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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

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Vendredi 9 octobre 2009 Numéro 546
Aujourd'hui en veille
Affaire sur l'utilisation du Taser au CRDI de Québec
Rapport de la protectrice du citoyen sur les services aux personnes ayant un TED
La FQA réagit au rapport de la protectrice du citoyen
Concours de dessin de la FMPDQ


Affaire sur l'utilisation du Taser au CRDI de Québec
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Paru le vendredi 9 octobre 2009 sur Cyperpresse/Le Soleil et SRC.CA/Québec

On peut voir l'intégrale des échanges entre le ministre et l'opposition officielle à l'Assemblée nationale
www.assnat.qc.ca/fra/39legislature1/Debats/epreuve/ch/091008/1030.htm
(l'intervention débute en bas de la page)

Le sujet a également fait l'objet d'un débat de fin de séance
www.assnat.qc.ca/fra/39legislature1/Debats/epreuve/ch/091008/1230.htm
(Le débat commence à la reprise à 12h49)

On peut également voir une entrevue avec Monsieur Marc Gourdeau, père d'un enfant ayant une trisomie fait lors de l'édition de jeudi soir de l'émission 24 heures en 60 minutes sur les ondes de RDI.
www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/10/08/003-taser-dupuis.shtml
(Entrevue vers le milieu de la page)
 


Source
www.ledevoir.com/2009/10/09/270863.html

Dupuis trouve justifiée l'utilisation d'un Taser contre un trisomique Antoine Robitaille
Édition du vendredi 09 octobre 2009
Mots clés : Jacques Dupuis, trisomique, Taser, Québec (province)


Québec -- Il est justifié que des policiers utilisent un pistolet à impulsion électrique contre une personne qui leur désobéit, même si celle-ci est trisomique. C'est ce que le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a soutenu hier en Chambre lorsqu'il a été questionné au sujet d'un incident survenu le 6 août à Québec, dans un Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI).


Quatre policiers avaient alors choisi d'utiliser le pistolet à impulsion électrique Taser contre «Martin», un trisomique de 43 ans qui était en état de «désorganisation». «Il y a une vérité toute simple, toute simple: quand on n'obtempère pas aux ordres d'un policier, on s'expose à un certain nombre de choses», a lancé Jacques Dupuis.

L'opposition péquiste s'est indignée des propos du ministre Dupuis. Le leader parlementaire Stéphane Bédard lui a demandé de «revenir sur sa déclaration voulant qu'au Québec, quand on [n'obtempère] pas, on est électrocuté? Franchement! C'est complètement fou». La critique du PQ en matière de services sociaux, Danielle Doyer, qui a soulevé cette question en Chambre hier matin, s'est dite «sidérée par la réponse du ministre». Pauline Marois a réclamé des excuses de la part du ministre. Invité dans les tribunes du Salon bleu hier, Marc Gourdeau, le père d'une trisomique habitant le même CRDI que «Martin», a qualifié ainsi la réponse du ministre: «Choqué? Je ne sais pas si c'est le bon mot. Ça m'a fait: "Il comprend-tu quelque chose? Il est complètement déconnecté de ce type de réalités-là, pour répondre une aberration pareille". Ce n'est pas choquant, ça me fait tomber à terre.»

Le ministre Dupuis, qui a répondu à toutes les questions hier matin, a toutefois précisé qu'il avait de la «compassion» pour les parents qui ont vécu cet événement, qu'il a qualifié de «triste». Il a souligné ensuite que seules les personnes qui étaient sur le terrain peuvent «porter un jugement de valeur» sur l'opportunité d'utiliser cette arme ou non. À ses yeux, son gouvernement a fait les gestes nécessaires pour «baliser l'utilisation de cet instrument». De toute façon, a-t-il précisé, le Taser n'est utilisé que «dans des cas exceptionnels», lorsque «la personne est dangereuse pour elle-même ou dangereuse pour les autres».

Enquête ou non?

L'opposition a tenté de savoir s'il y avait eu enquête dans cette affaire ou s'il y aurait enquête, mais en vain. D'abord, lors de la période de questions, la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, est restée assise. On l'a entendue toutefois, de son siège, pourfendre l'opposition en lançant des «ça n'a pas de bon sens» hors micro. Plus tard, lors d'un débat de fin de séance, Mme Thériault a toutefois déclaré: «Si j'avais un enfant dans un CRDI qui vivait ce genre de situation, je me poserais de sérieuses questions. Les questions sont légitimes.» Elle n'a toutefois pas précisé si elle demanderait une enquête sur ce cas, et a même ajouté: «Je ne peux pas arriver, du jour au lendemain, dire: "Oui, non." Ce n'est pas ça. Je pense qu'il faut regarder plus loin parce que ce n'est pas sur un cas qu'on va régler le sort de tout le monde.»

Le Parti québécois, qui réclame un moratoire sur l'utilisation des pistolets à impulsion électrique depuis quelque temps, a précisé hier qu'il n'était pas contre «contre l'intervention des policiers pour appuyer, pour aider les intervenants ou les centres», mais plutôt «contre l'utilisation du Taser pour essayer de calmer ou de juguler une crise chez des gens qui sont en état de désorganisation». Danielle Doyer ajoute que le Taser n'était probablement pas de mise puisque «Martin» était sous médication. La formation des policiers n'est pas suffisante, a-t-elle dit.

Pas le premier cas?

