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Mardi 8 juin 2010 Numéro 621
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Cri du coeur d'une dame pour obtenir des services à domicile
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Paru le samedi 5 juin 2010 sur Cyberpresse.ca/La presse

Source
www.cyberpresse.ca/opinions/201006/04/01-4287053-comme-du-betail.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_place-publique_241663_accueil_ECRAN1POS2

Publié le 05 juin 2010 à 06h00 | Mis à jour le 05 juin 2010 à 06h00
Comme du bétail

L'auteure est une criminologue de formation qui réside à Montréal.
La Presse

En raison de contraintes budgétaires, les CLSC font appel à des agences privées pour assurer le soutien à domicile de nombreuses personnes. Depuis 20 ans, je reçois les services de la même agence.
Je suis atteinte d'arthrite rhumatoïde très sévère qui a causé au fil des ans de graves incapacités. Aveugle depuis cinq ans, je me déplace en fauteuil roulant et j'ai besoin d'assistance pour toutes les activités du quotidien (lever, repas, coucher, etc.).

Depuis l'entrée dans ma vie des services de soutien à domicile en 90, j'ai toujours discuté avec les coordonnatrices de l'agence pour éviter que ne soient sans cesse remplacées les auxiliaires familiales et le va-et-vient d'inconnues chez moi. Étant une cliente de longue date de la même agence, celle-ci connaît bien mes besoins et est en mesure d'y répondre adéquatement.

Ainsi, trois des auxiliaires qui travaillent avec moi sont à mes côtés depuis plus de six ans et une quatrième depuis six mois. Ce sont des auxiliaires très expérimentées qui ont à coeur le bien-être des personnes qu'elles aident. Grâce à elles, j'ai pu traverser les périodes de chaos qu'entraîne inévitablement toute perte d'autonomie, demeurer dans mon appartement et continuer à m'impliquer au sein de Kéroul, un organisme qui cherche à rendre accessibles le tourisme et la culture aux personnes handicapées.


Mais cette stabilité nécessaire à ma santé physique et mentale va voler en éclats en raison de la décision du CSSS du Coeur-de-l'Île de faire un appel d'offres pour l'achat d'heures de soutien à domicile. Offre de service, ce terme vous est sûrement familier?!

Le CSSS a décidé de mettre en application la loi 17, en vertu de laquelle tout organisme gouvernemental qui a des relations d'affaires avec le privé doit procéder par appel d'offres. Or, l'offre de service de l'agence qui dispense mes services depuis 20 ans n'a pas été retenue?! En conséquence, je serai comme toutes les personnes qui étaient desservies par des agences dont l'offre de service n'a pas été retenue: transférée à une agence qui a raflé le lot.

Je me sens comme du bétail vendu au plus offrant. Cette pratique est inadmissible, car loin d'améliorer la situation du soutien à domicile, elle fragilise davantage de personnes et augmente la souffrance de citoyens suffisamment éprouvés.

De nombreux rapports font état des sérieuses lacunes du secteur du soutien à domicile. Le manque de financement chronique, la pénurie d'auxiliaires familiales, le taux élevé de roulement du personnel des agences et leur faible rémunération causent de graves difficultés aux personnes qui doivent recourir à ces services: demeurer au lit, sauter des repas, ne pas recevoir les soins nécessaires.

Comment peut-on appliquer les mêmes règles pour bâtir un immeuble, acheter des compteurs d'eau et donner des services d'aide à domicile?

Était-il nécessaire d'agir aussi brutalement?

Les personnes ayant besoin de soutien à domicile doivent-elles payer pour tous les scandales dévoilés récemment? Pour quelles raisons le CSSS n'a-t-il pas tenu compte des bonnes pratiques de certaines agences et du degré de satisfaction des clients?

Des personnes âgées en perte d'autonomie, des personnes malades, des personnes handicapées perdent ainsi des auxiliaires en qui elles ont confiance et qui sont remplacées par des inconnues. Devant ce manque de sensibilité et l'absence de volonté du gouvernement de financer adéquatement le soutien à domicile, personne ne peut se sentir en sécurité. D'autant plus que la durée des contrats étant de trois ans, le CSSS pourrait à nouveau faire un appel d'offres à la fin de ceux-ci.
 


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