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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

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Jeudi 28 octobre 2010 Numéro 651
Aujourd'hui en veille
Les suites de la Rencontre des partenaires en éducation
La FPPE-CSQ commente certains propos de la ministre de l'Éducation
L'ACSQ trace un bilan positif de la Rencontre des partenaires en éducation
Une mère inquiète pour l'avenir de son fils ayant de lourdes incapacités
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L'émission Kilomètre zéro aborde l'isolement des personnes ayant des incapacités
Invitation du RAPLIQ au dévoilement des résultats des Journées de l'accessibilité


Les suites de la Rencontre des partenaires en éducation
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Paru le mercredi 27 octobre 2010 sur Cyberpress.ca/La presse

Source
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201010/26/01-4336453-une-integration-controversee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1

Publié le 27 octobre 2010 à 00h00 | Mis à jour à 09h17

Une intégration controversée
Louise Leduc
La Presse

L'idée de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, qui compte demander aux écoles privées et publiques à vocation particulière d'intégrer les élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage, soulève les passions.
«C'est pitoyable», lance Alain Marois, président de l'Alliance des professeurs de Montréal. À la Commission scolaire de Montréal, dit-il, 27% des élèves sont en difficulté.

Pour lui, c'est de la pensée magique que d'imaginer qu'on peut intégrer les enfants sans ajouter d'argent.

De l'argent, il en faut: pour embaucher des spécialistes, pour réduire la taille des classes, pour remettre au goût du jour les fameuses «classes spéciales», sur lesquelles les fonctionnaires lèvent trop le nez, selon M. Marois, orthopédagogue de formation.

 

C'est dire l'ampleur du fossé qui sépare la ministre Beauchamp du syndicat d'enseignants le plus important de Montréal: l'Alliance qui favorise le retour des classes spéciales, la ministre qui prône l'intégration.

Solutions personnalisées

Lise Bibaud, directrice générale de l'Association québécoise des troubles d'apprentissage, salue pour sa part l'ouverture d'esprit et la rapidité de réaction de la ministre, «qui promet que tout sera en place dès la prochaine année scolaire».

L'Association ne revendique pas l'intégration à tout prix, insiste Mme Bibaud, mais plutôt l'évaluation des problèmes de chaque élève et l'application de solutions personnalisées. «Il peut même arriver que l'intégration de l'élève dans une classe ordinaire soit la solution idéale à un moment donné et que d'autres solutions s'imposent quelques années plus tard. L'important, c'est de ne pas donner dans le mur-à-mur et d'offrir un continuum de services.»

Coûteux, non? «Le Ministère verse déjà de fortes sommes d'argent aux commissions scolaires. Commençons par voir la façon optimale d'utiliser cet argent. Je suppose qu'il sera possible d'en avoir un peu plus au besoin», répond Mme Bibaud.

Catégorisation à tout crin

Jean-Louis Portal, directeur du secondaire au Collège français de Montréal, en a, lui, contre la catégorisation à tout crin. Les dyslexiques, dont on parlait beaucoup il y a quelques années, ne sont-ils pas très nombreux à devenir présidents d'entreprise? demande-t-il.

Et où situer les problèmes de comportement, dans tout cela? demande M. Portal. À son avis, les collèges privés peuvent peut-être intégrer plus d'élèves en difficulté d'apprentissage, mais ils demeurent mal outillés pour faire face aux comportements vraiment problématiques.

Ce qui se trouve au coeur de ce débat, dit Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (qui regroupe les deux tiers des enseignants du Québec), c'est la composition des classes. Quand on retire des classes tous les meilleurs éléments - happés par le privé ou par les écoles publiques à vocation particulière -, on en arrive à ceci: 10 ou 15 élèves en difficulté face à une enseignante complètement débordée.

