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Jeudi 20 janvier 2011 Numéro 669
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Le probléme de l'accès aux CPE pour les enfants ayant des incapacités
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Le probléme de l'accès aux CPE pour les enfants ayant des incapacités
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Paru le mercredi 19 janvier 2011 sur Canoë.caa/Le Journal de Montréal

Source
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/01/20110119-061100.html

Témoignage
De l'aide pour Alexia
Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal
19/01/2011 06h11



La mère de la petite Alexia est submergée de messages de sympathie et d'offres d'aide depuis que Le Journal a parlé de ses difficultés à trouver une place en garderie.

«C'est comme un feu roulant depuis quelques jours. Je reçois beaucoup d'appels, des offres... C'est vraiment fou», raconte la maman d'Alexia Simeone, Cyndy Duguay, qui doit rencontrer plusieurs personnes au cours des prochains jours.

Samedi, Le Journal rendait compte du témoignage de Mme Duguay, qui se disait désespérée de voir les portes se fermer devant elle lorsqu'elle tentait de trouver une place en garderie pour sa fille, atteinte d'un retard de développement.

Depuis, le téléphone et les courriels ne dérougissent pas.

«On est en contact avec beaucoup de gens. Ça devrait se régler bientôt», dit-elle.

Plusieurs des offres que Mme Duguay reçoit proviennent de garderies privées non subventionnées, qui offrent le service, mais à 25 $ par jour, comme Émilie Godin, une éducatrice privée de Repentigny, non loin de Le Gardeur, où demeure la famille d'Alexia.

«J'ai une petite fille de trois ans qui vient à ma garderie depuis juillet qui présente aussi un retard mental et physique. Elle marche, mais ne parle pratiquement pas et sincèrement je n'ai aucun problème avec elle. Je l'ai acceptée sans hésiter, car pour moi, la discrimination ne se fait pas surtout vis-à-vis un enfant», soutient Mme Émilie.

D'autres histoires d'horreur

Le témoignage de Cyndy Duguay a aussi touché des dizaines de parents d'enfants avec divers handicaps qui sont passés à travers les mêmes problèmes d'accès aux CPE, comme Chantale Gaudreau, dont la fille de quatre ans, Jessica Maria est atteinte de paralysie cérébrale.

«Après sa première année de fréquentation du CPE, la direction a commencé à nous dire que Jessica Maria demandait beaucoup de soins et que ça coûtait très cher pour la garder. Nous avons donc fait appel au ministère de la Famille pour une subvention qui nous a été refusée sous prétexte que nous n'avions pas démontré suffisamment les besoins de Jessica. Apparemment Jessica Maria n'a pas besoin de soutien... Elle ne marche pas, ne parle pas, ne mange pas toute seule, elle est dépendante de nous pour tout. Voyant qu'aucune aide ne venait du gouvernement, le CPE a commencé à nous demander beaucoup d'argent pour garder notre fille (10 000 $ par année), sinon on nous présentait poliment la porte...»

Une autre mère, Nadine, de Québec, raconte s'être fait dire que «les CPE ne sont pas là pour des enfants ayant des besoins particuliers, mais pour retourner les mamans sur le marché du travail».

Un CPE se défend

Cependant, un CPE situé dans le secteur de la famille d'Alexia s'est défendu d'avoir jamais fait preuve de discrimination.

«C'est loin d'être un obstacle pour nous. Il se peut qu'en milieu familial, certaines responsables de garde aient plus de difficulté à accueillir ces enfants, ce qui est dû à leur isolement ou leur méconnaissance. Toutefois, nous comptons plusieurs milieux familiaux qui accueillent des enfants à besoins particuliers et nos agentes conseil et des professionnels leur apportent l'aide voulue», a indiqué Sophie Vincent, directrice générale du CPE Le Chat Perché.

Selon elle, il ne faut pas que les parents d'enfants vivant avec des handicaps tentent de cacher cette réalité.

«Un conseil que je voudrais dire à la maman, c'est de ne pas cacher la différence de sa fille, au contraire, si elle frappe à la bonne porte, ça ne peut que l'aider», soutient-elle.
 


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