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Vendredi 2 septembre 2011 Numéro 719
Aujourd'hui en veille
Recherche de la Fédération édutiante collégiale du Québec sur l'augmentation des étudiants en difficulté dans les cégeps
La Fédération des cégeps commente la recherche de la FECQ
Réaction de la FNEEQ-CSN à la recherche de la FECQ
Message de l'AQETA pour la rentrée
Subventioin pour les services de garde des élèves de 12 à 21 ans en Outaouais
Témoignoige d'une jeune femme atteinte d'une déficience intellectuelle légère qui désire travailler


Recherche de la Fédération édutiante collégiale du Québec sur l'augmentation des étudiants en difficulté dans les cégeps
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Paru le mercredi 31 août 2011 sur Cyberpresse/La Presse

Pour voir la recherche
http://www.scribd.com/doc/63605262?secret_password=a4p0obru3oszwh9cj0l
 


Source
http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/August2011/31/c7471.html

Étudiants avec besoins particuliers au collégial: La FECQ propose huit mesures pour améliorer leur réussite scolaire

MONTRÉAL, le 31 août 2011 /CNW Telbec/ - Suite à une augmentation du nombre d'étudiants avec des besoins particuliers au collégial, la FECQ dévoile des mesures visant à accroître leur réussite scolaire. « C'est une bonne nouvelle que de plus en plus d'étudiants avec des besoins particuliers aient accès aux études collégiales, maintenant il faut leur permettre de diplômer. Nos recommandations visent à aider le ministère de l'Éducation dans ses démarches », explique Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.

La recherche intitulée Pour une éthique de l'égalité des chances, produite par la FECQ, constate une augmentation fulgurante du nombre d'étudiants avec besoins particuliers au collégial (EBP). En effet, entre 2005 et 2009, le nombre d'EBP serait passé de 1260 à 4709 dans les cégeps, soit près de 280% d'augmentation. On entend par étudiants avec besoins particuliers, tous les étudiants présentant des handicaps physiques, mais également les étudiants ayant des troubles d'apprentissage ou de santé mentale. C'est principalement aux populations étudiantes dites « émergentes » que l'on doit cette augmentation. Cette catégorie regroupe spécifiquement les troubles d'apprentissages, les troubles d'attention avec ou sans hyperactivité et les troubles de santé mentale. Alors que les populations émergentes représentaient le cinquième des EBP en 2005, ils en représentaient la moitié en 2009.

« Cette augmentation subite s'explique par un meilleur suivi au primaire et au secondaire suite à l'implantation du renouveau pédagogique. Les diagnostics sont désormais effectués rapidement dès qu'un élève présente des signes de troubles ou de handicaps. Un plan d'intervention est ensuite mis en branle. Il y a donc plus d'étudiants avec besoins particuliers au cégep parce qu'on diagnostique mieux et qu'ils diplôment davantage », affirme le président de la FECQ.

Lorsqu'ils ne sont pas aidés en arrivant au cégep, ces étudiants trouveraient leur expérience beaucoup plus difficile que les étudiants sans besoins particuliers ce qui peut nuire à leur réussite scolaire. Or, cette tendance peut être renversée. « Lorsqu'ils sont aidés, les étudiants avec besoins particuliers ont des taux de réussite équivalents, voire supérieurs aux autres étudiants. C'est la preuve qu'il faut accroître nos efforts pour que davantage d'étudiants ayant des difficultés aient accès aux services spécialisés pour leur permettre de décrocher un diplôme », ajoute Léo Bureau-Blouin.

Améliorer l'accès aux services dès l'entrée au cégep

Pour obtenir des services, les étudiants ayant des difficultés doivent s'inscrire auprès des services spécialisés de leur collège. Or, seulement un EBP sur dix entame de telles démarches. Selon la FECQ, cela s'explique entre autres par un manque flagrant de visibilité des services spécialisés, mais également parce qu'il n'existe pas de processus de suivi du dossier de l'étudiant entre le secondaire et le collégial. La FECQ propose donc que les commissions scolaires envoient à tous les élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA), dès leur admission au cégep, une demande de transmission de leurs renseignements personnels. Ainsi, les cégeps pourraient offrir plus rapidement des services adaptés. « En proposant aux étudiants que leur dossier soit transféré à leur cégep, les collèges pourront effectuer un suivi plus rapidement et ainsi éviter les échecs lors de la première session », précise Léo Bureau-Blouin.

Se doter de plans d'intervention

Une fois l'étudiant arrivé au collégial, la FECQ recommande que les cégeps aient l'obligation de produire un plan individualisé d'intervention pour les étudiants ayant des besoins particuliers qui demandent des services, comme c'est le cas au secondaire. En ce qui à trait à au débat sur l'intégration, la FECQ recommande que les EBP soit intégré avec tous les autres étudiants. Elles recommandent cependant que des classes spécifiques pour les étudiants ayant des déficiences auditives soient mises en place dans les cours de formation générale faisant appel à la communication comme les cours de littérature, d'anglais ou de philosophie. Une telle initiative est déjà en place au Cégep du Vieux-Montréal.

