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Mardi 16 février 2010 Numéro 585
Aujourd'hui en veille
Début des travaux de la Commission sur le droit de mourir dignement
Le CRADI réagit aux évènements survenus dans les ressources résidentielles liées au CRDI Lisette-Dupras
Réflexion sur l'intégration des EHDAA en classe ordinaire
Campagne de sensibilisation de l'APQ sur les places de stationnement réservées
Réflexion en lien avec l'acquittement d'un homme épileptique (art. anglais)
Réintégration sociale de patients de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec
Utilisation de l'Internet et des médias sociaux en réadaptation
Air Canada introduit des menus antiallergiques (art. anglais)
Le site Web Major League Baseball maintenant accessible (art. anglais)


Début des travaux de la Commission sur le droit de mourir dignement
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Paru le lundi 15 février 2010 sur Cyberpresse/Le Soleil

Source
www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201002/15/01-950035-audiences-sur-leuthanasie-des-termes-creent-deja-une-divergence.php

Audiences sur l'euthanasie: des termes créent déjà une divergence

Nadia Ross
Le Soleil

(Québec) L'euthanasie est-elle pratiquée ou non dans les hôpitaux québécois? La Commission sur le droit de mourir dignement vient à peine de débuter que déjà cette question divise les fédérations de médecins qui sont venus présenter leur mémoire au Parlement lundi. D'un côté la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) estime que la sédation palliative est une forme d'euthanasie alors que les omnipraticiens, eux, ne sont pas cet avis.

«Le but premier de la sédation est de soulager le patient et cela peut avoir l'effet secondaire de le tuer», lance derechef le Dr Louis Drouin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). «L'euthanasie, c'est un acte dont le but principal est d'anticiper ou de provoquer la mort», nuance-t-il. Dans cette optique, cette pratique n'existe que très peu ici, contrairement à ce que soutiennent, depuis cet automne, les médecins spécialistes.

«Il y a un problème de sémantique au Québec!» lance le Dr Gaétan Barrette au nom de la FMSQ. Pour lui, le fait d'augmenter la dose de sédatif donnée à un patient en fin de vie tout en sachant que cela peut accélérer sa mort est une forme d'euthanasie. Cette perception expliquerait le fait que 81 % des médecins spécialistes disent avoir eu connaissance que l'euthanasie se pratiquait déjà au Québec et ce, à des degrés variables.

Le Dr Barrette est d'ailleurs d'avis qu'il est grand temps que les gouvernements cessent de faire l'autruche et qu'ils créent des balises claires pour permettre à un médecin d'accélérer la mort d'un patient sans craindre d'être poursuivi.

Du côté du Collège des médecins, c'est le débat lui-même qui est remis en question. «Dans la nature de son travail, le médecin est là pour éliminer la souffrance et non pour donner la mort», dit son président, le Dr Yves Lamontagne. Le Collège ne dit pas non d'emblée à l'idée d'écourter l'agonie d'un patient, mais celui-ci préfère parler de «soins appropriés en fin de vie» plutôt que d'euthanasie.

Le Collège annonce sa position en ajoutant que le Barreau aura un rôle important à jouer dans la suite des événements et des suggestions qui viendront de son organisation. «Ils [les gens du Barreau] ont d'ailleurs décidé de s'engager dans la réflexion» et vont créer un groupe de travail à cet effet, a-t-il ajouté lundi lors d'une entrevue au Soleil.

Ainsi, une grande partie du travail de la Commission sera d'obtenir un consensus quant aux définitions des divers éléments inclus dans le débat sur le droit à mourir dignement. Qu'est-ce qui différencie l'euthanasie du suicide assisté, du refus de traitement ou de la sédation palliative? De prime abord, l'euthanasie est vue comme «un acte positif causant la mort d'une personne pour des raisons humanitaires». Et cette action n'est envisageable que si la mort est imminente et irréversible.

Mais, encore une fois, le terme «imminent» est vaste, tout comme le concept d'agonie, prévient Ghislain Leblond, du Collectif Mourir digne et libre. «Ce que je crains, c'est qu'on accole à l'agonie une notion temporelle», dit celui qui est lui-même atteint d'une maladie dégénérative. À la douleur, il ajoute la notion de fierté qu'il faut respecter dans les options de fin de vie.

