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Jeudi 7 octobre 2010 Numéro 643
Aujourd'hui en veille
Le Parti libéral du Canada promet de mieux soutenir les aidants naturels
Reconnaissance d'un CCTT-PSN pour favoriser l'intégration scolaire et professionnelle
Le Commissaire à la santé et au bien-être du Québec consulte sur les services en santé mentale
Le petit nombre de personnages ayant des incapacités dans les séries télé américaines (art. anglais)


Le Parti libéral du Canada promet de mieux soutenir les aidants naturels
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Paru le mardi 5 octobre 2010 sur Le Devoir

Source
www.ledevoir.com/politique/canada/297507/michael-ignatieff-promet-d-aider-les-aidants-naturels

Michael Ignatieff promet d’aider les aidants naturels
Hélène Buzzetti 5 octobre 2010 11h09 Canada

Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pour le moment, le congé de compassion est peu utilisé.

Ottawa — Les prisons ou les aidants naturels. C’est ainsi que le Parti libéral du Canada présentera le choix s’offrant aux citoyens lors du prochain scrutin. Michael Ignatieff dévoile ce matin un important pan de son programme électoral, une aide annuelle d’un milliard de dollars pour appuyer les personnes s’occupant d’un aîné en perte d’autonomie ou d’un proche en fin de vie.

Le programme comporte deux volets. Le premier s’adresse aux personnes voulant s’absenter du travail pour accompagner dans la mort un proche en phase terminale. Le PLC promet de porter à six mois le congé de compassion financé à même la caisse d’assurance-emploi.

Un tel congé de compassion existe déjà depuis 2004, mais sa durée n’est que de six semaines. En outre, pour y avoir droit, le proche du malade doit obtenir une attestation médicale qu’il n’a plus que six mois à vivre. Une telle attestation constitue pour bien des malades une abdication à laquelle peu se résolvent. À preuve, dit le Parti libéral, le congé n’a jusqu’à présent été utilisé que par environ 5000 personnes chaque année. Un seul congé par mourant est autorisé.

Le nouveau congé de six mois pourrait être utilisé sous forme intermittente au cours d’une année. Le Parti libéral convoquera aussi des représentants du milieu médical pour trouver une nouvelle formule d’attestation afin que le médecin n’ait plus besoin de confirmer aux fonctionnaires l’espérance de vie du mourant.

Les modalités de qualification de l’aidant resteront les mêmes, soit d’avoir travaillé au moins 600 heures. Les six mois pourront encore être partagés entre plusieurs proches voulant s’occuper d’un même malade. Par exemple, chacun des trois fils d’un homme pourrait prendre deux mois de congé pour s’en occuper.

Soutien aux soins à domicile

L’autre volet du programme libéral consiste en un soutien financier aux personnes prodiguant des soins à domicile à un proche. Un crédit d’impôt remboursable d’un maximum de 1350 $ par année sera versé à quiconque offre de tels soins à la maison ou au domicile du proche. Le crédit sera versé, même si la personne ne paye pas d’impôt ou ne travaille pas. Sa valeur diminuera à mesure que le revenu familial augmente et sera nul pour tout revenu familial de 106 000 $ ou plus.

«Pour nous, il s’agit de renforcer les familles», explique une source libérale proche de l’élaboration du programme. «Notre priorité n’est pas de bâtir des prisons ou de réduire les impôts des entreprises, c’est d’aider la classe moyenne à se donner des choix.»

Le Parti libéral calcule que ces deux promesses coûteront un milliard de dollars par année, soit 750 millions de dollars pour le crédit d’impôt remboursable versé à 600 000 personnes et 250 millions $ pour le congé de compassion. Dans ce dernier cas, le PLC juge ses calculs très conservateurs dans la mesure où il a pris pour acquis que 30 000 personnes s’en prévaudront, soit six fois plus qu’à l’heure actuelle. Bien que l’argent sera pris à même la caisse d’assurance-emploi, le PLC n’augmentera pas les cotisations au régime pour le financer. Il y versera plutôt des sommes prises à même les revenus généraux du gouvernement.

Le milliard nécessaire proviendra ainsi de l’annulation de la baisse d’impôt prévue pour les entreprises le 1er janvier prochain. Le gouvernement conservateur a en effet prévu de faire passer ce taux de 18 % à 16,5 %, ce qui se traduira par une perte de revenu de 1,7 milliard de dollars chaque année. Le taux d’imposition corporatif est maintenant 25 % inférieur à celui des États-Unis, calcule le Parti libéral.

