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Vendredi 8 octobre 2010 Numéro 644
Aujourd'hui en veille
Forte augmentation de la consommation de ritalin
Projet pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques
Campagne belge pour démystifier le handicap
Signature de deux lois américaines touchant les personnes ayant des incapacités (art. anglais)
L'AMEIPH à l'émission Des gens comme les autres


Forte augmentation de la consommation de ritalin
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Paru le vendredi 8 octobre 2010 sur Canoë.ca/Journal de Montréal

Source
http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi?id=752748

Mise à jour: 08/10/2010 04:22
Ritalin
16 millions de pilules en seulement six mois

Sébastien Ménard
Journal de Montréal

Les experts ont beau s'inquiéter, la consommation des médicaments de la famille du Ritalin ne ralentit pas au Québec, bien au contraire. En six mois, il s'est vendu plus de 16 millions de pilules dans la province, du jamais vu.

«Ça démontre que les gens pensent encore que les difficultés des enfants se règlent presque obligatoirement en passant par le système médical, alors que dans beaucoup de cas, c'est un soutien éducatif qui devrait être offert», déplore le docteur en neurosciences Joël Monzée, un expert de la question.

Des données obtenues auprès de la firme IMS Brogan révèlent que les Québécois ont consommé 16206149 comprimés de méthylphénidate, la famille du Ritalin, au cours des six premiers mois de 2010.

Le recours à ces médicaments, prescrits pour traiter le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), augmente d'année en année.

Depuis 2007, le nombre d'ordonnances a bondi de 54% et le nombre de comprimés, de 27%.

Même si le Québec compte moins du quart de la population canadienne, il accapare plus de 44% des prescriptions et au-delà de 35% des pilules consommées au pays. Ces proportions augmentent de mois en mois, a constaté le Journal.

Au début de l'été, Joël Monzée a fait paraître un livre dans lequel il qualifiait de «dopage scolaire» la consommation grandissante des médicaments de la famille du Ritalin pour contrôler des élèves considérés «dérangeants» en classe.

Les statistiques obtenues par le Journal tendent à confirmer son analyse, juge-t-il.

«Il faut arrêter de penser qu'un médicament va régler nos problèmes de société, martèle M. Monzée. Présentement, on préfère financer des compagnies pharmaceutiques et des intérêts étrangers, au lieu de financer un support adéquat dans nos CLSC et dans nos écoles.»

Parfois incontournable

La psychopédagogue Christiane Sylvestre, une mère de deux enfants qui oeuvre dans un collège privé de la Montérégie, est un peu plus nuancée.

«Je ne suis ni pour, ni contre la médication, si ce n'est pas le seul moyen qui est mis de l'avant. Pour un de mes enfants, la médication reste incontournable dans la vie», souligne-telle.
Mme Sylvestre craint cependant que beaucoup de jeunes soient diagnostiqués à tort avec un TDAH, ce qui signifierait qu'ils se font prescrire des médicaments dont ils n'ont pas besoin.

«Ça m'inquiète un peu, avoue la psychopédagogue. Il ne faut pas conclure trop hâtivement à la présence d'un déficit d'attention. Un enfant qui manque d'attention à l'école, il n'y a rien de plus probable que ça, lance-t-elle. C'est une chose d'observer des symptômes chez un enfant, encore faut-il qu'on ne puisse pas les expliquer autrement que par un TDAH.»

Christiane Sylvestre fait valoir que les jeunes d'aujourd'hui «sont dans la rapidité des jeux électroniques, dans l'instantanéité. » «C'est sûr qu'ils vont présenter une batterie de symptômes qui ressemblent au TDAH», estime-t-elle.

À son avis, il faudrait songer à «outiller» les enfants à mieux gérer leur inattention, avant de conclure qu'ils ont besoin d'être médicamentés.

Sensibiliser les écoles

Joël Monzée constate depuis peu que des dirigeants de commissions scolaires s'inquiètent de la proportion grandissante d'élèves qui se font prescrire des psycho-stimulants, et cherchent des moyens de renverser la vapeur.

«Il faut espérer que chacun s'approprie le problème, dit l'expert. Si les gens sur le terrain ne sont pas conscients du problème, rien ne va arrêter.»

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TDAH et Ritalin

* Le TDAH désigne un trouble du déficit de l'attention, avec ou sans hyperactivité.
* Les symptômes se divisent en deux grandes catégories : l'inattention, qui peut se manifester par des oublis fréquents, une difficulté à s'organiser et à soutenir son attention, et l'hyperactivité, que l'on peut déceler chez une personne agitée et qui a du mal à rester en place.
* Les médicaments de la famille du Ritalin sont de plus en plus prescrits à des adultes.
* Des étudiants en consomment aussi, durant les périodes d'examen, pour améliorer leurs performances.

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