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Mercredi 18 mai 2011 Numéro 705
Aujourd'hui en veille
Dossier dans La Presse sur l'intégration scolaire
Manifestation du RAPLIQ pour des terrasses accessibles
Vison Montréal présente une motion sur les terrasses accessibles
Altergo décerne le prix PANAM à la Direction de la culture et du patrimoine de la Ville de Montréal
La Colombie est le 100e pays à ratifier la Convention relative aux droits des personnes handicapées (art. anglais)


Dossier dans La Presse sur l'intégration scolaire
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Paru le mercredi 18 mai 2011 sur La Presse

Source :
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201105/16/01-4400108-eleves-handicapes-une-pression-pour-les-enseignants.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4400124_article_POS1  

Élèves handicapés: une pression pour les enseignants
Pascale Breton
La Presse
 

La proportion d'élèves handicapés ou en difficulté est telle au Québec qu'ils constituent près du tiers des élèves dans certaines commissions scolaires, révèlent de récentes statistiques du ministère de l'Éducation. Un défi considérable pour le milieu scolaire.
Audrey Fortin, toute jeune enseignante de sixième année à l'école Christ-Roi, à Longueuil, peut en témoigner. De ses 28 élèves, 16 font l'objet d'un plan d'intervention pour troubles de comportement ou difficultés d'apprentissage. «À ma première semaine d'enseignement, j'ai pensé tout lâcher. Je n'avais pas de bagage, je n'étais pas nécessairement préparée à cela. Heureusement, j'ai eu de l'aide d'une collègue», avoue Mme Fortin, qui a pris sa classe en février.

Certains de ses élèves sont du niveau de la troisième ou quatrième année; d'autres sont suivis par la Direction de la protection de la jeunesse. Dans ces conditions, difficile de se concentrer sur l'enseignement. «Ce n'est pas évident de donner la matière», raconte Mme Fortin. Elle doit constamment l'adapter pour ceux qui ne sont pas du même niveau. «Pour mon élève de troisième année, je me base sur les compétences à évaluer à son niveau. Si j'enseigne les fractions, par exemple, je dois lui donner d'autres exercices adaptés à son cycle.»

La dynamique d'une telle classe est difficile. Des élèves se lèvent sans raison, d'autres parlent constamment. Il suffit parfois d'un petit regard de connivence entre deux élèves pour que l'enseignante perde l'attention de tout le groupe.

Un élève sur cinq en difficulté

Le nombre d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA) est en progression. Un élève sur cinq fait désormais partie de cette catégorie au Québec.

Mais dans certaines commissions scolaires, c'est pire, révèlent de récentes statistiques du ministère de l'Éducation, qui tiennent compte de toute la clientèle, y compris les élèves à risque, avec ou sans plan d'intervention.

Près du tiers sont considérés comme handicapés ou en difficulté. La commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais en compte 33,8% pour l'année 2010-2011.

Dans la région métropolitaine, les taux sont également élevés, notamment aux commissions scolaires Marie-Victorin (30,9%) et Marguerite-Bourgeoys (27,2%) ainsi qu'à la Commission scolaire de Montréal (26,1%).

D'autres régions ont connu des hausses plus marquées qu'ailleurs au cours des dernières années. La commission scolaire des Appalaches a vu le pourcentage d'EHDAA passer de 6,6% il y a 6 ans à 22,2% cette année. À la Commission scolaire des Laurentides, ils sont passés de 20,5 à 30% pendant la même période.

Le milieu familial, le fait d'habiter une région défavorisée et même la crise économique peuvent accentuer le phénomène. Un taux de chômage élevé entraîne une pauvreté accrue qui se répercute à l'école, explique la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard.

«C'est inquiétant et les enseignants se sentent de plus en plus démunis», relate Mme Bouchard.

Difficile d'enseigner pour tous les élèves

Enseignant depuis une douzaine d'années, Gilles Couture lance qu'il n'a «que» cinq plans d'intervention cette année pour des élèves handicapés ou en difficulté.

Dans sa classe de cinquième année de l'école Des Sources, à Varennes, il doit composer avec des enfants dyslexiques, atteints de troubles envahissants du développement (TED) ou de troubles de comportement, ou encore des redoublants...

«Il faut s'adapter», dit-il. Dans l'évaluation des capacités de lecture d'un enfant dyslexique, il réduira ainsi la longueur du texte. Pour un enfant qui est plus lent, il retirera quelques questions de l'examen, quitte à évaluer le reste de la matière une autre fois.

«Le problème avec des élèves plus lents, c'est qu'ils finissent toujours après les autres et que ça les décourage. Ils ne se sentent pas bons. En retirant une ou deux questions, j'ai quand même l'information dont j'ai besoin pour l'évaluer et ça permet à l'élève de finir en même temps que les autres», explique M. Couture.

L'intégration des élèves en difficulté dans les classes ordinaires accentue la pression sur l'enseignant. Il doit en même temps s'occuper des élèves plus forts, qui s'ennuient parce qu'ils ont vite compris, ou des plus discrets, qui ne dérangent jamais mais qui ont peut-être besoin d'aide.

«On reste quand même des généralistes. Si trop d'enfants demandent un suivi individuel, on est toujours arrêté dans nos actions. C'est très difficile d'avancer en tant que groupe», reconnaît l'enseignant.

Malgré l'ajout de ressources depuis quelques années, l'aide n'est pas suffisante. Les orthophonistes, orthopédagogues, psychologues et autres professionnels sont débordés. Ils ne peuvent aider chaque élève plus de quelques heures par semaine.