Les collèges privés sont prêts à admettre plus d'élèves en difficulté, conclut pour sa part Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés. Encore faut-il, fait-il observer, qu'ils reçoivent des subventions en conséquence

Paru mercredi le 27 octobre 2010 sur Cyberpress.ca/La presse

Source
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201010/27/01-4336485-a-travers-les-mailles-du-filet-dhier-a-aujourdhui.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4336453_article_POS2

Publié le 27 octobre 2010 à 07h08 | Mis à jour à 07h08


À travers les mailles du filet, d'hier à aujourd'hui
Louise Leduc
La Presse
 

Deux voitures parcourent telle distance à telle vitesse. En combien de temps franchiront-elles le fil d'arrivée?
«Mais monsieur, de quelle couleur sont les voitures, au juste?»

Marie-Anne* se souvient avec amusement des questions de l'élève autiste qu'elle a eu dans sa classe durant tout son secondaire, dans une école privée. Il ne dérangeait ni les élèves ni les professeurs: au contraire, il avait le don, dit-elle, de dérider la classe au bon moment par ses questions «pas rapport». Mais il n'y en avait pas plusieurs. Il n'y en avait qu'un.

L'ironie de l'affaire, c'est que le jeune autiste - que suivaient de près des spécialistes payés par les parents - a décroché son diplôme sans que jamais l'école ne gonfle ses notes. Et elle, Marie-Anne, qui avait des problèmes d'apprentissage plus «ordinaires» - doublés de problèmes de santé -, a fini par échouer en troisième secondaire et par être expulsée. Tout ça, dit-elle, «alors que mes parents payaient 4000$ par an pour l'inscription, en plus des séances de récupération. Il fallait payer, payer et payer, et jamais je n'ai senti que mon collège avait vraiment à coeur de m'aider».


Du privé au public

Rose, elle, a aujourd'hui 40 ans. Le débat actuel sur l'intégration des élèves en difficulté a aussi une résonance toute particulière pour elle. Au primaire, elle a changé d'école cinq fois. Ses parents ne l'aidaient jamais à faire ses devoirs. En plus, avoue-t-elle, elle n'était pas des plus zélées. «Heureusement, j'avais une personnalité attachante et rieuse et, au primaire, je finissais souvent par être le chouchou de l'enseignante!»

Au secondaire, ça s'est gâté. À son test d'admission à l'école privée, quand on lui a demandé de brosser le portrait de sa meilleure amie, elle s'est mise à dessiner. Autour d'elle, personne ne dessinait. Elle s'en est rendu compte, et la surveillante l'a gentiment renseignée: par «portrait», on n'entendait pas «dessin», mais «description». En mots.

Elle a été admise, à son grand dam, et elle conserve à ce jour un horrible souvenir de ces enseignants pas pédagogues pour deux sous qui rendaient les examens en annonçant à voix haute les notes de chacune. «Mon père, sans méchanceté, m'avait dit que, dans la vie, il fallait une première, mais aussi une dernière. J'étais celle-là, et il me fallait toute une carapace pour essuyer échec après échec. Je me souviens même d'avoir eu 18% à un examen!»

On l'a fait redoubler. Elle a fini par aller à l'école publique où, du jour au lendemain, elle s'est mise à récolter des 80%. «C'était tellement plus facile!»

Un déménagement subséquent aux États-Unis lui a finalement fait goûter à la «classe spéciale», dans le cours d'anglais. L'horreur. «Je regardais autour de moi et je ne voyais que des abrutis! Je me suis mise à pleurer. Je me demandais vraiment ce que je faisais là!»

Sa conclusion? «Je pense tout simplement qu'il faut éviter de mettre des enfants dans des groupes beaucoup plus forts qu'eux ou, à l'inverse, dans des groupes qui les tirent vers le bas.»

* Les prénoms sont fictifs

Paru mercredi le 27 octobre 2010 sur Cyberpress.ca/La presse

Source
www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/michele-ouimet/201010/27/01-4336473-la-fin-dun-tabou.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4336485_article_POS2

Publié le 27 octobre 2010 à 06h35 | Mis à jour à 06h35


La fin d'un tabou
Michèle Ouimet
La Presse
 

Je me suis pincée, lundi, quand j'ai lu la déclaration de Line Beauchamp. C'est la première fois qu'une ministre de l'Éducation ose interpeller l'école privée.
Lundi, Line Beauchamp a déclaré qu'elle était prête à «bousculer les écoles privées et les écoles publiques sélectives pour qu'elles intègrent davantage d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage», les fameux EHDAA. La ministre a brisé un tabou.

