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Jeudi 13 janvier 2011 Numéro 666
Aujourd'hui en veille
Avis de la CPDDJ sur les chiens d'assistance pour les enfants présentant un TED
Pénurie de psychologues dans le réseau de la santé et des services sociaux
Réflexion du président de la FPPE-CSQ concernant la pénurie de psychologues
La Protectrice du citoyen demande une enquête sur le lucentis
Le gouvernement du Canada en appel de la décision sur l'accessibilité du Web (art. anglais)
À 21 ans, un jeune adulte donne un sens à la vie après sa scolarisation
Des arrêts d'autobus inaccessibles à Toronto


Avis de la CPDDJ sur les chiens d'assistance pour les enfants présentant un TED
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Paru le mercredi 12 janvier 2011 sur Cyberpresse/actualité

Pour voir l'avis
www2.cdpdj.qc.ca/publications/Documents/Chiens_assistance_Enfants_TED.pdf 


Source
www.newswire.ca/fr/releases/archive/January2011/12/c9968.html

Enfants présentant un trouble envahissant du développement - LE CHIEN D'ASSISTANCE CONSTITUE UN MOYEN POUR PALLIER LE HANDICAP, SELON LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE ET DES DROITS DE LA JEUNESSE

MONTRÉAL, le 12 janv. 2011 /CNW Telbec/ - Le chien d'assistance pour enfants présentant un trouble envahissant du développement (TED) constitue un moyen de pallier le handicap au sens de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, selon un avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, rendu public aujourd'hui.

Cette reconnaissance permet aux enfants présentant un TED accompagnés d'un chien d'assistance de revendiquer le droit d'avoir accès, sans discrimination, à des lieux publics ou à des moyens de transport et d'obtenir des biens ou des services ordinairement offerts au public.

Considérant le contexte particulier dans lequel s'inscrit l'utilisation de ces chiens, la Commission reconnaît ces mêmes droits aux parents d'enfants présentant un TED lorsqu'ils sont accompagnés du chien, mais non de l'enfant. De plus, s'appuyant sur le droit à des conditions de travail exemptes de discrimination, elle leur reconnaît le droit d'amener le chien d'assistance à leurs lieux de travail, à moins de contrainte excessive.

« C'est un pas de plus vers une meilleure intégration et reconnaissance des droits des enfants présentant un TED et de leurs parents », a indiqué le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, monsieur Gaétan Cousineau, lors d'une séance d'information tenu aujourd'hui à Montréal, en présence de la Fondation Mira.

Des études ont démontré que la présence d'un chien d'assistance bénéficie sur plusieurs plans aux enfants présentant un TED. Il pourrait notamment les inciter à augmenter leurs interactions sociales, à modifier positivement leur comportement et à réduire leur isolement social. Les déplacements de l'enfant à l'extérieur du domicile seraient également améliorés par la présence du chien, leur procurant ainsi une plus grande autonomie.

Monsieur Cousineau a également tenu à saluer les efforts déployés par les organismes spécialisés offrant des chiens d'assistance aux enfants présentant un TED, notamment la Fondation Mira. Il les a encouragés à poursuivre leur travail de sensibilisation afin que les chiens d'assistance soient reconnus comme moyen de pallier le handicap.

L'avis, intitulé « Le chien d'assistance pour enfants présentant un trouble envahissant du développement : moyen pour pallier le handicap au sens de la Charte des droits et libertés de la personne », est disponible sur le site Web de la Commission au www.cdpdj.qc.ca.

Personne-ressource :

Julie Lajoye
Bureau : 514 873-5146 ou 1 800 361-6477 poste 230
Cellulaire : 514 795-0736
julie.lajoye@cdpdj.qc.ca


Paru jeudi 13 janvier 2010 dans Le Devoir

Le chien pour percer la bulle des autistes
Louise-Maude Rioux Soucy 13 janvier 2011 Santé

Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Spécialement formée pour intervenir auprès des enfants souffrant d’un trouble envahissant du développement (TED), Syrah (sous la table) pourra désormais faire son travail de chien d’assistance sans être inquiétée en vertu d’un avis favorable rendu hier par la Commission des droits de la personne.

Les chiens d'assistance sont plus que les yeux des aveugles ou les jambes des handicapés, ils peuvent aussi devenir un outil d'intervention précieux pour les parents qui élèvent un enfant aux prises avec un trouble envahissant du développement (TED) comme l'autisme. Un droit reconnu hier par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

À quatre ans, Olivier n'est pas le genre d'enfant avec qui on peut tenir une conversation. Jusqu'à tout récemment, le petit autiste non verbal n'avait même jamais manifesté d'intérêt pour le langage. Jusqu'à ce qu'une grosse boule de poils noirs nommée Syrah fasse irruption dans sa bulle. Et lui délie un peu la langue.

«Dès l'arrivée de Syrah, on a vu qu'Olivier voulait s'impliquer, ce qui a eu pour effet de développer son intérêt pour le langage», raconte sa mère, Angela Leuzzi. Lui qui n'avait jamais interpellé personne, pas même sa mère, interpelle maintenant régulièrement sa compagne de jeu formée exprès pour lui par la Fondation Mira. La chienne lui permet en quelque sorte d'affronter le monde plus sereinement.

Du coup, c'est toute la dynamique familiale qui s'est transformée. Faire face à une petite foule sans crise est désormais possible. Avec de la préparation, bien entendu, précise Mme Leuzzi. «Aller chercher une simple boîte de céréales est une épreuve qui peut être facilitée si j'ai l'occasion de bien répéter la séquence avec le chien.»