Source :
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201105/17/01-4400124-non-a-lexclusion-disent-des-jeunes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4400108_article_POS1  

Non à l'exclusion, disent des jeunes

Pascale Breton
La Presse

Marc-André, Valérie, Karine, Annie. Quatre jeunes adultes aux parcours à la fois semblables et différents. Troubles graves de comportement, difficulté d'apprentissage, dyslexie non diagnostiquée, ils ont abouti dans des classes spéciales et ont décroché à 16 ans.

Dans le débat sur l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage ou d'adaptation (EHDAA), leur discours est un véritable cri du coeur. «Non à l'exclusion», disent ces jeunes, qui tentent aujourd'hui de reprendre leur vie en main. Ils fréquentent tous La Boîte à lettres, un organisme de Longueuil qui travaille en alphabétisation.

À 23 ans, Marc-André cherche encore à oublier l'étiquette «trouble de comportement» qui lui colle à la peau depuis l'école primaire. Les oreilles de Valérie, 29 ans, résonnent toujours des noms méchants dont l'affublaient les autres élèves.

 

Karine, 24 ans, après avoir passé sa scolarité en cheminement particulier pour des troubles de comportement, a appris avec stupeur à l'âge adulte qu'elle était dyslexique. Elle espère que sa fille de 3 ans, suivie en orthophonie, n'aura pas le même parcours qu'elle.

«Ce qui fait que ça ne fonctionne pas, avec les classes spéciales, c'est qu'on est mis à part», croit Karine. À l'école, elle ne côtoyait jamais les élèves des groupes ordinaires. Ni aux récréations, ni à l'heure du dîner, ni même à la sortie des classes. «Les classes spéciales sortaient après.»

Les écoles manquent de ressources, croit pour sa part Annie, qui était plus lente à apprendre. «Au lieu de construire des classes spéciales, il faut investir dans les services. Moi, j'ai été pas mal toute seule dans l'école. En deuxième année, je me souviens que le professeur me criait après. Ce n'est pas comme ça que je pouvais apprendre.»

L'intégration des EHDAA dans les classes ordinaires est en légère progression. Elle atteint aujourd'hui 65,1% dans l'ensemble du Québec, révèlent les données du ministère de l'Éducation.

Un véritable défi

La question de l'intégration pose un réel défi, selon Gérald Boutin, professeur au département d'éducation et de formation spécialisées de l'UQAM et membre de la coalition Pour une intégration réussie.

Entre l'exclusion totale que certains souhaitent et l'inclusion totale que d'autres préconisent, «le vrai danger, actuellement, c'est qu'il y a des positions très contrastées», croit M. Boutin.

«L'intégration doit se faire au bénéfice des uns et des autres», précise l'auteur de plusieurs ouvrages sur la question. Et malheureusement, la société n'a pas encore fait de véritable réflexion à ce sujet. «Il faut un véritable état des lieux, sinon on fait du sur-place», presse M. Boutin.

Source :
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201105/17/01-4400132-pessimisme-a-la-table-de-negociation.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4400108_article_POS2  

Pessimisme à la table de négociation
Pascale Breton
La Presse
 

Dans la foulée des dernières négociations pour le renouvellement de la convention collective des enseignants, Québec avait mis sur pied deux comités paritaires avec pour mandat de formuler des recommandations sur l'intégration des élèves HDAA.
En février dernier, devant l'impasse des travaux, un conciliateur a été nommé. Maintenant, à deux semaines de la date butoir du 1er juin, le pessimisme règne à la table de négociations.

Le processus est si complexe que certains se demandent même si la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, sera en mesure de publier de nouvelles lignes directrices en septembre, comme promis.

«À ce moment-ci, nous ne sommes pas très optimistes», a reconnu la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Manon Bernard.

Dès le début des travaux, la ministre avait précisé qu'il n'y aurait aucun budget supplémentaire pour l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté. Il y a deux semaines, les commissions scolaires ont en outre appris avec surprise qu'elles devraient retrancher 110 millions de leurs budgets.

C'est un obstacle majeur aux yeux des syndicats. «On sent une non-reconnaissance des problèmes. Depuis le début, les travaux doivent se faire à l'intérieur des budgets consentis», précise Mme Bernard.


Même son de cloche du côté de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE). «On s'entend sur des principes. Mais quand nous en arrivons à des moyens bien précis, c'est là que les divergences se font jour», explique le vice-président à la vie professionnelle, Sylvain Mallette.

Le fait qu'il n'y ait pas d'argent «freine les travaux et empêche de proposer des solutions concrètes parce que l'objectif que nous avons, c'est qu'il y ait des changements tangibles dans les classes», ajoute M. Mallette. Il se demande maintenant comment laministre pourra publier ses lignes directrices en septembre, d'autant plus que cela doit se faire «en concordance avec les travaux des comités paritaires», avait précisé le Ministère.

Au cabinet de la ministre Beauchamp, on indique que tout se déroule selon l'échéancier prévu.

Des milliers de personnes à Québec

En marge de ces travaux, des milliers de personnes se sont réunies devant l'Assemblée nationale samedi, à l'invitation de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), pour exiger une école qui répond aux besoins de tous ses élèves.

La Fédération québécoise des comités de parents était du nombre. Son président, François Paquet, estime bien sûr qu'il faudrait plus de ressources sur le terrain, mais il est possible selon lui d'apporter aussi de petits changements qui auront de grands impacts.

«On ne dira jamais non à l'ajout de professionnels, mais quand il n'y en a pas, il faut trouver autre chose, car ce qu'il faut, c'est répondre aux besoins de l'élève qui est dans la classe aujourd'hui», dit-il.

Le fait d'améliorer la communication avec un canevas d'intervention qui suivrait l'élève d'année en année - au lieu de réexpliquer ses besoins à chaque début d'année scolaire - en est un exemple.
 


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