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Mercredi 14 avril 2010 Numéro 700
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La famille Barlagne sera expulsée du Canada en juillet en raison des incapacités de Rachel
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La famille Barlagne sera expulsée du Canada en juillet en raison des incapacités de Rachel
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Paru le mercredi 13 avril 2011 sur The Associated Press

Source :

www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5hExrn2uNwdqXsjE5oxGmfHQjorKw?docId=6550712 
 
Un couple français menacé d'expulsion au Canada

MONTREAL — Un couple français est menacé d'expulsion au Canada en raison de la paralysie cérébrale de leur fille cadette. Il va exhorter jeudi le ministre de l'Immigration Jason Kenney à leur octroyer sans tarder un permis de séjour permanent pour des raisons d'ordre humanitaire, rapporte le quotidien "Le Devoir".

A moins d'une volte-face, David et Sophie Barlagne seront expulsés avec leurs deux enfants au mois de juillet, soit six ans après leur arrivée au Québec.

Alors que la campagne électorale fédérale bat son plein, les parents, tous deux d'origine guadeloupéenne, vont demander à l'ensemble des partis politiques de prendre formellement position sur le dossier.

La demande de résidence permanente de la famille Barlagne a été rejetée en septembre 2008 parce qu'une de leurs deux filles, Rachel, atteinte de paralysie cérébrale, est considérée comme un "fardeau excessif" pour les services sociaux.

Dans une lettre publiée dans l'édition de mercredi du quotidien montréalais "Le Devoir", un médecin physiatre spécialisé en réadaptation pédiatrique, Pierre Marois, soutient qu'il s'agit d'une "décision absurde, honteuse et très inquiétante qui nous ramène 50 ans en arrière".

"Bien qu'elle ait de la difficulté à parler et à marcher, elle a un pronostic fonctionnel extrêmement favorable (...) Les besoins de Rachel n'exigent pas une contribution financière importante de la part de l'Etat", souligne le médecin traitant de la jeune fille.
Le sort de la famille Barlagne, dont la demande de révision judiciaire de leur dossier a été rejetée à la mi-mai 2010 par la Cour fédérale, repose désormais entre les mains du ministre de l'Immigration.

"Rachel n'est pas un fardeau excessif. Le fardeau excessif provient plutôt d'une bureaucratie déconnectée et d'une loi qu'il faut changer de façon urgente", conclut le Dr Pierre Marois.

A cet égard, la députée néo-démocrate de Trinity-Spadina, Olivia Chow, avait présenté, à la mi-juin 2010, un projet de loi à la Chambre des communes pour amender la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés afin de mettre fin à la "discrimination" que subissent les personnes handicapées aspirant à immigrer au Canada.

"Le Canada a signé la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, mais (aujourd'hui) mine ses fondements en perpétuant de vieux stéréotypes", dénonçait-elle lors du dévoilement de son projet de loi qui est, depuis, resté lettre morte. AP
ir/cpf
 

Cyberpresse/La Presse 14 avril 2011

Source :
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201104/14/01-4389709-la-famille-barlagne-depose-une-demande-humanitaire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS3  
La famille Barlagne dépose une demande humanitaire

La Presse Canadienne
Montréal

La famille Barlagne entend déposer une demande humanitaire au ministre canadien de la Citoyenneté ce jeudi à Montréal.
Établie à Montréal depuis 6 ans, cette famille française est menacée d'expulsion parce qu'une de leurs filles est handicapée.
Cette dernière, atteinte de paralysie cérébrale, serait considérée comme un fardeau excessif pour les services sociaux.
David et Sophie Barlagne en appellent au ministre de l'Immigration Jason Kenney et à tous les partis politiques fédéraux, actuellement en campagne électorale, pour qu'ils se prononcent sur ce dossier.

Ils demandent également aux porte-parole des partis leur position vis-à-vis de la disposition de la Loi contestée par la famille et les associations de personnes handicapées.

