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Mercredi 25 mai 2011 Numéro 707
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Paru le mardi 24 mai 2011 sur Le Devoir

Source
www.ledevoir.com/societe/sante/323931/frais-accessoires-les-medecins-specialistes-gagnent-une-premiere-bataille

Frais accessoires - Les médecins spécialistes gagnent une première bataille
Une entente pour assurer la gratuité du Lucentis est scellée
Louise-Maude Rioux Soucy 24 mai 2011 Santé

Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le Dr Gaétan Barrette

L\\\'ultimatum lancé jeudi en fin de journée par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a eu l\\\'effet d\\\'un électrochoc à Québec. Après des mois de tergiversations, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, aurait finalement soumis une proposition concrète aux médecins spécialistes. L\\\'entente, officialisée mardi après-midi, devrait mettre un terme à la surfacturation liée à l\\\'administration du Lucentis dans les cabinets d\\\'ophtalmologie.

Comme le révélait Le Devoir ce matin, l\\\'accord rétablira la gratuité pour tous les patients souffrant de dégénérescence maculaire. Ceux-ci n\\\'auront donc plus à payer des frais exorbitants allant jusqu\\\'à 230 $ par mois pour les gouttes préparatoires nécessaires à l\\\'administration de leur Lucentis, gouttes qui ne valent en réalité pas plus de 10 à 15 $. Ces frais exorbitants avaient déjà fait l\\\'objet de plusieurs dénonciations au cours des derniers mois, le ministre Bolduc les ayant lui-même qualifiés d\\\'«excessifs et abusifs».

En février dernier, Yves Bolduc s\\\'était engagé à ramener le traitement à l\\\'hôpital mais il s\\\'était buté à de nombreux obstacles, les établissements n\\\'ayant ni l\\\'infrastructure ni les ressources nécessaires pour le faire aussi rapidement. Cette nouvelle entente leur donnera le temps nécessaire pour tout mettre en place, a estimé le ministre. «En rendant disponible la totalité de ces services dans le réseau public, nous assurons la gratuité du traitement à toutes les personnes qui en ont besoin pour stabiliser leur état».

Pour le président de la FMSQ, le geste est important puisqu\\\'il viendra protéger une offre publique délaissée sciemment par Québec. «Les patients ne seront plus pris en otage parce que le gouvernement ne veut pas dépenser, et les médecins ne seront plus pris en otage puisqu\\\'ils pourront offrir le service en cabinet comme à l\\\'hôpital, avec le financement requis. C\\\'est ce que nous demandions depuis le début», résume le Dr Gaétan Barrette.

Concrètement, l\\\'entente prévoit que l\\\'administration du Lucentis sera couverte par la Régie de l\\\'assurance maladie pendant un an dans tous les cabinets privés. En plus des 175 $ déjà prévus pour l\\\'acte médical, l\\\'ophtalmologiste recevra 115 $ pour couvrir les frais techniques reliés notamment à l\\\'utilisation d\\\'un tomographe. Ce laps de temps devrait être suffisant pour permettre au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de jeter les bases d\\\'une offre publique solide dans les hôpitaux. Lorsque ce sera fait, il désassurera l\\\'acte en cabinet privé comme il l\\\'a fait pour les échographies.

L\\\'arrangement — qui survient quelques jours à peine après le dépôt d\\\'une requête en recours collectif au nom des patients lésés dans ce dossier — a déjà reçu l\\\'assentiment de l\\\'Association des médecins ophtalmologistes du Québec. Mais pour la FMSQ, la bataille est loin d\\\'être terminée puisque cet accord ne règle en rien l\\\'épineuse question des frais accessoires qui peuvent être exigés dans les cabinets privés.

Au cours des dernières années, une foule d\\\'actes médicaux ont en effet été transférés des hôpitaux aux cabinets sans que les tarifs soient revus en conséquence. D\\\'autres affaires, similaires à celle du Lucentis, risquent donc fort de rebondir dans la sphère publique, prévoit d\\\'ores et déjà le Dr Barrette. «Je l\\\'ai dit au gouvernement. Vous réglez un problème, mais vous savez qu\\\'il y aura d\\\'autres Lucentis, et tout sera à recommencer.»

Il faut dire que la population est déjà très sensible à la surfacturation illégale qui a pris une ampleur inégalée ces dernières années. La Régie de l\\\'assurance maladie du Québec mène présentement onze enquêtes de front liées à la surfacturation illégale, du jamais vu. Il ne faudrait donc pas s\\\'étonner que d\\\'autres mouvements s\\\'organisent, croit le Dr Barrette. «À la limite, le message qui est envoyé à la population, c\\\'est: "poursuivez, comme ça on va régler le problème". Je vous rappellerai qu\\\'il a fallu une poursuite et un ultimatum de notre part pour que, bang, ce soit réglé.»

Présentement, un médecin en cabinet ne peut facturer que trois catégories de dépenses dites accessoires: des médicaments, des anesthésiants ou des pansements. Les médecins spécialistes jugent cette liste insuffisante et réclament une mise à jour qui prenne en compte les nouvelles procédures et technologies. C\\\'était aussi l\\\'une des conclusions du rapport Chicoine déposé en 2007, rapport dont le gouvernement Charest a choisi de ne pas tenir compte jusqu\\\'ici.

***

Texte mis à jour mardi 24 mai en fin d\\\'après-midi.
 


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