d'ophtalmologie de l'Université de Montréal, est la première et la seule spécialiste à effectuer ce type d'intervention au Canada. "La kératoprothèse Boston, une prothèse oculaire substituant la cornée, est désormais une alternative possible pour les patients atteints de cécité cornéenne génétique ou causée par un traumatisme ou une maladie, et chez qui la greffe de cornée est impossible", explique la Dre Dagher.

L'implantation de cette prothèse importée des Etats-Unis est pratiquée uniquement au CHUM par cette spécialiste du département d'ophtalmologie. "La chirurgie dure environ une heure trente minutes à deux heures et le temps de récupération des patients est relativement rapide comparativement à une greffe de cornée traditionnelle", affirme la Dre Dagher avec enthousiasme.

Les démarches entreprises auprès de Santé Canada ont permis l'obtention de ce type particulier de prothèse. Les premières interventions ont été pratiquées cet automne et déjà, les résultats sont plus que concluants. "Pour que la chirurgie fonctionne, la rétine et les autres structures de l'œil doivent être fonctionnelles", ajoute la Dre Dagher. "Une fois toutes les conditions réunies et le greffon trouvé, nous procédons à l'implantation de la kératoprothèse chez le patient."

Pour le département d'ophtalmologie du CHUM, cette première est une excellente nouvelle. "Nous sommes très fiers de pouvoir compter sur l'expertise de pointe de la Dre Dagher et d'être désormais en mesure d'offrir cette technologie à nos patients", affirme le Dr Salim Lahoud, chef du département d'ophtalmologie du CHUM. "Le département d'ophtalmologie du CHUM compte sur une équipe de 27 spécialistes chevronnés, et demeure constamment à la fine pointe des nouvelles pratiques et technologies médicales."

De plus, comme cette procédure implique que le chirurgien doive procéder à la greffe d'une cornée afin de fixer la kératoprothèse à l'oeil, le don d'organes demeure une nécessité. "Comme le délai d'attente pour une telle greffe est de trois à quatre ans, le nombre de chirurgies est limité. Le don d'organes prend alors tout son sens afin que nous puissions aider le plus grand nombre de patients possible", ajoute le Dr Lahoud.

De telles avancées ne seraient possibles sans l'appui de généreux donateurs. Aussi, le département d'ophtalmologie a profité de l'occasion pour souligner l'importante contribution de 200 000 $ de la Fondation Caroline-Durand sur qui le CHUM peut compter depuis de nombreuses années.
Renseignements: Ariane Morin-Trudel, Morin Relations Publiques, (514) 289-8688, poste 234, Cell.: (514) 795-0844, ariane@morinrp.com; Caroline Couillard, Morin Relations Publiques, (514) 289-8688, poste 233, Cell.: (514) 755-5729, caroline@morinrp.com; Source: Direction des communications, Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM); www.chumontreal.qc.ca
 


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