La demande de révision judiciaire de leur dossier a été rejetée à la mi-mai 2010 par la Cour fédérale.
Les parents d'origine guadeloupéenne risquent l'expulsion avec leurs deux enfants au mois de juillet.
 

Cyberpresse/La Presse 14 avril 2011

Source :
www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rima-elkouri/201104/14/01-4389702-un-fardeau-excessif.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4389709_article_POS1
Un fardeau excessif

Rima Elkouri
La Presse
 

Un «fardeau excessif». Voilà ce que représente la petite Rachel Barlagne, 8 ans, aux yeux du gouvernement canadien. Cette fillette adorable a-t-elle commis un crime? Non. Aussi absurde que cela puisse paraître, son «crime», c'est d'être atteinte de paralysie cérébrale. Un «crime» qui, selon la logique inquiétante du ministre de l'Immigration Jason Kenney, peut à lui seul justifier l'expulsion d'une enfant et de sa famille pourtant parfaitement intégrées dans ce pays.

Imaginez un peu des parents qui reçoivent un beau matin une lettre d'un fonctionnaire qui leur dit que leur fille, intelligente et attachante, est un «fardeau excessif» pour la société canadienne. Il y a d'abord ce mot. Fardeau. «Un mot intolérable pour qualifier un enfant», me disait avec raison hier David Barlagne, le père de Rachel. Et puis, au-delà du mot, il y a l'injustice.

David et Sophie Barlagne sont français. Je les ai rencontrés hier. Des immigrés exemplaires qui ont été courtisés par des fonctionnaires canadiens pour s'établir ici. Ils ne regrettent pas leur choix. Mais ils sont amers. Et pour cause. M. Barlagne est chef d'entreprise. En 2004, il a rencontré un émissaire de l'ambassade du Canada à Paris. On l'a encouragé à venir implanter son entreprise d'informatique à Montréal. Sa fille Rachel avait 2 ans à l'époque. Il dit avoir pris soin de faire connaître aux autorités canadiennes sa condition particulière. Mais jamais il n'aurait pensé que le handicap de sa fille pouvait être un motif de refus de résidence. Dans toutes les discussions préalables à l'installation de la famille au Québec en 2005, cette question n'a jamais été soulevée, dit-il. «Si dès le départ j'avais su, je n'aurais pas recommencé ma vie à zéro.»

 

Voilà donc six ans que les Barlagne vivent à Montréal. Ce pays est devenu le leur. Le père a mis sur pied son entreprise. Toute la famille est bien intégrée. Rachel et sa grande soeur Lara vont à l'école. Rachel fréquente une école spécialisée où elle reçoit des services en réadaptation. La forme de paralysie cérébrale dont elle est atteinte en est une relativement légère. Elle ne requiert pas de soins médicaux particuliers. Le médecin traitant de Rachel parle d'un «pronostic fonctionnel extrêmement favorable». L'enfant a beau avoir de la difficulté à parler et à marcher, elle est intelligente, motivée et fait des progrès constants. Avec le temps, ses besoins, qui ne représentent pas un fardeau excessif, vont aller en s'atténuant, dit son médecin.

Bref, la vie de cette famille est désormais ici. Mais aussi invraisemblable que cela puisse paraître, rien de tout cela ne semble peser dans la balance de ceux qui considèrent que Rachel est un «fardeau excessif» pour les services sociaux. Voilà donc trois ans que ses parents se battent contre Citoyenneté et Immigration Canada pour avoir gain de cause. Trois ans qu'ils plaident qu'il est injuste de mettre au ban une enfant parce qu'elle est handicapée. Ça semble aller de soi. Mais non. Ils ont épuisé tous les recours devant la Cour fédérale.

Dans une lettre ouverte, le médecin traitant de Rachel, le physiatre Pierre Marois parle d'une «décision absurde, honteuse et très inquiétante qui nous ramène 50 ans en arrière». Le Dr Gilles Julien, qui a suivi les deux enfants du couple depuis leur arrivée, a aussi envoyé une lettre aux ministres de l'Immigration du Québec et du Canada où il s'indigne de la manière dont l'État agit sans considération pour le meilleur intérêt des deux enfants du couple et en bafouant leurs droits fondamentaux.