D'où l'importance pour Angela Leuzzi d'avoir toujours le chien auprès d'elle, au travail, comme à l'épicerie ou au CPE. Ce qui n'est pas nécessairement donné d'avance. Si l'enseignante a eu pleine latitude à son travail, on lui a en effet refusé l'accès de plusieurs endroits à cause de sa nouvelle compagne à quatre pattes: à la mairie, dans une résidence pour personnes âgées et même au CPE de son fils. Des témoignages comme ceux-là, la Fondation Mira en entend quotidiennement.

Mais la prochaine fois qu'on voudra lui refuser le passage, Mme Leuzzi aura un argument de taille pour défendre ses droits. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en effet émis un avis qui confirme que le chien d'assistance constitue un moyen efficace de pallier un handicap comme le TED. Ce faisant, elle reconnaît à l'enfant le droit d'avoir accès sans discrimination à des lieux publics. «Un droit qui vaut aussi pour ses parents puisque ce sont eux qui ont la responsabilité du chien», ajoute Karina Montminy, conseillère juridique à la Commission.

À la Fondation Mira où l'on a déjà formé près de 180 chiens spécifiquement pour cette clientèle, l'avis confirme ce que la science a déjà démontré, soit que le chien d'assistance peut changer concrètement la vie d'un petit TED comme celle de sa famille. «Le chien est un excellent réducteur de stress et d'anxiété. On l'a démontré en mesurant le taux de cortisol, une hormone associée au stress, qui est moins élevé chez les enfants qui peuvent compter sur cet outil d'intervention bien particulier», raconte Noël Champagne, directeur de la recherche et du développement chez Mira.

L'enfant en retire beaucoup de bénéfices connexes. Il dort mieux, a moins de comportements perturbateurs et accroît ses habiletés de sociabilisation et d'interaction avec son environnement. «On reproche souvent aux autistes d'être dans leur bulle, mais les gens hésitent souvent à les approcher, par malaise ou par peur de susciter des crises, raconte Angela Leuzzi. Avec le chien, le contact avec le monde extérieur est plus facile. Les gens vont d'abord s'intéresser au chien et, ce faisant, ils entrent en relation avec l'enfant, mais par le chien.»

Pour les familles, c'est aussi le gage d'une nouvelle latitude qui permet de faire des choses auparavant impensables. «Les rendez-vous médicaux étaient des cauchemars presque garantis avec Olivier, raconte la mère de deux garçons. [...] Depuis que nous y allons avec Syrah, tout se passe en douceur. À quatre ans, ils ont pu prendre ses mesures pour la première fois. Avant, c'était impossible tellement il se débattait. La crise pouvait durer une heure, parfois plus.»

Pour la Fondation Mira, l'avis rendu public reconnaît enfin l'apport du chien d'assistance dans la vie des jeunes TED et leur famille. Et surtout la nécessité de permettre aux parents d'être accompagnés dans leur quotidien par le chien, que l'enfant y soit ou non. «Le chien ne doit pas être laissé seul plus de quatre heures, autrement, il perd ses acquis», explique Noël Champagne.

D'où l'importance de permettre son accès dans tous les lieux publics que fréquente la famille. En la matière, le président de la Commission, Gaétan Cousineau prône «une position d'ouverture». «Va-t-on dire à une personne aveugle de faire son épicerie sans son chien? Ça n'a pas de sens. [...] Il y a d'ailleurs bien plus d'occasions qui permettent des accommodements raisonnables que l'inverse. Et c'est cette ouverture-là que nous souhaitons voir l'emporter.»

Au Québec, le recours au chien d'assistance pour les TED est très récent, soit quelques années à peine. Outre Mira, une deuxième fondation a décidé d'exploiter ce créneau, soit la Fondation PACCK. Leur expertise est reconnue dans le milieu médical, notamment par le CHU Sainte-Justine. Cela dit, Québec ne s'est pas encore engagé à subventionner l'acquisition ou l'entretien d'un chien pour les TED comme il le fait pour les aveugles ou les personnes à mobilité réduite. «C'est notre prochaine bataille», a promis hier Noël Champagne.
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Paru mercredi 12 janvier 2011 sur Cyberpresse.ca

Source :
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201101/12/01-4359503-feu-vert-au-chien-pour-autistes.php 
 
Feu vert au chien pour autistes

Mathieu Perreault
La Presse

Les autistes devraient pouvoir amener leur chien d'assistance avec eux dans les endroits publics, selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

De tels chiens sont fournis depuis quelques années aux enfants souffrant de trouble envahissant du développement par la Fondation Mira. En 2009, la Fondation a demandé à la Commission de se pencher sur des plaintes de parents s'étant vu refuser l'accès de garderies ou d'autres lieux publics avec leur chien d'assistance.

«Ces chiens sont entraînés à être sociables», explique Noël Champagne, psychologue à la Fondation Mira. «Ils ne peuvent pas être laissés à la maison pendant la journée. Les parents doivent les amener au travail pendant que leur enfant est à la garderie. On ne peut pas non plus les laisser dans l'auto pendant deux heures pendant qu'on fait les courses.»

La fondation Mira a fourni 180 chiens à de tels enfants et a une liste d'attente d'un an pour ce service. Chaque chien coûte 20 000$ à entraîner. Selon des études, qui ont notamment été faites par M. Champagne, les chiens diminuent le niveau de stress chez les enfants.

L'avis de la Commission est le premier du genre à être rendu au Canada. D'autres organismes, en Ontario et dans certains États américains, fournissent aux autistes des chiens d'assistance.
 


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