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Mercredi 29 juin 2011 Numéro 716
Aujourd'hui en veille
Rapport sur les services de pyschiatrie au CSSS de Saint-Jérôme
Réaction de l'ASSS des Laurentides et du CSSS de Saint-Jérôme sur le rapport sur les services de psychiatrie
L'Alliance communautaire réagit au rapport sur les services de psychiatrie au CSSS de Saint-Jérôme
Le ROPMM et le RAAMM demandent des améliorations quant à l'accessibilité du quartier des spectacles
Recul important pour la Loi handicap en France


Rapport sur les services de pyschiatrie au CSSS de Saint-Jérôme
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Paru le mercredi 29 juin 2011 sur CNW - Telbec

Source
www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2011/22/c8350.html

Rapport d'enquête du Collège des médecins du Québec et de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec sur le département de psychiatrie du CSSS de Saint-Jérôme - Reconstruire les soins sur de nouvelles bases

MONTRÉAL, le 22 juin 2011 /CNW Telbec/ - L'enquête sur la qualité des soins en santé mentale du CSSS de Saint-Jérôme effectuée au cours des deux derniers mois par le Collège des médecins du Québec et l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a fait ressortir plusieurs facteurs qui nuisent à la qualité des soins. L'absence de certains services, l'instabilité de l'encadrement, l'absence de communication structurée, le climat de travail malsain, le manque de ressources professionnelles et de collaboration interprofessionnelle ainsi que les effectifs insuffisants, en plus des lieux physiques inadéquats, sont au nombre des problèmes soulevés dans le rapport conjoint des deux ordres. Le contexte administratif déficient n'a pas permis le développement des compétences infirmières selon les standards actuels. Quant aux pratiques médicales, elles sont individualistes et souvent mal adaptées à l'évolution des connaissances et des pratiques en santé mentale, peut-on lire dans le rapport rendu public aujourd'hui.

À l'occasion d'une conférence de presse, les deux présidents-directeurs généraux de l'OIIQ et du Collège, Mme Gyslaine Desrosiers et le Dr Charles Bernard, ont présenté le rapport d'enquête qui contient 27 recommandations, en mettant l'accent sur les principaux aspects à améliorer. Rappelons que cette enquête avait été déclenchée après que les conseils d'administration des deux ordres aient été informés, en mars 2011, de situations préoccupantes dans l'établissement.

Principaux axes d'amélioration

Les 27 recommandations portent sur plusieurs aspects :

•prendre les mesures qui s'imposent pour assurer le respect des droits des patients, tant au plan de la formation qu'au plan des politiques de gestion ;
•implanter des pratiques cliniques selon les standards actuels de la psychiatrie et des soins infirmiers dans le domaine ;
•travailler en équipes interdisciplinaires ;
•systématiser l'évaluation de la qualité de l'exercice professionnel ;
•favoriser la communication à tous les niveaux et améliorer le climat de travail ;
•adapter le niveau des effectifs professionnels aux besoins de la clientèle ;
•assurer une meilleure formation du personnel ;
•améliorer l'accès au service et compléter la gamme de services nécessaires.
Par ailleurs, bien que les enquêteurs recommandent des lieux physiques plus adéquats, l'OIIQ et le Collège sont catégoriques : il faudra bien plus que de nouveaux locaux pour atteindre le niveau de qualité des soins requis par les patients souffrant de problèmes de santé mentale dans cette région. Il faudra prendre les mesures qui s'imposent pour changer la culture qui perpétue des approches professionnelles désuètes.

Pour Mme Desrosiers, « il importe de prendre tous les moyens nécessaires pour soutenir l'émergence d'un leadership clinique médical et infirmier basé sur la collaboration interprofessionnelle, afin de répondre aux besoins des patients et de leurs familles ».

« Il est maintenant temps de passer à l'action et de concentrer nos efforts sur la qualité des soins aux patients, a ajouté le Dr Bernard. Le changement de culture dans le département de psychiatrie passe d'abord par les professionnels et le personnel, en sachant qu'ils ne seront pas seuls et qu'ils auront l'appui vigilant des ordres professionnels et des autorités concernées, locales et régionales. »

Enfin, le rapport souligne que plusieurs bonnes initiatives avaient été tentées et que les enquêteurs ont rencontré des personnes qualifiées qui ont à cœur le bien-être des patients. Toutefois, l'isolement de ces initiatives et de ces individus explique l'absence de continuité et d'enracinement des bénéfices escomptés. C'est notamment pourquoi tant le Collège que l'OIIQ concluent le rapport en recommandant au ministre de la Santé et des Services sociaux de créer un comité de vigie ministériel auquel les deux ordres participeront. Son mandat sera d'accompagner le CSSS de Saint-Jérôme dans l'actualisation des recommandations du rapport d'enquête. L'objectif : que la population de la région reçoive les soins et services en santé mentale qu'elle requiert en toute dignité et sécurité.

À propos du Collège et de l'OIIQ

Le Collège des médecins du Québec est l'ordre professionnel des médecins québécois. Sa mission est de promouvoir une médecine de qualité pour protéger la population et contribuer à l'amélioration de la santé des Québécois.

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec est un ordre professionnel régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. Il compte plus de 71 000 membres dont 4 000 exercent en santé mentale. Sa principale fonction est d'assurer la protection du public par la surveillance de l'exercice de la profession infirmière. L'OIIQ a également pour mandats de promouvoir une pratique infirmière de qualité et de contribuer au maintien des compétences des infirmières.

Rapport disponible sur le Web

Le rapport d'enquête sur la qualité des soins en santé mentale au CSSS de Saint-Jérôme est disponible sur les sites de l'OIIQ et du Collège : www.oiiq.org et www.cmq.org.


