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Mardi 27 octobre 2009 Numéro 550
Aujourd'hui en veille
Les «Anges des Travaux publics» réalisent l'adaptation d'un domicile
Plaidoyer pour l'amélioration des travaux d'adaptation des lieux publics
Coupe des Amériques de boccia
Une nouvelle équipe de basketball en fauteuil roulant
Chantal Petitclerc rêve aux Jeux olympiques (art. anglais)
Les diffficultés de circuler en fauteuil roulant sur les trottoirs aux États-Unis (art. anglais)


Les «Anges des Travaux publics» réalisent l'adaptation d'un domicile
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Paru le lundi 26 octobre 2009 sur Cyberpresse/Le Nouvelliste

Source
www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/200910/26/01-914981-les-anges-des-travaux-publics-font-des-heureux.php

Les «Anges des travaux publics» font des heureux

Éric Lallier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les «Anges des travaux publics» de Trois-Rivières ont fait des heureux, cette fin de semaine, en réservant de nombreuses surprises à une famille qui en avait bien besoin.

Plus de 80 employés municipaux étaient en effet présents, ce samedi, de façon complètement bénévole pour mener une opération de construction à la résidence de la famille Maurais, qui compte en ses rangs le petit François, un jeune garçon autiste âgé de huit ans.

La bonne action, qui découlait d'une toute nouvelle initiative prise par les cols bleus de la Ville, visait justement à adapter la demeure au casse-tête que représente la vie familiale en de telles circonstances.

Dans les faits, le petit François touche à tout et adore ce qui est circulaire, comme les boutons de la cuisinière ou encore les robinets du bain. Résultat: tous les dangers le guettent.

Mais cette crainte constante est chose du passé maintenant. De nouveaux mécanismes ont été installés et permettront aux parents de souffler un peu.

C'est vraiment un poids de moins sur nos épaules», admet Jean-François Maurais, le père de cette «petite famille» de quatre enfants dont la candidature a été retenue par l'organisme Bail-Mauricie pour l'octroi de ce coup de main salutaire.

Mais les «Anges» sont allés plus loin et ne se sont pas contentés de réaliser les travaux annoncés au départ.

Outre les modifications plus techniques et l'installation d'une clôture, ils y sont également allés de la construction d'un tout nouveau module de jeu, payé grâce à la contribution des employés municipaux.

De nouveaux commanditaires se sont aussi greffés au projet, de sorte que l'organisation a pu annoncer samedi qu'une toute nouvelle piscine, un nouveau toit, des portes et fenêtres, mais aussi une cour arrière toute neuve et asphaltée seront offerts aux Maurais.

Vous l'aurez deviné, à l'arrivée dans une luxueuse limousine de la famille, pour la découverte finale des lieux, la joie était palpable.

Marie-Ève Chamberland et Jean-François Maurais n'ont pu s'empêcher de verser quelques larmes.

«On est sous le choc. Il n'y a pas de mots assez grands pour dire merci. C'est incroyable», ont-ils lancé à la foule de travailleurs, sous une salve d'applaudissements.

Cette réaction particulièrement émotive a réjoui les bénévoles, qui ne l'ont pas eu facile. Pendant une dizaine d'heures, ces derniers ont travaillé sous des conditions météorologiques fort défavorables, qui unissaient vent, pluie et froid.

«Mais on avait du soleil dans le coeur», rigolait toutefois le grand manitou de toute cette opération et coordonnateur à la voirie de Trois-Rivières, Alain Lizotte.

Des combattants

L'occasion était aussi parfaite samedi pour souligner la force et la persévérance de la famille Maurais, qui a traversé des moments difficiles au fil du temps.

«C'est fou ce qu'ils ont vécu. Ce sont vraiment des gens qui travaillent fort, même s'ils ont eu plein de pépins. C'est exceptionnel ce qui leur arrive», a lancé Jacques Leblanc, l'employeur de Jean-François Maurais, qui travaille à titre d'agent de sécurité, de jour comme de nuit.

Le maire sortant de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a aussi fait sa part pour la petite famille.

Sur place, il est venu confirmer l'aide de sa fondation, à la hauteur de 2000 $, pour soutenir des projets en aide au petit François et à son handicap. Malgré les apparences, la manoeuvre n'avait rien d'électoraliste, a-t-il prévenu.

«Je suis toujours là pour les gens qui ne baissent pas les bras, a-t-il répondu. Ç'aurait pu être des candidats au bien-être social, mais ils se sont pris en main. C'est important de les aider.»
 

