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Mardi 2 novembre 2010 Numéro 652
Aujourd'hui en veille
L'AISQ réagit au portrait de l'intégration scolaire véhiculé par les médias
Les troubles d'apprentissage: Un handicap invisible


L'AISQ réagit au portrait de l'intégration scolaire véhiculé par les médias
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Paru le dimanche 31 octobre 2010 sur Cyberpresse/Le Soleil

Source :
www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201010/28/01-4337072-ecole-cherche-eleve-handicape-pour-projet-inclusif.php 
 
«École cherche élève handicapé pour projet inclusif»
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Afin de faire échos aux articles parus dans différents médias concernant l'épineuse question de l'inclusion des élèves en difficulté à la classe régulière, l'Association pour l'intégration sociale (Région de Québec) (AISQ) tient à faire la lumière sur certains propos fraternisant avec le préjugé.

Tout d'abord, précisons que les élèves regroupés dans l'appellation «EHDAA» incluent effectivement des élèves handicapés (déficience intellectuelle, motrice, auditive, visuelle, etc.), mais également des élèves présentant des troubles de comportement, des déficits de l'attention, de l'hyperactivité, etc.

En effet, il est important de spécifier que les élèves présentant une déficience intellectuelle ou un handicap quelconque ne sont pas, à eux seuls, responsables de la lourdeur de la tâche des enseignants, considérant que leur nombre représente un faible pourcentage d'élèves inclus en classe régulière. De plus, les statistiques recueillies par notre organisme auprès du ministère de l'Éducation ne nous permettent pas d'observer une hausse du taux d'inclusion à la classe régulière, mais de constater une légère baisse de celui-ci parmi les enfants présentant une déficience intellectuelle.

Plusieurs facteurs entrent ici en considération, notamment le fait que les meilleurs élèves du secteur public fréquentent davantage les classes de type P.E.I. ou de sports-études, les écoles secondaires publiques désirant se faire compétitives avec le secteur privé. Comme les meilleurs ne font plus partie de la classe régulière, cela cause nécessairement une augmentation du ratio d'élèves HDAA dans ces groupes.

Nous comprenons que les enseignants puissent se sentir surchargés lorsqu'ils se retrouvent avec une classe où entre 20% et 50% (selon les milieux et les dires des enseignants) des élèves présentent certaines difficultés. L'AISQ est d'accord à ce que ce ratio soit abaissé. Outre l'impact de diminuer la surcharge des enseignants, cela favoriserait la réussite même des élèves HDAA qui se verraient recevoir un meilleur enseignement dans un climat plus propice aux apprentissages et à la vie de groupe.

Nul n'est besoin cependant de renforcer les préjugés selon lesquels l'inclusion en classe régulière d'enfant handicapés se fait au détriment des autres élèves. Cette méthode ne fait qu'augmenter l'intolérance autant du corps enseignant que des parents d'enfants dits «réguliers» et ferme la porte à un projet de société inclusive. Les parents dont l'enfant bénéficie d'une éducation inclusive dans la classe régulière doivent pouvoir choisir cette voie de plein droit et en toute conscience. L'enfant doit être bien accueilli et doit recevoir les adaptations nécessaires à son cheminement. De leur côté, les enseignants ont droit à des conditions de travail réalistes afin d'offrir un climat et un enseignement de qualité. L'AISQ est convaincue que ce mariage est possible, tel que vécu dans les milieux anglophones où l'inclusion relève d'un projet-école se caractérisant par l'implication et la collaboration des élèves, des enseignants, de la direction et de la commission scolaire.

Comme organisme communautaire dédié à la promotion et à la défense des droits des personnes vivant avec une déficience intellectuelle et leur famille, nous sommes en mesure d'être témoins de belles réussites quant au projet éducatif qui vise à inclure un élève vivant avec une déficience intellectuelle à la classe régulière.

À cet effet, l'AISQ lance cette année le projet «École inclusive» qui vise à reconnaître les écoles qui vivent une expérience positive d'inclusion scolaire en accueillant un ou des élèves vivant avec une déficience intellectuelle dans une classe régulière. Les parents auront jusqu'en janvier pour soumettre la candidature de l'école de son enfant. Parmi les nominés, l'une d'elle se verra décerner, pendant la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle (mars 2011), une plaque commémorative qu'elle apposera à l'intérieur de son établissement. L'AISQ souhaite ainsi que l'inclusion à la classe régulière représente dorénavant une fierté plutôt qu'un fardeau.

Marie Boulanger-Lemieux, directrice
Association pour l'intégration sociale (région de Québec)
 


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