Le Parti libéral est d’autant plus satisfait de son programme qu’il lui permet à la fois de parler de questions sociales -l’aide aux aidants naturels- sans empiéter sur les champs de compétence des provinces. «L’assurance-emploi et les crédits d’impôt sont entièrement de notre compétence», assure un des concepteurs du programme. «Ensuite, chaque province offre les services d’aides de leur choix. L’offre de service varie d’une province à l’autre.»

Paru jeudi le 7 octobre 2010 dans le Devoir

Source
www.ledevoir.com/politique/canada/297596/michael-ignatieff-un-premier-pas

Michael Ignatieff - Un premier pas
Josée Boileau 7 octobre 2010 Canada
Il était temps pour les libéraux de Michael Ignatieff de frapper un grand coup, après une tournée estivale qui a revigoré le chef et lui a donné, pour la rentrée parlementaire, une véritable étoffe dont on a pris la mesure lors du vote sur le registre des armes à feu. Sa promesse touchant les aidants naturels a fait mouche, mais il en faudra davantage pour convaincre les électeurs.

Les stratèges libéraux ont su susciter l'attention médiatique mardi, avec un engagement plausible (le soutien aux aidants naturels); chiffré (un milliard de dollars par an); qui évite les chausse-trappes constitutionnelles (il n'y a pas d'empiétement sur les pouvoirs des provinces puisqu'il n'est pas question d'une aide aux soins directs mais d'un soutien financier via l'assurance-emploi et les crédits d'impôt). Pour parler de cette promesse, on avait de plus flanqué aux côtés du chef Michael Ignatieff un sympathique couple de Gatineau, où la dame prend soin de son conjoint, atteint du cancer.

Mais comme le chef libéral n'est pas au pouvoir, comme on n'est pas non plus en campagne électorale, cette belle promesse aurait pu aussi passer à côté de sa cible. Le vrai succès de l'opération est en fait venu d'un élément que ne pouvaient prévoir les libéraux: l'absolue désinvolture avec laquelle les conservateurs ont accueilli la nouvelle.

Pour prendre soin de leurs proches qui sont malades, la solution est très simple, a exposé la ministre des Ressources humaines, Diane Finley: «La plupart des employés ont des vacances qu'ils peuvent utiliser.» La niaiserie d'une telle réponse avait été justement illustrée lors du point de presse de M. Ignatieff: la dame de Gatineau qui l'accompagnait a, au cours des cinq dernières années, pris toutes ses vacances pour s'occuper de son conjoint!

Au terme de la rencontre avec les médias, elle a d'ailleurs éclaté en sanglots en lançant un «Je suis tellement fatiguée» que tous les aidants naturels comprendront. Pour des libéraux soucieux de se distinguer des conservateurs et de «faire un choix clair envers les familles canadiennes de la classe moyenne», comme le disait leur chef, l'exercice venait dès lors d'être gagné haut la main.

Mais il en faudra bien plus face aux troupes de M. Harper. Les valeurs privilégiées par la classe moyenne ne sont pas si nettes. Le premier ministre a fait le pari de la loi et l'ordre, ce qui séduit aussi une part importante de cet électorat. Il peut aussi miser sur la bonne tenue économique du Canada, confirmée par chaque nouveau classement international — c'était le cas encore hier dans un rapport du FMI. Qui se souviendra que les conservateurs ont en fait profité du redressement économique effectué au préalable par le libéral Paul Martin lorsqu'il était ministre des Finances? Surtout si, comme ils l'ont encore fait mardi, les conservateurs s'en prennent aux coûts des promesses libérales. Il faudra être fort pour résister à l'assaut!

Au Québec, où les libéraux doivent faire des gains pour aspirer au pouvoir, le programme social-démocrate ne démarquera pas le Parti libéral de son principal adversaire, le Bloc québécois. Là aussi, c'est plutôt l'image d'un chef déterminé, prêt à aller au front pour ses principes, qui pourrait modifier la donne. Mais ce n'est pas ce que l'on a retenu jusqu'à maintenant de M. Ignatieff, qui a souvent louvoyé dans ses prises de position depuis son arrivée à la tête du PLC en décembre 2008.

Toute belle soit-elle, ce n'est pas une annonce qui fait la constance. Et c'est encore sur cette dernière que les stratèges libéraux doivent travailler.
 


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