Paru le 23 octobre 2009 dans Le Nouveliste

Source
www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/200910/23/01-914231-patience-dange-sous-la-douche.php  

Patience d'ange sous la douche
Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'était écrit dans le ciel. La visite, demain matin, des «anges des Travaux publics» dans une résidence de la rue Notre-Dame-Ouest, fait soupirer d'envie.

À Trois-Rivières, 110 demandes sont présentement en attente d'une réponse. Des personnes handicapées souhaitent obtenir une aide financière de la Société d'habitation du Québec.

Cette subvention leur permettrait d'entreprendre des travaux pour adapter leur logement ou leur maison à leurs besoins bien spécifiques.

En apprenant que 80 employés de la voirie municipale s'apprêtent à travailler bénévolement dans la maison d'un garçon autiste afin de rendre son environnement plus sécuritaire, Diane Plante Proulx n'a pu s'empêcher d'avoir une pensée pour son fils âgé de 26 ans.

Jean-Sébastien Proulx est atteint de l'ataxie de Friedreich. Depuis trois mois, le programmeur en informatique désespère de prendre une vraie douche dans sa nouvelle maison.

Décrit par sa mère comme un jeune homme qui mord dans la vie malgré les difficultés rencontrées en raison de sa maladie dégénérative, M. Proulx faisait l'acquisition, en juillet dernier, d'une résidence en partie adaptée par l'ancien propriétaire, également une personne handicapée.

Or, la salle de bain pose toujours problème pour celui qui se déplace en fauteuil roulant. La douche est trop petite alors que le bain est trop profond.

L'été dernier, une ergothérapeute du Centre de réadaptation Interval s'est rendue sur place afin d'identifier les besoins de M. Proulx.

Or, même s'il lui a été confirmé qu'il est admissible au Programme d'adaptation de domicile (PAD) de la Société d'habitation du Québec, M. Proulx se lave toujours... à la serviette.

Tant et aussi longtemps qu'un employé du service des permis et de l'inspection de la ville ne se présentera chez lui pour attester que l'évaluation de l'ergothérapeute est conforme aux normes municipales, aucun coup de marteau ne peut être donné.
Marié depuis un an, Jean-Sébastien Proulx a toujours tenté de mener sa vie le plus normalement possible.

«Ce n'est pas toujours évident. Il faut parfois foncer dans le tas», dit-il pour illustrer sa philosophie.
Mais le fait de ne pas encore pu se laver normalement dans sa résidence acquise il y a trois mois déjà commence à miner son moral.
Sa conjointe, qui occupe un emploi à temps plein, doit multiplier les tâches à la maison, y compris celle d'aider son mari à se laver.
«L'attente est longue», dit-il en avouant qu'il aurait bien aimé, lui aussi, que des anges du service des travaux publics débarquent chez lui, samedi matin.
Il fait d'ailleurs remarquer que l'aide offerte généreusement par les employés et les commanditaires dépassent largement le soutien financier octroyé par le PAD.
La subvention maximale pouvant être allouée atteint 16 000 $. C'est le montant que ses propres parents recevaient, en 1991, pour rendre leur maison accessible aux besoins de leurs enfants.
Jean-Sébastien a une soeur aînée également atteinte de l'ataxie de Friedreich.
Rejoint par le Nouvelliste, l'agent d'information à la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, a indiqué que le dossier de Jean-Sébastien Proulx constitue présentement une priorité au sein du service des permis et de l'inspection.
«Dans deux semaines, maximum, tout sera réglé», assure-t-il en expliquant qu'à l'instar des autres municipalités, Trois-Rivières est mandatée par la Société d'habitation du Québec pour administrer le PAD sur son territoire.
«Ce n'est pas nous qui établissons si un dossier est prioritaire ou non, c'est la Société d'habitation du Québec», précise M. Toutant avant de mentionner que cette décision concernant la demande de M. Proulx vient à peine d'être rendue.
D'ici à quelques jours, un inspecteur municipal devrait se rendre chez les programmeur pour y faire la tournée des lieux, le rapport de l'ergothérapeute en main.
«Une fois qu'il a été établi qu'il s'agit d'un dossier prioritaire, tout s'enclenche rapidement pour nous», affirme le porte-parole avant d'indiquer que la demande de M. Proulx, comparativement à d'autres dossiers, a été traité très rapidement.
Enfin, M. Toutant n'est pas surpris que des personnes handicapées souhaitent que l'initiative des «anges des Travaux publics» soit répétée.
La chose est possible. «Après la journée de samedi, on fera le bilan», dit-il en soulignant que si les anges reprennent du service, la Ville continuera de demander à l'organisme Bail-Mauricie de lui suggérer des noms de concitoyens à aider.

 


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