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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

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Vendredi 20 mai 2011 Numéro 706
Aujourd'hui en veille
Réflexion de l'AQIS sur l'intégration des EHDAA en classe ordinaire
Réaction du SCFP à la suite du reportage sur l'intégration en classe ordinaire de La Presse
Nouvelle étape pour le projet de fusion des CRDI de Montréal
Le Centre hospitalier intégré au CSSS de Gatineau
Avancée importante en recherche sur la moëlle épinière
Concours de l'INLB pour souligner l'apport d'employeurs modèles


Réflexion de l'AQIS sur l'intégration des EHDAA en classe ordinaire
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Paru le vendredi 20 mai 2011 sur AQIS


Le 18 mai 2011

Lettre ouverte

Un vent de fraîcheur...qui doit faire boule de neige!

Lors d’un grand rassemblement samedi dernier, les professeurs sont sortis dans la rue pour confirmer leur soutien à une éducation de qualité pour tous les élèves. Grand bien nous fasse! Leur discours officiel est empreint de gros bon sens.

Nous sommes très heureux qu’ils aient pris la peine de se déplacer au profit de tous les enfants, qu'ils aient ou non des difficultés d'apprentissage ou des problèmes de comportement. Nous croyons en effet que chaque personne a sa place dans la société et qu’elle doit avoir une chance équivalente aux autres. Le discours d’ouverture des professeurs nous remplit d’espoir.

S’ils sont prêts à mettre l’épaule à la roue pour la réussite de tous les élèves, nous sommes cependant persuadés qu’ils ne peuvent pas le faire seuls car on connaît bien les clés de la réussite scolaire qui sont les mêmes que celles de l’inclusion scolaire : ces réussites passent toutes deux par l’implication de l’ensemble de la société, des parents au gouvernement, en passant par l’équipe-école, le commerçant du coin, l’employeur, la famille élargie.

Il y a plusieurs décennies, nous vivions dans une société très disciplinée, qui fonctionnait selon les normes strictes établies. Ainsi en était-il dans les familles. L’autorité, souvent celle du père, faisait loi. À l’école, celle de la « maîtresse » ou du directeur au besoin, était indéniable. L’enseignement magistral était pratiqué avec succès.

Aujourd’hui, la norme s’est élargie. Les cadres ont éclaté. La créativité est valorisée. Le concept de la famille n’est plus homogène. L’école n’est plus la seule occupation des enfants. Vivant à l’ère de la consommation, ils ont des activités variées, voyagent, vont au cinéma, maîtrisent à la perfection leurs jeux électroniques, bref sont constamment stimulés. Le mot discipline ne leur est pas particulièrement familier. Il a été remplacé par stimulation. La norme a changé.

En cette époque où priment les technologies, l’information, la connaissance, nous voulons mettre des noms sur toutes les différences que nous rencontrons : Le petit tannant de la classe est devenu celui qui a un TDAH ou un trouble du comportement, celui qui apprend plus lentement est appelé à risque ou a des troubles d’apprentissage. Avec les élèves handicapés, incluant ceux qui ont des troubles envahissants du développement (TED), ils forment la grande catégorie des EHDAA, soit les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.

Sont-ils plus nombreux qu’avant ? Sont-ils plus visibles depuis qu’on les a placés dans une catégorie ? Sont-ils plus voyants parce qu’on en parle davantage ? Sont-ils plus dérangeants parce la société a augmenté ses attentes en termes de performance et qu’ils ont plus de difficulté à suivre ? Sont-ils plus perceptibles parce que moins dilués dans l’ensemble dû au fait que le secteur privé ou les programmes particuliers (ex. : sport-étude) drainent les meilleurs élèves ?

Peu importe la réponse à ses questions, un fait demeure. Ces élèves font partie intégrante de notre société et doivent être considérés comme tel. D’ailleurs, la recherche confirme que l’intégration scolaire profite aux personnes différentes et ne nuit pas aux autres élèves. Alors, si la norme n’est plus la même, si la société a changé, il faut en tenir compte et s’y adapter.

L’an dernier, avec l’accord du Québec et des autres provinces et territoires, le Canada a entériné la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, ce qui signifie que nous nous sommes engagés auprès de la communauté internationale à rendre notre société plus inclusive. Depuis quelques décennies, nous avons déjà fait des pas importants en se sens, il faut continuer. L’école se doit d’être le reflet de la société. La nôtre est diversifiée et ouverte tant sur le monde que sur l'avenir.

Original signé
Lucie Villeneuve
Présidente

L’Association du Québec pour l’intégration sociale regroupe plus de 80 associations, principalement des associations de parents de personnes qui ont une déficience intellectuelle provenant de toutes les régions du Québec.

 


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