::  L'inclusion imagée
::  L'historique
::  La mission
::  Le contenu
::  Un mot sur l'équipe
::  Pour diffuser dans l’Inclusif
::  Contribution volontaire
::  Contactez-nous
L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

Recevoir l’Inclusif :

Se désabonner de l’Inclusif :

Rechercher par date :

:: Dernier numéro :: 2016
:: 2015 :: 2014
:: 2013 :: 2012
:: 2011 :: 2010
:: 2009 :: 2008
:: 2007 :: 2006
:: 2005 :: 2004
:: 2003
:: À voir, à faire
:: Documents de l'inclusif

Rechercher un lien :

:: Autres médias sur le handicap
:: Organismes publics
:: Habitudes de vie
:: Milieu associatif
:: Pages persos
 

 
Jeudi 9 septembre 2010 Numéro 632
Aujourd'hui en veille
Décès d'un homme trisomique et de son frère à Saint-Jude
Subvention à Sphère-Québec pour l'intégration des jeunes ayant des incapacités sur le marché du travail
Sondage sur l'arthrite en milieu de travail
Partenariat entre Viomax et le Centre de réadaptation Marie-Enfant
Vidéo «Nous n'aurons pas d'été cette année»
Facebook, un facilitateur d'intégration sociale
Étude sur l'attitude des chauffeurs de taxis de Washington concernant les chiens d'assistance (art. anglais)


Décès d'un homme trisomique et de son frère à Saint-Jude
»» retour en haut

Paru le mercredi 8 septembre 2010 sur Cyberpresse/Actualité


Source 
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201009/09/01-4313841-le-drame-de-saint-jude-

pourrait-se-reproduire.php
Le drame de Saint-Jude pourrait se reproduire

Catherine Handfield
La Presse
 

«Le drame de Saint-Jude pourrait arriver à n'importe quel parent vivant seul avec son enfant trisomique. Malheureusement, le manque de ressources est si criant que ça risque de se reproduire.»

Père d'un garçon trisomique de 13 ans qu'il élève seul, Sylvain Fortin a été très touché par les circonstances entourant la mort de Jean-Guy et Richard Roy, deux frères dont les corps ont été découverts dimanche à Saint-Jude, en Montérégie.

Jean-Guy Roy, 59 ans, est mort de causes naturelles. Atteint de trisomie 21, son frère Richard, 46 ans, est mort quelques jours plus tard, probablement de faim ou de soif.

Hier, La Presse a révélé que la famille communiquait souvent avec les deux frères. Malgré les conseils de ses proches, Jean-Guy Roy n'osait pas demander l'aide du CLSC.

«Comme Jean-Guy, plusieurs parents ont un réseau restreint pour les soutenir», constate Sylvain Fortin, président de la Société québécoise de la trisomie 21.

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'un tel drame survient. À l'automne 2004, Tracy Liston, une femme trisomique de 41 ans, est morte dans son logement de Montréal après le suicide de son frère aîné. La pathologiste avait conclu que c'était probablement faute de nourriture.

Geneviève Labrecque, présidente du conseil d'administration du Regroupement pour la trisomie 21, souligne à quel point il est important d'être bien entouré quand on s'occupe d'un enfant trisomique. Une responsabilité qui revient selon elle aux parents, mais aussi à la famille, aux voisins et au réseau de la santé.

Mme Labrecque s'étonne de ce que le CLSC ne soit jamais intervenu auprès des frères Roy. L'an dernier, la directrice générale de la municipalité de Saint-Jude avait pourtant téléphoné au CLSC pour s'informer des services disponibles. Elle avait constaté que Jean-Guy avait besoin d'aide pour entretenir sa maison, qui était délabrée.

Le CLSC n'a jamais communiqué avec les frères Roy, a confirmé Claude Dallaire, directeur des communications du CSSS Richelieu-Yamaska. Il explique que, pour intervenir, le CLSC doit recevoir une demande de service formelle ou un signalement selon lequel une personne est en danger.

«Le CLSC aurait quand même pu faire un tour pour constater la situation», estime Geneviève Labrecque, qui déplore le peu de ressources financières consacrées aux soins de première ligne.

Mère d'un garçon trisomique de 6 ans, Mme Labrecque se désole du caractère rigide du système de santé québécois, qui peine à s'adapter aux besoins particuliers. Selon elle, plusieurs parents se perdent dans les dédales administratifs lorsqu'ils souhaitent obtenir des services.

«Bref, nous sommes laissés à nous-mêmes, résume Sylvain Fortin. Plusieurs parents angoissent en pensant à ce qui arrivera lorsqu'ils ne seront plus là.»