Le débat sur la question de l'euthanasie vient de franchir une nouvelle étape en passant le seuil du Parlement. Collège des médecins, Fédérations des médecins spécialistes et omnipraticiens et le Collectif Mourir digne et libre ont ouvert le bal lundi et les auditions se poursuivent aujourd'hui et cette semaine. Une trentaine d'experts et organismes seront entendus. La Commission planchera ensuite sur la rédaction d'un document de réflexion pour réaliser une consultation sur la question auprès de la population québécoise à la fin de l'été.

Source
www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201002/14/01-949670-euthanasie-le-monde-medical-en-pleine-reflexion.php

Euthanasie: le monde médical en pleine réflexion

Valérie Gaudreau
Le Soleil

(Québec) Le début aujourd'hui des travaux d'une commission sur le droit de mourir dans la dignité vient coiffer un automne où cette délicate question a été au coeur des débats.

Les enjeux reliés à la fin de vie et à une éventuelle décriminalisation de l'euthanasie au Québec ont fait l'objet d'une réflexion chez les représentants du monde médical ces derniers temps. Trois de ses principales organisations se présenteront d'ailleurs devant les parlementaires dès cet après-midi.

Le Collège des médecins a lancé le bal dès 2006 en mandatant un comité d'éthique clinique de réfléchir à la question. Au printemps, le Collège a promis de donner une réponse aux recommandations du comité en novembre. La conclusion : une ouverture timide au fait que l'euthanasie «devrait faire partie des soins appropriés en fin de vie».

Le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, s'était toutefois gardé de trancher la question, invitant plutôt la société québécoise, mais aussi le Barreau du Québec et l'Ordre des infirmières à accompagner le Collège dans la suite de la réflexion.

Cette annonce de la position du Collège avait été précédée, à la mi-octobre, du dévoilement d'un sondage de la Fédération des médecins spécialistes montrant que 75 % de ses membres étaient «certainement ou probablement» favorables à la légalisation de l'euthanasie dans un contexte bien balisé.

Résultats semblables du côté de la Fédération des médecins omnipraticiens qui s'est livrée au même exercice. Dans les deux cas, les fédérations professionnelles insistaient sur l'importance d'inclure le patient et ses proches dans le processus de décision.
Autant de données qui risquent bien de se retrouver dans les mémoires que chaque organisme défendra aujourd'hui.

Source
www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201002/14/01-949669-audience-sur-leuthanasie-la-fin-de-vie-au-coeur-des-debats.php

Audience sur l'euthanasie: la fin de vie au coeur des débats

Valérie Gaudreau
Le Soleil

(Québec) «Je suis pleinement satisfait. C'est le genre d'exercice qu'on souhaitait. Et il atteint même un niveau plus élevé que ce à quoi on s'attendait.» Farouche militant pour le droit de choisir le moment de sa propre mort, Ghislain Leblond se réjouit de la commission parlementaire sur le droit de mourir dans la dignité qui commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Ancien sous-ministre, Ghislain Leblond, 65 ans, est atteint d'une forme rare de sclérose qui fige progressivement ses membres. Sa tête est toute là, mais la maladie le rend lentement «prisonnier de son corps» depuis plusieurs années.

En entrevue au Soleil en octobre, il avait raconté son expérience avec beaucoup d'émotion et plaidé pour avoir la liberté de décider le moment de partir. Pour son bien et celui de ses précieux proches, disait-il.

Ghislain Leblond avait aussi formulé le souhait de voir le gouvernement mettre sur pied une vaste consultation qui regrouperait tous les partisans et les opposants au droit à l'euthanasie, un terme que plusieurs préfèrent d'ailleurs proscrire du vocabulaire. Un signe de plus montrant à quel point cette question aux enjeux médicaux, légaux, moraux et humains est hautement sensible.
Son voeu exaucé

Avec le début, cet après-midi, des travaux de la commission, Ghislain Leblond voit en quelque sorte son voeu exaucé.
«C'est une étape très importante», estime au téléphone l'homme impliqué dans le collectif Mourir Digne et Libre. Se disant «impressionné par le plan de travail très intense de la commission», il la juge d'autant plus pertinente qu'elle est issue d'une motion unanime adoptée par les élus le 4 décembre.

