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Jeudi 17 juin 2010 Numéro 624
Aujourd'hui en veille
La CS de Laval blâmée par la CDPDJ
Éditorial du Devoir sur les services éducatifs
Rapport d'enquête sur les ressources résidentielles liées au CRDI Lisette-Dupras


La CS de Laval blâmée par la CDPDJ
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Paru le mercredi 16 juin 2010 sur Le Devoir

Source
http://www.ledevoir.com/societe/education/291001/commission-des-droits-de-la-personne-une-commission-scolaire-blamee-pour-avoir-neglige-une-eleve-dyslexique

Commission des droits de la personne - Une commission scolaire blâmée pour avoir négligé une élève dyslexique
Lisa-Marie Gervais 16 juin 2010 Éducation

La Commission scolaire de Laval est blâmée pour ne pas avoir fourni les services requis à une élève dyslexique souffrant aussi de troubles de l'audition. C'est du moins ce que rapporte un avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), dont Le Devoir a obtenu copie, au sujet d'une plainte déposée en août 2008 par les parents de la jeune fille, aujourd'hui âgée de 16 ans, qui fréquente l'école Saint-Maxime à Laval.

La commission scolaire doit ainsi verser une somme de plusieurs dizaines de milliers de dollars en dommages moraux aux parents plaignants, Anne Perlo et Yves Jean, ainsi que d'offrir à leur fille Vanessa, «pour le reste de sa scolarisation au secondaire, des services adaptés à sa condition particulière». La Commission scolaire de Laval a jusqu'au 16 juillet pour satisfaire à ces mesures de redressement ou s'entendre avec les plaignants, sans quoi la CDPDJ portera la cause devant les tribunaux.

L'histoire de Vanessa, qui dure depuis plus de huit ans, pourrait ainsi arriver à son dénouement. Elle avait commencé en 2002, alors que la jeune fille, qui était en 3e année du primaire, s'est vu diagnostiquer des problèmes auditifs. L'année suivante, une séance d'observation de la fillette lors d'une dictée où elle se débrouillait sans avoir demandé d'aide lui a valu le retrait des services spécialisés qu'elle recevait. Vanessa a cheminé ainsi jusqu'à sa nouvelle école secondaire, Saint-Maxime, où elle n'a finalement pas reçu l'aide promise, rapporte sa mère, Anne Perlo.

En 2007, un autre diagnostic tombe: Vanessa est atteinte d'une dyslexie dyséidétique et dysorthographique, soit des difficultés importantes dans la compréhension de l'information écrite et en expression écrite. «Les enfants qui ont ce type de troubles d'apprentissage sont invisibles. Dans le cas d'un enfant qui a un retard intellectuel, on voit tout de suite que ça ne va pas à l'école. Mais celui qui a un bon rendement intellectuel mais un handicap précis comme la dyslexie est plus difficile à remarquer. On va penser que l'enfant ne travaille pas assez», a dit Geneviève Maheu, neuropsychologue en cabinet privé, qui a posé le second diagnostic de dyslexie.

Peu d'ouverture

Découragés, les parents de Vanessa ont demandé son transfert vers une autre école, transfert qui n'a jamais eu lieu. Ils ont également engagé à leurs frais Marielle Potvin, une orthopédagogue qui avait pour mission notamment d'aider la jeune ado à se familiariser avec certains logiciels adaptés à son handicap. Lors d'une rencontre avec des membres de la direction pour parler du plan d'intervention de Vanessa, Mme Potvin s'est heurtée à très peu de réceptivité et d'ouverture. «Dans le plan, il y avait des dispositions qui obligeaient Vanessa à assister à toutes les périodes de récupération, qui disaient qu'elle devait faire tous ses travaux, etc. [...] Comme si c'était pour régler le problème. On lui fait porter l'entière responsabilité de l'amélioration en lui disant de faire des efforts. C'est très mal connaître tout le processus d'apprentissage et la gravité de ce problème psychologique-là.»

Selon elle, la direction de l'école ne voulait pas reconnaître le handicap de la jeune fille et a refusé de lui venir en aide. «J'ai demandé [au directeur adjoint] s'il savait que les troubles d'apprentissage de Vanessa constituaient un handicap aux yeux de la loi», a-t-elle raconté. «C'est comme si je lui demandais quelque chose de tout à fait farfelu. Il y a un tel manque d'information. J'ai trouvé la situation tellement désespérante», a-t-elle raconté.

L'orthopédagogue, qui a oeuvré plus de 20 ans au public avant de pratiquer au privé, soupçonne les commissions scolaires de ne pas tenir les orthopédagogues informés sur tout le matériel disponible pour venir en aide aux enfants, de peur que ça engendre de nouveaux coûts. Débordés, les professionnels du milieu de l'éducation n'ont pas toujours le temps ni la compétence et la formation pour aider les enfants en difficulté à s'approprier les outils qui sont mis à leur disposition.

Processus laborieux

L'élève en difficulté est d'abord signalé à un comité par l'enseignant ou un spécialiste. Mais ultimement, c'est la commission scolaire qui décide si l'élève aura besoin de services particuliers. Pour la vice-présidente principale du Syndicat des enseignants de la Commission scolaire de Laval, Claudine Lefebvre, ce processus est laborieux et assorti d'un bon nombre de procédures fastidieuses. «Dans un contexte où on veut l'intégration à tout prix, ça devient difficile», a-t-elle dit. À la Commission scolaire de Laval, au niveau primaire, neuf classes spécialisées ont été fermées et il n'existe aucun groupe pour les élèves âgés de 6 ou 7 ans en difficultés d'apprentissage, ce qui a occasionné l'intégration de 219 élèves de cet âge qui auraient eu besoin d'une classe spéciale, précise-t-elle. «On a des enseignants en dénombrement flottant qui font bien leur travail, sauf que pour plusieurs élèves, une à deux heures par semaine, c'est insuffisant», a insisté Mme Lefebvre.

La Commission scolaire de Laval a informé Le Devoir qu'elle n'est pas autorisée à commenter cette affaire


 


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