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Lundi 9 mars 2009 Numéro 489
Aujourd'hui en veille
La CSST refuse de payer les réparations d'un quadriporteur
La Société québécoise de schizophrénie réagit à l'affaire Vince Li
L'ACSM demande de meilleurs services de santé mentale pour les détenus
Éditorial du Globe and mail sur les services de santé mentale en prison (art. anglais)
Problèmes de santé mentale et justice (art. anglais)
Quand le glaucome n'est pas un obstacle à une vie active (art. anglais)


La CSST refuse de payer les réparations d'un quadriporteur
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Paru le dimanche 8 mars 2009 sur Canoë.ca/Journal de Québec

Source
lejournaldequebec.canoe.ca/actualites/regional/archives/2009/03/20090307-220417.html

Mise à jour: 07/03/2009 22:04
quadriporteur brisé
La CSST refuse de payer

Taïeb Moalla


Roger Fillion, en présence de son avocat, Marc Bellemare (à gauche), et de sa conjointe, Solange Duclos, montre la pièce endommagée de son quadriporteur. © Photos Léopold Rousseau
Pour la première fois depuis 10 ans, la CSST refuse de prendre en charge les frais de réparation d’une pièce maîtresse indispensable au fonctionnement du quadriporteur qu’utilise Roger Fillion, un homme de 74 ans de Boischatel invalide à 100 %.

« Ça n’a aucun sens. Ils remboursent pour les piles (350 $) et pour le chargeur (195 $), mais ne veulent rien savoir pour la pièce brisée qui coûte 170 $ et qui permet d’orienter le véhicule. Sans ce bloc de contrôle, je ne peux tourner ni à droite ni à gauche », s’insurge le septuagénaire que Le Journal a rencontré, vendredi, au local de son avocat, Me Marc Bellemare.

Dans une décision rendue le 2 octobre 2008, la CSST soutient que « seules les réparations en lien avec une utilisation usuelle d’un quadriporteur vous seront (sic) remboursées ». La Direction de la révision administrative de la CSST a confirmé cette décision le 23 février. « Le travailleur a la responsabilité d’utiliser cette aide technique de façon sécuritaire et en conformité avec l’usage auquel cette aide technique est destinée. L’utilisation d’un quadriporteur sur des routes en gravelle ou encore sur un terrain inégal ne répond pas à ces critères et peut sans doute causer des dommages », écrit la réviseure.

« Ils te tournent encore la vis »

Ces termes ont particulièrement froissé M. Fillion, dont l’invalidité totale remonte à 1968. « Le véhicule s’est brisé alors que j’étais dans la cour de ma maison. Veulent-ils que je reste prisonnier dans ma résidence ou que je roule uniquement sur des chemins asphaltés? Ce n’est pas assez d’être handicapé. Ils te tournent encore la vis », fait-il observer, indigné.

Roger Fillion s’est par ailleurs dit « choqué par l’impolitesse » de l’agent de la CSST. « Il m’a accusé de faire des ‘wheelies’ (se tenir en équilibre sur une roue) avec mon quadriporteur! Il m’a même raccroché au nez quand je lui ai fait savoir que c’était insultant », a-t-il raconté.

Redoutant une longue et coûteuse bataille juridique, M. Fillion a failli ne pas entamer des procédures judiciaires contre la CSST. « C’est ma conjointe, Solange Duclos, qui m’a convaincu de ne pas laisser tomber et d’aller devant la Commission des lésions professionnelles. Ils commencent en refusant de rembourser une partie des dépenses pour mon quadriporteur. Si je ne conteste pas, j’ai peur de ce qu’ils peuvent faire dans le futur », expose-t-il.

La CSST a signalé, vendredi, qu’elle ne pouvait pas commenter le cas précis de M. Fillion tant que ce dernier n’aura pas signé un formulaire permettant à la Commis­sion de divulguer les détails de son dossier.

taieb.moalla@journaldequebec.com





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Paru mardi 10 mars 2009 sur Canoë.ca/Journal de Québec

Source
lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/faitsdiversetjudiciaires/archives/2009/03/20090309-185100.html

Mise à jour: 09/03/2009 18:51
Quadriporteur brisé
La CSST maintient sa décision de ne pas rembourser

Taïeb Moalla


La CSST estime que le bris du quadriporteur de Roger Fillion n’est pas lié à « une utilisation normale » du véhicule. © Léopold Rousseau LE JOURNAL DE QUÉBEC
« C’est sûr qu’il est arrivé quelque chose. Il est impossible que le quadriporteur de M. Roger Fillion ait brisé dans le cadre d’une utilisation normale ».

Alexandra Reny, porte-parole de la CSST, est formelle. D’après elle, deux spécialistes travaillant pour un fournisseur de services spécialisés ont attesté qu’il était « évident que les bris n’ont pas eu lieu pendant que M. Fillion roulait dans la cour de sa maison sur un chemin de gravelle ».

Dimanche, le Journal révélait que Roger Fillion, invalide à 100 % depuis 1968, s’est récemment vu refuser la demande de rembourser certains frais liés à l’utilisation de son quadriporteur. La CSST acceptait de payer pour les piles et pour le chargeur de l’appareil, mais pas pour une pièce maîtresse pourtant indispensable à son fonctionnement.

« Il a demandé un remboursement de 1600 $ pour des appuis-bras, des lumières et un capot cassé, alors que le coût d’un quadriporteur neuf est de 4000 $ », fait savoir Mme Reny.

Insistant pour dire que le seul souci de la CSST est d’être « équitable », la relationniste a affirmé que la Commission devait « tracer la ligne » au moment de rembourser ou non les frais réclamés. « La ligne, c’est de savoir si la réparation est normale ou non. Dans ce cas de figure, ça dépassait le cadre d’une réparation normale », pense-t-elle.

De son côté, Roger Fillion maintient sa version des faits. Selon lui, l’appui-bras avait décollé à cause de l’usure normale de l’appareil. Les lumières et le capot brisés seraient la conséquence directe de la défectuosité des freins. « Quand je freine, ça arrête après plusieurs mètres. C’est pour ça que j’accroche des murs quelques fois », soutient-il. M. Fillion s’est d’autre part dit « choqué » de constater que la CSST ne croit pas sa version des faits.

Selon les normes de la CSST, un quadriporteur a une durée de vie de cinq ans. Celui qu’utilise M. Fillion date de septembre 2005.





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