«Cette commission a la noblesse de s'élever au-delà de la partisanerie, se réjouit M. Leblond. Cela favorisera des débats civilisés.»

Des débats auxquels il prendra part dès aujourd'hui en compagnie d'un autre représentant du Collectif, Yvon Bureau. Ils viendront exprimer leur point de vue aux parlementaires vers 17h20. Tout juste après des organisations aussi importantes que le Collège des médecins et les fédérations médicales. «On est heureux d'être conviés dès le départ», indique M. Leblond.

Jusqu'à jeudi, ainsi que les 8 et 9 mars, la commission présidée par le député libéral de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, entendra une trentaine d'intervenants - experts, organismes, universitaires, éthiciens ou encore spécialistes en soins palliatifs.
Cette première phase d'audience permettra de rédiger un document de réflexion qui mènera à une consultation publique à la fin de l'été.


Source
www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/02/15/002-euthanasie-audiences.shtml 
 
Fin de vie
Plaidoyer pour décriminaliser l'euthanasie

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMQ) demande à Ottawa de décriminaliser l'euthanasie.
C'est le plaidoyer qu'a fait le président de la FMQ, Gaétan Barrette, au premier jour des audiences de la commission parlementaire de la santé et des services sociaux sur le droit de mourir dans la dignité.

Le Dr. Barrette souhaite que le gouvernement fédéral établisse des balises claires qui permettraient au médecin de savoir dans quels cas et dans quelles circonstances il pourrait accélérer le décès d'un patient, sans crainte de poursuites.

« En les soulageant, dans bien des cas, on les aide à mourir mais sur le plan technique, ce n'est pas légal », a déclaré le président de la FMQ.

Le Dr Barrette demande au gouvernement d'agir car selon lui, la population accepte le concept d'euthanasie. Il fait aussi valoir que l'euthanasie, qu'on le veuille ou non, est déjà une pratique courante.

L'automne dernier, un sondage effectué auprès des médecins spécialistes du Québec indiquait que 75 % d'entre eux seraient « certainement ou probablement favorables à la légalisation de l'euthanasie ».

Entendue également lundi, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), qui a déjà dit être ouverte à la légalisation de l'euthanasie, est venue elle aussi plaider pour la mise en place de balises très claires entourant l'euthanasie.
« Il va falloir déterminer à qui ça s'adresse, comment ça s'adresse, comment ça doit être fait », a soutenu le Dr. Louis Godin, président de la FMOQ.

Le Collège des médecins du Québec (CMQ), qui ne s'est pas encore prononcé publiquement sur la question, a été plus nuancé.
« Que le sujet ait son choix à lui, moi je respecte ça. Mais ce qu'on ne veut pas, c'est que le médecin devienne l'exécuteur du choix des autres », a dit le Dr. Yves lamontagne, président du Collège des médecins.

En tout, une trentaine d'experts de tous horizons se prononceront sur l'euthanasie, le suicide médicalement assisté et les soins de fin de vie.

Au cours des prochains jours, ce sera au tour de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, du Conseil des aînés et de nombreux universitaires spécialisés en médecine, en psychologie, en éthique et en théologie.

Les consultations, qui se déroulent jusqu'au 18 février et qui reprendront les 8 et 9 mars, ont pour but d'en arriver à un consensus, qui pourrait devenir la position du Québec sur l'euthanasie. Le gouvernement provincial n'a toutefois pas le pouvoir de la décriminaliser.

Bien qu'elle ne prenne pas position pour le moment, l'Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) publie un dossier sur le sujet par dans son magazine, distribué à ses 53 000 membres. « Nous avons constaté que toutes et tous ne s'entendent pas sur la définition des concepts et des pratiques qui sont en cause. Enfin, plusieurs questions subsistent dans l'esprit des personnes aînées quant aux conséquences possibles d'une légalisation de l'euthanasie, indique la présidente de l'AREQ, Mariette Gélinas. Ce débat ne pourra avoir lieu de façon sereine et ouverte que si les gens sont adéquatement informés. »

À Ottawa, la députée bloquiste Francine Lalonde entend continuer de défendre, à la reprise des travaux, son projet de loi en faveur du suicide assisté.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
 


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