Car le sujet est tabou. Et il l'a toujours été. Tous les ministres de l'Éducation et tous les premiers ministres, libéraux et péquistes confondus, ont toujours refusé de remettre en question les généreuses subventions versées au privé.

Non seulement le gouvernement refuse-t-il de toucher au privé, mais il ne veut même pas en discuter. Tabou, archi-tabou. On se met la tête dans le sable et on fait le mort en s'imaginant qu'il n'y aura pas d'effets pervers. Tout va très bien, madame la marquise. Pourtant, Dieu sait que tout ne va pas bien.


Pendant qu'on balayait le problème sous le tapis, le privé siphonnait les meilleurs éléments. Aujourd'hui, un élève sur trois fréquente une école secondaire privée dans l'île de Montréal. Il y a 15 ans, c'était un élève sur cinq. Plus le privé grossit, plus l'école publique faiblit; plus le public se dégrade, plus les parents fuient vers le privé. C'est le principe de la saucisse Hygrade.

Combien d'élèves iront au privé dans 10 ans? Un sur deux? Il faut être naïf pour s'imaginer que la fuite vers le privé s'essoufflera. Au contraire, elle risque de s'amplifier, car l'école privée tire sa force de la faiblesse de l'école publique.

Pour stopper l'hémorragie, l'école publique a multiplié les projets particuliers: danse, musique, arts, sport, langue, école internationale. Elle a voulu se défendre à armes égales avec le privé. Elle aussi a commencé à sélectionner les meilleurs élèves. Ce double écrémage est en train de tuer l'école publique «ordinaire».

Dans une classe «normale» d'une école «ordinaire», on peut facilement trouver trois ou quatre élèves EHDAA, auxquels il faut ajouter six ou sept élèves à risque. Faites le calcul: c'est pratiquement la moitié de la classe qui est en difficulté. Méchant défi pour l'enseignant, qui ne reçoit qu'une aide d'appoint: un orthopédagogue par-ci, un psychologue par-là. Où sont les locomotives, les élèves motivés, brillants? Au privé ou dans les projets particuliers qui pullulent au public.

Les enseignants s'épuisent. Comment maîtriser une classe quand un élève qui souffre du syndrome de la Tourette crie huit fois «va chier!» à tue-tête, que des redoublants ne comprennent pas les explications répétées trois fois et que l'autiste s'enferme dans son monde?

Aujourd'hui, l'école publique craque, et c'est le problème des EHDAA qui fait sauter la marmite. On ne peut plus faire semblant. L'éléphant est non seulement dans le magasin de porcelaine, mais il est en train de briser la vaisselle. Lundi, la ministre Beauchamp a été suffisamment lucide - et courageuse - pour l'admettre. On va bousculer, a-t-elle promis. Fort bien, mais encore faut-il savoir comment bousculer.

* * *

L'intégration à tout prix: une lubie de la réforme. Une autre. Comme l'élimination du redoublement. C'était l'époque où le Ministère croyait sottement qu'une décision bureaucratique pouvait éliminer une réalité.

L'idée d'intégrer les élèves en difficulté aux classes ordinaires est excellente, mais intégrer à tout prix ne tient pas la route. Surtout avec le sous-financement des écoles publiques. Selon la CSQ, il manque 700 millions par année dans le réseau, si on compare avec la moyenne canadienne. Moins d'argent, donc moins de ressources, moins d'orthopédagogues et de psychologues pour une école à bout de souffle.

Le privé doit faire sa part, nous dit la ministre. Le privé ne s'y oppose pas, mais il y a un os. S'il accepte des EHDAA, il voudra aussi le financement qui y est rattaché. Les élèves en difficulté seront répartis plus équitablement entre le privé et le public, mais l'enveloppe budgétaire, elle, ne bougera pas.