C'est dimanche, dans le journal Le Soleil, que Jeannine et Claude, les parents de «Martin», ont révélé ce qui était arrivé à leur fils. Ce ne serait peut-être pas le premier cas où le Taser aurait été utilisé dans des circonstances semblables. Marc Gourdeau, le père d'une trisomique, a soutenu hier que dans le réseau du CRDI, «ce n'est pas la première fois où c'est arrivé. J'ai eu connaissance d'un autre cas, qui se serait produit il y a à peu près un an, où le Taser aurait été utilisé sur un bénéficiaire du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec». Au Service de police de Québec (SPQ), on a toutefois dit ignorer s'il y avait eu des précédents au cas de «Martin».

Gino Lévesque, capitaine à la section des communications du SPQ, a expliqué au Devoir que dans le cas de «Martin», l'utilisation de deux décharges de Taser était «vraiment la meilleure option» compte tenu du niveau d'agressivité de «Martin». Depuis «quelques mois», «Martin» avait eu plusieurs épisodes de «désorganisation» qui avaient conduit les responsables du CRDI à composer le 911 à «près d'une dizaine de reprises», a révélé M. Lévesque. «La négociation a souvent fonctionné» avec ce patient, mais lors de certaines interventions, il avait «causé des blessures» à des personnes présentes, a dit M. Lévesque en refusant de préciser s'il parlait de policiers. Le capitaine du SPQ a indiqué qu'il y a des «éléments au dossier» que la police «ne peut révéler pour préserver la vie privée», mais qui amèneraient plusieurs à comprendre pourquoi les policiers ont agi ainsi. L'intervention a fait l'objet d'un rapport, qui a conclu que l'utilisation de l'arme était «la meilleure option».

Le 14 octobre, des policiers participeront à une table de concertation d'adaptation du système judiciaire afin d'éviter que ce genre d'événements se reproduise.
 

Source
www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/200910/09/01-909964-taser-sur-un-trisomique-la-meilleure-option-dit-la-police.php

Taser sur un trisomique: «la meilleure option», dit la police

Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Malgré les commentaires houleux qui se sont échangés à l'Assemblée nationale jeudi, la direction de la police de Québec a rappelé en fin d'après-midi que la décision d'utiliser le pistolet électrique était «la meilleure option» dans les circonstances.
Le responsable des communications à la police de Québec, Gino Lévesque, affirme que l'homme de 43 ans était tellement violent à l'arrivée des policiers que le recours à cette arme intermédiaire était pertinent.

M. Lévesque avance que l'analyse réalisée par des officiers du service de police sur cette intervention démontre que les policiers auraient pu être blessés s'ils avaient opté pour une intervention à mains nues.
 


Paru jeudi le 8 octobre 2009 sur cyberpresse.ca/Le Soleil

Publié le 08 octobre 2009 à 14h39 | Mis à jour le 08 octobre 2009 à 23h21

Source
www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/200910/08/01-909717-taser-sur-un-trisomique-les-propos-du-ministre-dupuis-denonces.php  

Taser sur un trisomique: les propos du ministre Dupuis dénoncés

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) Le ministre Jacques Dupuis doit s'excuser pour ses propos «inadmissibles» sur l'affaire du trisomique maîtrisé par la police de Québec avec un pistolet électrique, exige le Parti québécois (PQ).

Le gouvernement a été interrogé, jeudi, sur le cas d'un homme de 43?ans, atteint de trisomie 21, qui a reçu une décharge en août dans la résidence spéciale qu'il habite. Ses parents se sont ouverts de leurs inquiétudes au Soleil, dimanche.

Une réponse du ministre de la Sécurité publique a soulevé l'indignation dans l'opposition. «Il y a une vérité toute simple, a dit Jacques Dupuis. Quand on n'obtempère pas aux ordres d'un policier, on s'expose à un certain nombre de choses.»
Le leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard, s'est levé d'un bond.

«Est-ce que le ministre peut revenir sur sa déclaration à l'effet qu'au Québec, quand on n'obtempère pas, on est électrocutés? a-t-il lancé. C'est complètement fou.»

Le ministre a assuré les parents de sa compassion, mais n'a pas clarifié ses paroles.

«Ce sont des propos malheureux», a commenté la chef de l'opposition, Pauline Marois. «J'espère que le ministre va prendre un temps de réflexion pour revenir et s'en excuser. Je crois que c'était inadmissible. [...] Je pense qu'il en est conscient.»

Présent dans les tribunes, Marc Gourdeau, père d'une jeune adulte trisomique qui habite la même résidence que celle de l'homme qui a reçu une décharge, était abasourdi par le discours du ministre.

«Est-ce qu'il comprend quelque chose? a-t-il demandé. Il est complètement déconnecté de ce type de réalité pour répondre une aberration pareille. Ça me jette par terre. Comment quelqu'un qui vit un état de déficience intellectuelle importante qui est dans

un état de crise peut obtempérer» aux directives de policiers?

Même son de cloche chez Charles Rice, du groupe AGIR en santé mentale. «Est-ce qu'on assiste à une banalisation de l'usage du
Taser?» demande-t-il.

Pour la porte-parole péquiste en matière de services sociaux, Danielle Doyer, l'utilisation du pistolet électrique était «inadmissible» dans le cas en question. Quatre policiers sont intervenus pour le maîtriser, argumente-t-elle, et «personne n'était en danger».

«Est-ce qu'on est dans une société où on va utiliser le Taser contre les personnes les plus vulnérables de notre société?» demande la députée.

Elle souhaite qu'une enquête soit menée par le ministère de la Santé et des Services sociaux sur cette affaire.

M. Gourdeau se dit maintenant inquiet pour sa propre fille. «Elle peut à cause de ses syndromes vivre aussi des épisodes agressifs, dit-il. Est-ce qu'elle sera la prochaine personne à être tasée? J'espère que non.»
 


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