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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

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Mardi 26 octobre 2010 Numéro 650
Aujourd'hui en veille
Rencontre des partenaires en éducation: Des solutions mises de l'avant
Bilan de la Ministre de la rencontre des partenaires
La FSCQ souhaite des suites concrètes à la Rencontre des partenaires en éducation
La FEA désire un nouveau modèle d'intégration scolaire
La FCPQ félicite les partenaires en éducation pour l'effort de concertation
Éditorial de La Presse sur la rencontre des partenaires en éducation
Éditorial du Devoir sur la rencontre des partenaires en éducation
Il faut penser un autre modèle d'intégration scolaire
La Fédération des cégeps observatrice malgré l'augmentation des EHDAA dans les cégeps
Le milieu collégial déçu de ne pas être à la rencontre des partenaires en éducation
La CREPUQ souhaite que l'expertise universitaire sur les EHDAA soit mieux connue
Des nouveaux trains de l'AMT inaccessibles aux personnes en fauteuil roulant (art. anglais)
L'INLB rappelle les défis de traverser la rue quand on a une déficience visuelle


Rencontre des partenaires en éducation: Des solutions mises de l'avant
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Paru le mardi 26 octobre 2010 sur Cyberpressee/Le Soleil

Source
www.ledevoir.com/societe/education/298791/rencontre-des-partenaires-beauchamp-rejette-l-integration-a-tout-prix

Rencontre des partenaires - Beauchamp rejette l'intégration à tout prix
Les écoles privées devront faire davantage pour les élèves en difficulté, croit la ministre
Lisa-Marie Gervais 26 octobre 2010 Éducation

Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pour la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, «il ne faut pas se dire que le succès de l’éducation d’un enfant handicapé ou en difficulté est d’intégrer 100 % de ces enfants dans la classe régulière cinq jours par semaine».
La ministre de l'Éducation aurait souhaité un consensus «le plus large possible» sur la question de l'intégration des élèves en difficulté, mais elle ne l'aurait eu que partiellement. Néanmoins, au terme de cette journée de discussions, elle a déjà pris position sur un bon nombre de points, et le plan de match devrait être prêt en juin 2011.

Il n'y aura pas d'intégration à tout prix, et des formules «à la carte» devront être proposées aux élèves handicapés et en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA). Quant aux écoles privées et celles qui ont des vocations particulières, elles devront faire davantage pour intégrer les EHDAA.

Voilà quelques annonces, somme toute audacieuses, qu'a faites la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, à l'issue de la rencontre des partenaires d'hier en se disant bien consciente qu'elle allait heurter les sensibilités des groupes défendant l'intégration de tous. «Il ne faut pas se dire que le succès de l'éducation d'un enfant handicapé ou en difficulté est d'intégrer 100 % de ces enfants dans la classe régulière cinq jours par semaine. C'est un faux débat. Il faut accepter que, parfois, ces enfants sont mieux dans une classe spécialisée. Et encore, il y a un modèle ou l'enfant est dans une classe régulière, car il réussit très bien en français, mais il peut parfois être dans une autre classe», a expliqué la ministre lors d'un point de presse en fin de journée.

Elle entend également «s'asseoir» avec les écoles privées, car elle admet qu'elles ont un engagement social à assumer pour l'intégration et la rétention des enfants en difficulté. «Mais, assurément, il y a une obligation de résultat», a indiqué la ministre en insistant sur le devoir de rétention de ces élèves. «Certaines personnes du milieu scolaire vous diront qu'on les intègre et qu'aux examens de secondaire 4 et 5, on fait comprendre subtilement que l'enfant serait mieux d'aller dans une autre école, car on ne veut pas faire chuter les résultats. Il faut les admettre et les faire réussir.»

