::  L'inclusion imagée
::  L'historique
::  La mission
::  Le contenu
::  Un mot sur l'équipe
::  Pour diffuser dans l’Inclusif
::  Contribution volontaire
::  Contactez-nous
L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

Recevoir l’Inclusif :

Se désabonner de l’Inclusif :

Rechercher par date :

:: Dernier numéro :: 2016
:: 2015 :: 2014
:: 2013 :: 2012
:: 2011 :: 2010
:: 2009 :: 2008
:: 2007 :: 2006
:: 2005 :: 2004
:: 2003
:: À voir, à faire
:: Documents de l'inclusif

Rechercher un lien :

:: Autres médias sur le handicap
:: Organismes publics
:: Habitudes de vie
:: Milieu associatif
:: Pages persos
 

 
Jeudi 29 janvier 2009 Numéro 472
Aujourd'hui en veille
Réaction de l'AISQ concernant le dépistage prénatal gratuit
La Coalition canandienne des aidants naturels déçue du budget fédéral
Hausse du nombre des naissances de bébés prématurés au Canada
Le CRDP Le Bouclier souligne Semaine de la canne blanche 2009
Le Réseau Comm-une-vision souligne la Semaine de la canne blanche 2009


Réaction de l'AISQ concernant le dépistage prénatal gratuit
»» retour en haut

Paru le mercredi 28 janvier 2009 sur AISQ

DÉPISTAGE PRÉNATAL – «DES CHOIX INDIVIDUELS QUI NOUS INTERPELLENT COLLECTIVEMENT»… ET COMMENT!

Québec, le 28 janvier 2009 – L’Association pour l’intégration sociale (Région de Québec) considère que le Commissaire à la santé et au bien-être, M. Robert Salois, a su entendre les préoccupations ainsi que les enjeux soulevés par le milieu associatif et les faire ressortir dans son rapport de consultation intitulé «Des choix individuels qui nous interpellent collectivement». Bien qu’un effort majeur a été réalisé par le Commissaire pour identifier des recommandations permettant de respecter à la fois les personnes vivant avec une déficience intellectuelle (nous parlerons de déficience intellectuelle, car ce n’est pas la trisomie 21 qui en soi dérange, mais bien la déficience qui y est rattachée) et le libre-arbitre des parents, l’AISQ réitère sa position exprimée dans son mémoire «Non à un programme public de dépistage prénatal offert de façon systématique à toutes les femmes enceintes du Québec» et demeure sceptique et inquiète de la manière dont le dépistage sera réalisé et des ressources matérielles, financières et humaines qui y seront allouées. Car même si le commissaire souligne que les personnes ayant une déficience intellectuelle vivent de la discrimination, ses recommandations cautionnent quand même la mise sur pied d’un programme public de dépistage prénatal de la trisomie 21.

Peu importe les mesures qui seront prises pour bien informer les parents, pour faire connaître la déficience intellectuelle ou pour permettre un choix éclairé, un tel programme public de dépistage prénatal sera intrinsèquement discriminatoire. Imaginons un siècle plus tard que toute la population se fait une autre image des personnes trisomiques, qu’elle est au fait des impacts collectifs d’un choix individuel, le programme de dépistage prénatal sera encore plus discriminatoire à leur égard, car même avec toutes les mesures de sensibilisation et d’information proposées (le Commissaire met en évidence que: …plusieurs acteurs concernés ont souligné l’importance de poser des actions concrètes pour en contrer les effets négatifs du programme de dépistage), on pourra consciemment et de manière ciblée choisir de les éliminer. Comment se sentira une personne trisomique lorsqu’elle prendra conscience que son gouvernement (car elle aussi est une citoyenne avec des droits et des responsabilités) organise et consent à l’élimination des personnes comme elle!

Ce dilemme éthique nous amène nécessairement à faire un choix entre l’univers individuel et l’univers collectif. Nous comprenons les motivations individuelles des couples de procéder à des tests de dépistage prénatal de la trisomie 21, c’est-à-dire que le désir du bébé parfait, le désir de contrôler sa vie personnelle et son avenir est humainement compréhensible, mais collectivement, accepter un tel programme public de dépistage prénatal signifie le cautionnement d’une discrimination supportée idéologiquement et financièrement par l’État à l’égard des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Comment ne pas parler d’eugénisme?

L’AISQ souhaite également que de telles consultations aient lieu avant que les services proposés (en l’occurrence le dépistage) soient offerts à la population. De telle manière, que le débat précéderait les choix à faire et non le contraire. Dans le cas qui nous préoccupe, la consultation est venue trop tard et peut difficilement revenir sur les services déjà proposés.
Le comité Parents-Soutien, un des comités d’action de l’Association fort d’une expérience de 30 ans de soutien auprès des parents, distribue une pochette d’information sur la déficience intellectuelle dans les maternités de la région de Québec. Il a également réalisé deux outils, une vidéo pédagogique sur l’annonce du diagnostic destinée aux professionnels de la santé ainsi qu’un DVD intitulé «Un choix de vie» pour les parents qui auront reçu une annonce de diagnostic. Les membres du comité réitèrent aux parents concernés leur intérêt à les soutenir et à les informer sur la déficience intellectuelle.

-30-

Source: Marie Boulanger Lemieux
Directrice générale, 622-7144 p. 102
 

 

 

Paru mercredi 28 janvier 2009 sur SRC.CA/Québec

 

Source:
www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/01/28/006-trisomie_depistage_opposition_n.shtml

Non au dépistage prénatal gratuit
Mise à jour le mercredi 28 janvier 2009 à 16 h 56

Le financement public des tests de dépistage prénatal de la trisomie 21 ne fait pas l'unanimité. L'Association pour l'intégration sociale de la région de Québec s'oppose à cette mesure qui a été recommandée dans le rapport déposé plus tôt cette semaine par le Commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois.
 

L'Association régionale soutient que l'accès gratuit à ce test ouvre la porte à l'éradication des enfants trisomiques 21. Elle souligne qu'en France, dans 96 % des cas, le dépistage d'un enfant trisomique mène à un avortement.
 

La porte-parole de l'Association, Lucie Emond, dit respecter le choix des parents, mais s'oppose à ce que ce genre de mesure devienne collective et financée par le gouvernement. Lucie Émond parle d'un possible dérapage. « C'est se couper d'une réalité extraordinaire de la vie, d'une humanité et si on décide de se couper de cette humanité-là, les personnes qui ont d'autres problèmes est-ce qu'on va les garder ? J'ai envie de vous dire qu'il y a un dérapage et c'est ça qu'on risque, de commencer à mettre des codes sur lesquels on va garder ou ne pas garder des personnes, nous, on pense qu'il y a un sérieux problème », affirme Mme Émond.
 

L'Association craint par ailleurs que si le gouvernement va de l'avant avec le soutien financier du dépistage de la trisomie 21, le soutien psychologique aux parents qui devront faire le choix de garder ou non l'enfant, ne sera pas adéquat. Selon l'Association, il y a une pénurie de conseillers génétiques actuellement.

L'Association recommande plutôt qu'un meilleur soutien soit offert aux familles et aux futurs parents d'un enfant trisomique.
 


»» retour à liste des articles
 
 
Conception site Web: www. graphigne.com tous droits réservés © 2017 l'inclusif