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Mardi 15 juin 2010 Numéro 623
Aujourd'hui en veille
Des doutes sur l'efficacité du test de dépistage de la trisomie 21
Contreverse sur le statut bilingue de Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal
L'AQRIPH salue la publication de l'autobiographie d'Érick Bouchard
Jugement de la Cour suprème du Canada concernant la garde en établissement (art. anglais)
Un hôtel avec des chambres répondant aux besoins des enfants autistes (art. anglais)


Des doutes sur l'efficacité du test de dépistage de la trisomie 21
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Paru le mardi 15 juin 2010 sur Canoë.ca/Le Journal de Montréal

Source
http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi?id=683097

Mise à jour: 15/06/2010 07:19
Santé
Le nouveau test contesté

Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal

Le nouveau test de dépistage prénatal de la trisomie 21 ne fait pas l'unanimité. Des médecins montent au front pour dénoncer ce test qu'ils jugent médiocre et qui pourrait représenter un risque pour les femmes enceintes.

Le test offert gratuitement depuis peu consiste en deux prises de sang, l'une entre 10 et 13 semaines et l'autre entre 14 et 16 semaines. On estime qu'on pourra ainsi détecter 75 % des cas.

Or, il existe des tests plus efficaces au privé où on utilise notamment des examens échographiques pour arriver à des niveaux de détection bien plus élevés notamment grâce à la clarté nucale. Des pays comme le Danemark et la France ont opté pour des formules du genre.


Ce test est fait entre la 11e et la 13e semaine de grossesse et donne des taux de détection atteignant 96 %.

Le Dr Miron croit que le gouvernement devrait faire mieux. «Le test proposé ne respecte même pas les normes canadiennes. Il y a une certaine frustration de voir ce qui est en train de se faire. C'est horrifique», lance le Dr Pierre Miron qui a rédigé une thèse sur la détection de la trisomie 21, pas plus tard qu'en avril dernier.


En fait, le test donne un taux de faux positif estimé à 4,8 %, ce qui est au-delà du 3 % recommandé par l'Association des gynécologues obstétriciens du Canada en 2007.

Plainte au Collège

Avec un collègue, le Dr Samir Khalifé, il a déposé une plainte au Collège des médecins du Québec. Ils jugent entre autres que le test est un laboratoire expérimental à large échelle avec les femmes enceintes. Il y a quelques mois, le Dr Miron avait prévenu le ministre de la Santé Yves Bolduc de ne pas aller de l'avant avec ce test. Une de ses collègues a même qualifié le test de cheap à la suite d'une réunion de l'Association des obstétriciens-gynécologues il y a quelques jours.

Malgré tout, le test est disponible dans la région de Québec depuis le 7 juin. Il sera déployé graduellement dans les autres régions. Ce qui inquiète également les deux spécialistes, c'est le fait qu'une femme ne saura pas avant probablement la 16e ou 17e semaine si elle a un enfant trisomique. Une amniocentèse doit suivre les deux prises de sang pour confirmer un cas positif.


Plus de risques pour la mère ?

«C'est quelque chose de pas bon du tout. On va augmenter le nombre de bons bébés qu'on va perdre. Ça va générer des coûts, de l'angoisse, rien que le fait qu'on va faire plus d'amniocentèse », dénonce le Dr Khalifé rattaché à l'Hôpital Royal Victoria.


Les risques de fausse couche lors d'une amniocentèse sont d'environ 0,25 à 0,5 %. Selon les Drs Khalifé et Miron, le fait qu'on utilise un test qui donnera environ 4,8 % de faux positifs augmentera le nombre de femmes qui subiront une amniocentèse pour rien.

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* Le programme est doté d'un budget annuel de 5 millions $.

Copyright © 1995-2008 Canoë inc. Tous droits réservés


Paru mardi 15 juin 2010 sur Canoë.ca/Le Journal de Montréal

Source
http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi?id=683098


Mise à jour: 15/06/2010 07:19
Santé
Le ministère dit privilégier l'universalité

Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal

Le ministère de la Santé se défend d'offrir un test «médiocre» en disant qu'on a dû faire des choix pour permettre à toutes les femmes du Québec d'avoir droit au test de dépistage prénatal.

«Il faut être en mesure de l'offrir aussi bien à Blanc-Sablon que près du CHUQ à Québec ou l'Hôpital Sainte- Justine à Montréal», soutient le Dr Jean-Claude Forest qui a piloté le comité chargé de mettre en place le nouveau programme de dépistage. «On a fait un choix entre une série de compromis. »

Selon lui, certaines régions n'ont pas les res-sources matérielles et l'expertise pour offrir un test échographique en plus des prises de sang.


Il reconnaît toutefois que le nombre de faux tests positifs à 4,8 % reste élevé et qu'il serait souhaitable de le ramener près de la moyenne canadienne d'ici quelques années. Il ne ferme d'ailleurs pas la porte à l'ajout du test de clarté nucale à l'avenir.

Selon lui, il faut d'abord s'assurer de la formation des intervenants pour qu'elle soit garante de qualité. «Le programme qu'on a mis en place est évolutif. On y va avec ce qu'on pense qui est réalisable. On est à l'affût et (disposé à) le changer en cours de route et l'adapter si nécessaire», dit-il. Un comité a d'ailleurs été formé à cette fin.

Pas plus de risques ?

Il rejette toutefois du revers de la main les problèmes liés au choix de subir un avortement tardif. «De toute façon, même avec un test positif à onze semaines, il faut attendre quinze semaines pour l'amniocentèse (test de confirmation). »

Il estime donc que la différence n'est pas significative. «Il y aura toujours bien sûr des femmes qui vont se présenter plus tard et avoir leurs résultats à 18 semaines par exemple, mais ce n'est pas un pourcentage élevé. Pour la majorité, c'est une différence d'une à deux semaines.»

Les médecins se doivent toutefois de bien informer leurs patientes et leur faire signer un consentement écrit avant le test.

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