Le privé, explique Gérald Boutin, spécialiste des questions d'intégration à l'UQAM, n'a ni l'expertise ni la culture pour s'occuper des EHDAA. Il faudra donc former les enseignants. Mais qui dit formation dit argent. Et de l'argent, il n'y en a pas assez. On tourne en rond.

«Si on force les écoles privées à accepter des EHDAA sans leur donner les moyens nécessaires, on fait de l'intégration sauvage», précise le professeur Boutin.

L'intégration sauvage est un échec. C'est ce que fait l'école publique depuis 10 ans: intégrer à tout prix. Et comme le Québec ne fait jamais les choses à moitié quand il se lance dans une réforme, les classes-répit et les classes-ressources ont été jetées avec l'eau du bain.

Autre problème, ajoute M. Boutin: en confiant de nouvelles responsabilités à l'école privée, on lui donne une plus grande légitimité, on la conforte dans son rôle.

Et on ne remet pas en question son existence.

Il n'y a pas 56 000 solutions: Québec doit injecter davantage d'argent. Pourquoi ne pas abolir les subventions à l'école privée?

Paru mercredi le 27 octobre 2010 sur Canoë.ca

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/10/20101026-231707.html

Mise à jour: 26/10/2010 23:17
Éducation
Élèves en difficulté: les écoles privées prêtes à faire plus

(Agence QMI)
Régys Caron


La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a prévenu, lundi, les écoles qui sélectionnent systématiquement les élèves les plus doués qu’elles devront dorénavant faire de la place aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage et d’adaptation. © Agence QMI
QUÉBEC - Le réseau des écoles privées du Québec se dit prêt à accueillir plus d’élèves en difficulté dans ses écoles primaires et secondaires à condition que la ministre de l’Éducation leur verse plus d’argent.
Instruire un élève handicapé ou en difficulté requiert plus d’argent qu’un élève régulier en raison de l’intervention de professionnels (orthopédagogues, psychopédagogues, etc.) que sa condition nécessite.

«On est prêts à prendre plus d’élèves handicapés, mais il faudra accorder les ressources nécessaires. Nous ne sommes pas le frère André», affirme le président de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP), Jean-Marc Saint-Jacques.

La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a prévenu, lundi, les écoles qui sélectionnent systématiquement les élèves les plus doués qu’elles devront dorénavant faire de la place aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage et d’adaptation, que le système scolaire identifie comme les élèves EHDAA. L’intention est d’aider le réseau des écoles publiques à soutenir ces clientèles plus lourdes.

Bien qu’on retrouve dans le secteur public (financé à 100 % par l’État) des écoles qui sélectionnent des élèves pour certains programmes de douance, les écoles les plus sélectives se trouvent majoritairement dans le réseau privé. Ces établissements occupent les premières places au palmarès des écoles.

«Environ 10 % de nos écoles sélectionnent leurs élèves», reconnaît le président de la FEEP. Il serait souhaitable, suggère M. Saint-Jacques, de permettre à certaines de ces écoles de demeurer sélectives. «Je ne pense pas qu’on aiderait les élèves en difficulté en les intégrant à ces écoles», dit-il.

Le réseau des écoles privées québécoises compte 13 écoles spécialisées dans l’accueil des élèves classifiés EHDAA. Ces écoles accueillent environ 3200 élèves, précise Auguste Servant, porte-parole de la FEEP. De plus, certaines écoles secondaires privées accueillent des élèves qui ont un an de retard scolaire.

«Les élèves ayant du retard scolaire comptent pour 5 % de notre clientèle et on est prêts à en faire plus», précise Jean-Marc Saint-Jacques. Même chose pour les élèves handicapés, à condition que le MELS verse plus d’argent.

M. Saint-Jacques se montre plus hésitant au sujet des élèves dits à risque. Il donne l’exemple d’enfants hyper actifs qui accusent un déficit d’attention et à qui on doit donner du Ritalin. Ces élèves ne font l’objet d’aucun financement d’appoint. «Si on a un peu de soutien (financier), on pourrait en accueillir un peu», dit-il.

Les écoles privées subventionnées reçoivent 60 % de leur financement du ministère de l’Éducation.
 


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