Baliser l'intégration

La ministre Beauchamp a également retenu d'autres idées qui ont rallié un grand nombre de la trentaine de groupes invités, soit celle de l'importance d'élaborer un canevas de plan d'intervention impliquant tous les intervenants autour de l'enfant, à commencer par les parents afin de faciliter le suivi si celui-ci change d'école ou de commission scolaire. La notion de «contrainte excessive», qui est en quelque sorte la limite de l'intégration, sera balisée. «Je sais que je vais déranger et bousculer», a reconnu la ministre de l'Éducation en soulignant que la Loi sur l'instruction publique permet d'aborder cette question. Toutes ces consultations, que ce soit avec les écoles privées et publiques ou au sein des comités paritaires patronaux-syndicaux prévus dans la convention collective, devront être terminées d'ici juin 2011.

Et pas question d'ajouter des ressources budgétaires alors qu'il n'est pas de modèle d'intégration qui fasse consensus. «En fait, j'ai compris qu'on aurait besoin de plus de temps pour intervenir de la bonne façon, ça me fait dire qu'il y a encore du travail à faire dans la lutte à la bureaucratie scolaire», a constaté la ministre.

Enfin, elle a noté qu'il n'y avait pas eu non plus de consensus sur la question de la formation des enseignants. Certains voudraient qu'ils soient mieux formés pour répondre aux besoins des enfants en difficulté, alors que d'autres, en particulier les syndicats d'enseignants, y sont farouchement opposés.

Des réactions positives

Dans les couloirs du Centre des congrès, où avait lieu la rencontre, les réactions positives abondaient hier à l'issue du discours de clôture de la ministre. «Je ne veux pas devenir jovialiste, mais elle a l'air d'y croire», s'est réjoui Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec. «Je dirais que 80 % du message a été entendu. Mais il y a un noeud sous l'angle des ressources budgétaires», a-t-il ajouté en parlant du manque à gagner de 800 millions pour rattraper la moyenne canadienne des investissements par personne.

La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard, parle d'une journée «très constructive». Elle reconnaît qu'il y a des discussions à continuer, entre autres sur un sujet qui a été abondamment évoqué: l'arrimage entre le ministère de l'Éducation et le ministère de la Santé et des Services sociaux dans le dossier de l'intégration. «En réponse à ça, ce sont les plans locaux, mais il y a plus que ça. Je prends l'exemple de la CSDM qui doit traiter avec huit CSSS. C'est complexe. De l'autre côté, vous avez la Fédération des directions d'école qui veut des postes de CLSC dans les établissements.»

En marge du forum, des syndicats ont manifesté, tout comme le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec déçu de ne pas avoir été invité. «Le portrait n'est pas complet», a estimé Suzanne Daneau, la porte-parole et directrice de la Boîte à lettres à Longueuil. Pour elle, le problème dépasse le cadre de l'école et se situe dans la pauvreté et l'exclusion. 
 

Paru mardi 26 octobre 2010 sur Cyberpresse.ca/Le Soleil

Source :
www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201010/25/01-4336073-le-prive-doit-dire-oui-aux-eleves-en-difficulte.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-le-soleil_section_ECRAN1POS4
Le privé doit dire oui aux élèves en difficulté

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve
Daphnée Dion-Viens
Le Soleil
 

(Québec) Au terme d'une rencontre fort attendue dans le réseau de l'éducation, la ministre Line Beauchamp a présenté hier sa feuille de route pour faciliter l'intégration des élèves en difficulté dans les classes ordinaires, qui a connu des ratés jusqu'à maintenant. En plus de promettre des balises claires, la ministre demande aux écoles privées et publiques qui sélectionnent leurs élèves de faire une place à ceux qui éprouvent des difficultés.
Plus d'une centaine de participants étaient réunis hier à Québec lors de la première rencontre des partenaires en éducation pour débattre de la délicate question de l'intégration. Présentement, seulement 25 % des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation et d'apprentissage - les fameux EHDAA, dans le jargon scolaire - réussissent à décrocher un diplôme. «Comme ministre de l'Éducation, je me dois d'envoyer un signal que oui, s'il y a des choses à bouger, si je dois déranger, je vais le faire», a affirmé d'entrée de jeu Mme Beauchamp.