Bien que le sort réservé à cette famille suscite l'indignation, rien ne semble pourtant faire bouger le gouvernement. Des pourparlers diplomatiques ont eu lieu entre le Canada et la France, outrée par cette décision. En vain. Les Barlagne ont reçu l'appui du NPD qui a interpellé le ministre de l'Immigration Jason Kenney. En vain. Toujours ce même silence honteux.

Le dernier espoir de la famille, pour éviter une expulsion au mois de juillet, c'est d'en appeler aujourd'hui même au ministre Kenney en déposant une demande humanitaire. Pourquoi donc le ministre, en dépit des nombreuses demandes déjà faites en ce sens, tant ici qu'en France, a-t-il refusé d'utiliser son pouvoir discrétionnaire pour faire renverser cette décision absurde?

«Nous comprenons qu'il s'agit d'une décision difficile à accepter pour la famille Barlagne», m'écrit la porte-parole de Citoyenneté et Immigration Canada en reprenant la réponse administrative que l'on a déjà donnée à la famille. On y explique que l'on calcule le «fardeau» en fonction des dépenses annuelles moyennes prévues pour chaque Canadien. «Si les coûts prévus pour un demandeur sont supérieurs au seuil des coûts, le demandeur peut être déclaré interdit de territoire parce qu'il risque d'imposer un fardeau excessif pour les services sociaux ou de santé du Canada.»

Bref, à une question de principe qui concerne les droits fondamentaux d'une enfant, on répond en sortant une calculatrice déréglée. À mon sens, de plus en plus, c'est ce gouvernement qui représente un fardeau excessif pour la société.

La SRC.CA/Montréal 14 avril 2011

Source :
www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/04/13/002-couple-francais-expulsion-paralysie-cerebrale.shtml 
 
Un couple français et leurs deux enfants menacés d'expulsion du Canada

Un couple français est menacé d'expulsion du Canada en raison de la paralysie cérébrale de leur fille cadette. Ils exhorteront jeudi le ministre de l'Immigration Jason Kenney à leur octroyer un permis de séjour permanent pour des raisons humanitaires.
Cela dit, à moins d'une volte-face, David et Sophie Barlagne seront expulsés avec leurs deux enfants au mois de juillet, six ans après leur arrivée au Québec.

Alors que la campagne électorale fédérale bat son plein, les parents d'origine guadeloupéenne vont demander à l'ensemble des partis politiques de prendre formellement position sur leur dossier.

La demande de résidence permanente de la famille Barlagne a été rejetée en septembre 2008 parce qu'une de leurs deux filles, Rachel, atteinte de paralysie cérébrale, est considérée comme un « fardeau excessif » pour les services sociaux.

Dans une lettre publiée dans l'édition de mercredi du quotidien montréalais Le Devoir, un médecin physiatre spécialisé en réadaptation pédiatrique, Pierre Marois, soutient qu'il s'agit d'une « décision absurde et honteuse ».

La famille Barlagne avait demandé une révision judiciaire de son dossier. Sa demande a été rejetée à la mi-mai 2010 par la Cour fédérale, et son sort repose désormais entre les mains du ministre de l'Immigration.

En France, le ministre Éric Besson, ancien titulaire du dossier de l'Immigration et aujourd'hui chargé de l'Industrie, a déjà exprimé à son homologue canadien l'émoi que cette affaire a provoqué dans son pays. Il dit souhaiter un dénouement conforme aux vertus d'accueil et d'humanité du Canada.

Pour sa part, la députée néo-démocrate de Trinity-Spadina, Olivia Chow, avait présenté à la mi-juin 2010 un projet de loi à la Chambre des communes pour modifier la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés afin de mettre fin à la « discrimination » que subissent les personnes handicapées aspirant à s'installer au Canada.

 


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