Renseignements: Mme Leslie Labranche
Coordonnatrice aux relations publiques
Collège des médecins du Québec
Ligne médias : 514 933-4179
Cellulaire: 514 915-2170 Mme Lise Provost, M. Sc., M. Éd.
Attachée de presse
Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
514 935-2505, poste 225
Cellulaire : 514 895-1987


Paru mercredi 22 juin 20011 dans Le Devoir

Source
www.ledevoir.com/societe/sante/326110/un-departement-de-psychiatrie-en-grande-detresse

Un département de psychiatrie en grande détresse
Toute l'offre de services devra être reconstruite au CSSS de Saint-Jérôme
Louise-Maude Rioux Soucy 23 juin 2011 Santé
À retenir
Consultez le Rapport d'enquête sur la qualité des soins en santé mentale au CSSS de Saint-Jérôme

 


Le mal qui ronge depuis des années le département de psychiatrie de l'Hôpital régional de Saint-Jérôme a fini par contaminer toute l'organisation en santé mentale du CSSS de Saint-Jérôme. Dans un rapport conjoint dévastateur rendu public hier, le Collège des médecins du Québec (CMQ) et l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) brossent le portrait d'une organisation défaillante incapable de mettre un terme à des pratiques dignes des années 1950.

La liste des reproches est longue et n'épargne aucun pan de ce département en grande détresse. Parmi les points relevés par les enquêteurs au terme d'un examen de deux mois, on note un leadership déficient, des bâtiments vétustes, un climat de travail malsain, des effectifs insuffisants, l'absence de communication structurée, des pratiques désuètes qui remontent aux années 50, des délais d'attente hors norme, des accrocs à la confidentialité et un recours anormal à la médication et à l'isolement. Entre autres.

D'entrée de jeu, le président-directeur du Collège, le Dr Charles Bernard, a tenu à souligner le «caractère d'exception» de cet examen conjoint — le deuxième à ce jour — comme de ses conclusions, qui «ne sont pas du tout» le reflet de ce qui se fait ailleurs dans les autres départements de psychiatrie du Québec. «Inutile de vous dire qu'on s'attend à un changement de culture majeur et pas seulement à des changements cosmétiques.»

«Ne nous méprenons pas»

Oui, les bâtiments «sont vétustes, déprimants, non sécuritaires et insalubres», a renchéri la présidente de l'OIIQ, Gyslaine Desrosiers. Mais «ne nous méprenons pas, il va falloir bien plus que de nouveaux locaux pour redresser la situation. [...] Il va falloir reconstruire toute l'offre de service.» Au premier chef, il apparaît primordial aux deux ordres de rehausser les compétences professionnelles à la hauteur des normes actuelles.

Pour cela, il va falloir regarnir les équipes et y ajouter d'autres professionnels, comme des psychologues et des ergothérapeutes. Présentement, le département fonctionne avec moins du tiers des psychiatres requis sur place. Résultat: des patients peuvent ne pas être vus par un psychiatre pendant plusieurs jours, ce qui se traduit par des séjours prolongés jusqu'à l'excès. Les patients voient alors «leur processus de rétablissement amputé», lit-on dans ce rapport. Le ratio infirmière-patients est lui aussi inadéquat, à une pour huit. Il devrait être à une pour cinq, comme cela est attendu dans un département à vocation régionale comme celui de Saint-Jérôme, qui dessert une population de 525 000 habitants répartie entre Rosemère et Mont-Laurier, Saint-Lin et Lachute. Les infirmières devront également être libérées des tâches cléricales.

Autrement, les pratiques désuètes en cours vont perdurer, croit Mme Desrosiers. Actuellement, faute de structures adéquates, «on donne des médicaments très puissants, d'entrée de jeu, avec des effets secondaires qui peuvent durer jusqu'à trois semaines. C'est vraiment l'approche des années 1950, où l'on médicamente lourdement les patients pour les calmer, mais on ne les traite pas.»

Le recours à la cure fermée est lui aussi anormalement élevé. À l'urgence, «du matériel de contention varié, inadéquat ou mal entretenu, et l'utilisation de caméras dans les salles d'isolement avec écran au poste entraînent une fausse sécurité, puisque personne n'est spécifiquement responsable de la surveillance», rapportent les enquêteurs.

Au total, les deux ordres ont formulé 27 recommandations que le CSSS de Saint-Jérôme entend suivre à la lettre.

Parmi celles-ci, on note la formation d'un comité de vigie ministériel auquel le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a donné son aval hier. Tous les investissements nécessaires seront au rendez-vous, a promis son attachée de presse, Natacha Joncas Boudreau. Le directeur général du CSSS de Saint-Jérôme, François Therrien, s'est dit prêt à saisir l'occasion au vol. «C'est une excellente nouvelle que le rapport sort maintenant et pas à l'automne, car il nous permet d'entrer en mode solutions immédiatement. Vacances ou pas.»

Des actions ont par ailleurs déjà été entreprises dans la foulée d'un examen amorcé l'automne dernier à la demande du CSSS, rappelle M. Therrien. Le mandat a été confié au psychiatre Yves Lamontagne, qui a longtemps été à la tête du Collège des médecins, et à la travailleuse sociale Hélène Simard. Leur rapport préliminaire a été déposé la semaine dernière, mais ne sera pas rendu public.

Chose certaine, le chantier s'annonce herculéen, convient la Dre Lucie Poitras, directrice des services professionnels. «Il y a un changement majeur à opérer, mais nous sentons une grande volonté de changement.» C'est aussi l'avis des enquêteurs des deux ordres, qui ont dit avoir rencontré des professionnels décidés à redresser le département. «Tant qu'il y a une étincelle, le feu peut reprendre», a rappelé le Dr Bernard.
 


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