Après avoir entendu le point de vue de la trentaine d'organismes présents hier - des regroupements d'enseignants, de directeurs d'école et de cadres scolaires en passant par les représentants des personnes handicapées ou souffrant de troubles d'apprentissage -, la ministre Beauchamp a présenté son plan de travail en «cinq axes», basé sur les «consensus» dégagés au cours de la journée. «L'échec n'est pas une option», a-t-elle lancé.

Mme Beauchamp a tout d'abord l'intention «d'interpeller» le réseau des écoles privées, qui sélectionnent massivement leurs élèves, afin de «revoir leur mode de fonctionnement» pour qu'elles admettent des enfants handicapés ou en difficulté. Sans aller jusqu'à menacer de leur couper les vivres, la ministre a affirmé en point de presse que ces écoles n'auront pas le choix de s'adapter et qu'elles devront travailler à assurer la réussite de ces élèves.


Le même appel a été lancé aux écoles publiques qui sélectionnent leurs élèves inscrits dans des programmes particuliers, comme l'éducation internationale, le sport-études ou des concentrations en arts. «Je n'admettrai jamais que l'on décrive cela comme un nivellement par le bas. Pour moi, la question d'admettre des élèves avec des difficultés, c'est tout le contraire. C'est tirer tout le monde vers le haut», a affirmé Mme Beauchamp.

Une plus grande ouverture des écoles privées et publiques qui sélectionnent leurs élèves permettrait un meilleur équilibre dans le réseau scolaire, estime Mme Beauchamp, en évitant de concentrer les élèves en difficulté uniquement dans les classes ordinaires, comme c'est le cas présentement.

Des balises

La ministre de l'Éducation a par ailleurs promis d'établir - d'ici juin - des lignes directrices pour encadrer l'intégration des élèves en difficulté dans les classes ordinaires sans porter atteinte aux autres élèves. À bout de souffle, les profs réclament depuis des années des balises qui permettraient d'alléger leur travail au quotidien. «Je suis très consciente que cet enjeu-là peut faire peur à certains représentants d'enfants qui ont des handicaps ou des difficultés, mais il est quand même important. Il faut entendre la situation comme elle est», a indiqué Mme Beauchamp.

Sans aller jusqu'à préciser comment, la ministre a affirmé qu'il fallait envisager ces balises «sous un angle qualitatif» et non pas seulement quantitatif.

La ministre a par ailleurs répété, comme elle l'avait déjà indiqué en entrevue au Soleil, qu'elle refusait que le débat sur l'intégration ne se résume à deux seuls choix, la classe spécialisée ou l'intégration dans la classe ordinaire. «Pour moi, la définition de l'intégration ne se résume pas à cinq jours par semaine dans une classe régulière», a-t-elle lancé. Il peut y avoir d'autres formules hybrides, comme des classes-répit où l'élève est retiré du groupe ordinaire pour certaines matières seulement, a-t-elle expliqué.

Pour faciliter la collaboration avec les parents, le ministère de l'Éducation élaborera par ailleurs un canevas de plan d'intervention, cet outil qui permet aux écoles de déterminer de quels types de services spécialisés un élève a besoin. Présentement, il existe de grandes disparités entre les écoles, ce qui rend les transitions difficiles entre le primaire et le secondaire.

Mme Beauchamp veut aussi renforcer la collaboration avec le milieu de la recherche et l'arrimage entre le réseau de l'éducation et celui de la santé.

À tous ceux - et ils ont été nombreux - qui ont réclamé hier davantage de ressources pour aider les élèves en difficulté, la ministre leur a répondu une fois de plus qu'avant d'additionner des ressources, il faut d'abord revoir les façons de faire.

En 2008-2009, le gouvernement Charest a investi 1,8 milliard $ dans des ressources consacrées aux élèves handicapés ou en difficulté.
 


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