Les funérailles des frères Roy auront lieu samedi matin à la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, à Saint-Hyacinthe (2200, rue Girouard Ouest). La famille recevra les condoléances à 9h30.

En l'honneur de Richard Roy, qui adorait danser, la famille fera jouer une chanson country qu'il affectionnait. La Société québécoise de la trisomie 21 invite les personnes trisomiques et leurs proches à la cérémonie. Au Québec, plus de 10 000 familles sont touchées par la trisomie.

SRC.CA/Montréal - le 7 septembre 2010

Source : www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2010/09/07/003-St-Jude-aide-deces.shtml

Drame de Saint-Jude
Beaucoup de questions sans réponse

Le fait que deux frères aient pu mourir sans que quiconque s'en aperçoive dans un petit village de la Montérégie soulève de troublantes questions.

Rappelons que, dimanche, un membre de la famille Roy a découvert le corps de Jean-Guy Roy et celui de son frère lourdement handicapé, Richard. Les deux frères se trouvaient dans leur petite maison de St-Jude, non loin de St-Hyacinthe. La personne qui a fait la macabre découverte s'inquiétait de ne pas avoir eu de nouvelles des deux frères depuis un moment.

Les deux hommes sont morts de cause naturelle. Leurs corps se trouvaient dans un état de putréfaction avancée.
Jean-Guy Roy, 59 ans, était analphabète. Son frère Richard, 46 ans, souffrait de trisomie 21. Il était entièrement dépendant de son aîné. Les résultats des autopsies révèlent que Jean-Guy est décédé le premier et que Richard est mort par la suite.

De nombreux témoignages révèlent que les deux frères vivaient dans un isolement quasi complet. Ils habitaient pourtant au coeur du village de Saint-Jude. Un voisin prêtait main-forte à Jean-Guy Roy de temps en temps et servait de confident à ce dernier.

Jean-Guy Roy aurait affirmé à de nombreuses reprises à ce voisin qu'il n'était pas question pour lui de placer son frère en institution.

Il semble que Jean-Guy Roy avait toujours refusé l'aide des services sociaux. Le Centre de santé et de services sociaux de la région n'a toujours pas commenté l'affaire.

« Comment se fait-il qu'on vive au milieu d'un village et que personne ne se préoccupe de savoir ce qui nous arrive? », s'alarme Lorraine Doucet, conseillère au Regroupement pour la trisomie 21.

Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, rappelle que quelqu'un qui est « apte » à prendre soin de lui-même peut de son propre chef refuser de l'aide. Paul Brunet affirme cependant qu'une enquête du coroner s'impose afin de faire la lumière dans cette affaire.

Paru mercredi 8 septembre 2010 sur LCN.CA

Source
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/09/20100908-222419.html


Mise à jour : 08/09/2010 22:24

Laval
Une coop pour handicapés intellectuels
TVA Nouvelles

La mort tragique de Richard Roy atteint de trisomie relance tout le débat sur la prise en charge des déficients intellectuels par leurs proches. À Laval, des familles ont innové en mettant sur pied la coopérative d’entraide Entre-Nous. Il s’agit d’une première au Québec.
::encart:: Les parents souhaitaient un milieu de vie stable pour leurs enfants handicapés intellectuellement.

«Nos enfants vivent dans leur maison et c'est le plus beau rêve qu'on ne pouvait pas souhaiter», explique une mère. À un moment donné, il faut bien que je me rende à l'évidence que je vieillis et qu'il faudra bien que quelqu'un d'autre s'occupe de ma fille.»

Il y a des responsables 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 à la coopérative. Ce sont des employés du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Normand-Laramée, les éducateurs aussi. Ce centre est associé à la coop lavalloise depuis les débuts.

«Si ma fille était ailleurs. Elle n'aurait pas une cenne de plus ou de moins ailleurs, ce serait pareil. Alors, les argents donnés ici sont les mêmes que dans toutes les ressources», souligne une mère.

La coopérative exige beaucoup d'implication de la part de ses membres. «On est toujours à la recherche de financement, de dons pour faire des travaux d'entretien ou améliorer certaines choses», poursuit la mère.

Six handicapés intellectuels de 23 à 53 ans vivent à la coop Entre-Nous.

( TVA Nouvelles)


Fermer la fenêtre

Copyright © 1998-2008 Groupe TVA inc. - Tous droits réservés
Une réalisation de Canoe.ca

 


»» retour à liste des articles
 
 
Conception site Web: www. graphigne.com tous droits réservés © 2017 l'inclusif