Clarifier le rôle des enseignants

La Fédération étudiante recommande aussi à la ministre de l'Éducation de mieux définir le rôle des enseignants et des techniciens spécialisés. « Il existe en ce moment un flou quant au rôle des enseignants et des techniciens. Une meilleure définition des rôles permettrait d'être plus efficace tout en permettant aux étudiants de s'adresser aux bonnes personnes », explique le président de la FECQ.

Assurer des services de qualité dans tous les cégeps

Finalement, la FECQ recommande au ministère de bonifier et de préciser son guide d'organisation des services pour les étudiants avec besoins particuliers qui a été annoncé l'année dernière pour éviter la disparité entre les établissements et lui donner une vision d'ensemble. « On constate que les services varient beaucoup entre les cégeps. La ministre devrait instaurer des balises claires pour s'assurer que des services de qualité sont offerts dans toutes les institutions », détaille Léo Bureau-Blouin.

Cette recherche n'est que le premier tome d'une vaste réflexion sur les étudiants avec besoins particuliers entamée par la FECQ. La deuxième partie qui sera dévoilée en hiver prochain fera état du financement des services et de l'accès au diagnostic. « Nous voulons accroître l'accès à l'éducation collégiale. Nous travaillons déjà sur l'accessibilité géographique et financière aux études, nous allons maintenant travailler pour que tous les étudiants, peu importe leur rythme d'apprentissage aient la chance d'étudier et de diplômer », conclut le président de la FECQ.

La recherche complète de la FECQ est disponible à l'adresse suivante : http://scr.bi/oiHFas

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente plus de 60 000 étudiants réunis dans 23 associations étudiantes présentes sur l'ensemble du territoire québécois. Depuis 21 ans, elle défend et promeut les droits et intérêts des étudiants des cégeps.


Renseignements:
Charlotte Watson, coordonnatrice aux relations et communications, FECQ, bur. 514-396-3320, cell. 514-554-0576, courriel : crc@fecq.org, twitter : @charlottewats
 


Paru mercredi 30 septembre 2011 sur Cyberpresse.ca/La Presse

Source :
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201108/30/01-4430263-eleves-en-difficulte-au-cegep-dix-fois-plus-de-cas-en-cinq-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_education_563_section_POS3

Élèves en difficulté au cégep: dix fois plus de cas en cinq ans

Pascale Breton
La Presse

Schizophrènes, autistes, dyslexiques ou hyperactifs, le nombre d'élèves en difficulté explose dans les cégeps.
Les cas de troubles d'apprentissage, de déficits de l'attention ou de problèmes de santé mentale ont bondi de 1150%. On recensait 183 cégépiens en 2005, il y en avait 2143 en 2009.

C'est ce que révèle le document Éthique pour une égalité des chances, une recherche sur les élèves qui ont des besoins particuliers, réalisée par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et que La Presse a obtenue.

Les enseignants se sentent particulièrement impuissants quand ils ont affaire à un étudiant dépressif, bipolaire ou souffrant d'un quelconque problème de santé mentale. Ils manquent de formation pour réagir adéquatement.

«Plusieurs enseignants se sentent démunis devant des situations difficiles, comme lorsqu'ils sont en présence d'étudiants souffrant d'un trouble de santé mentale. Il est important que les enseignants, répondants de première ligne, soient mieux outillés», peut-on lire dans la recherche d'une centaine de pages.

Étant donné l'arrivée massive d'élèves en difficulté dans les cégeps, la FECQ a voulu avoir un portrait de la situation. C'est la raison pour laquelle elle a commandé cette étude.

De 2005 à 2009, les élèves avec des besoins particuliers sont passés de 1260 à près de 5000 dans le réseau collégial. C'est un bond de 281%.

La clientèle de cégépiens présentant un déficit visuel, auditif ou moteur est demeurée relativement stable au fil des ans. L'augmentation est plutôt due à la présence des élèves avec des troubles d'apprentissage, des problèmes de santé mentale ou un déficit d'attention qui, elle, a décuplé pendant la même période.

Des services inadéquats

Le problème, note la FECQ, c'est que les services sont souvent inadéquats ou méconnus et ils sont également loin d'être uniformes au Québec.

Seulement un élève sur dix aurait recours aux services dont il a besoin. Pourtant, un élève en difficulté, qui a accès aux services adéquats, réussit aussi bien, sinon davantage que la moyenne des collégiens, souligne la recherche.

Certains établissements d'enseignement qui ont été les premiers à travailler auprès d'élèves avec des besoins particuliers s'en sortent mieux. C'est le cas du cégep du Vieux Montréal et du collège Dawson, ainsi que du cégep de Sainte-Foy, à Québec.

«Dans le reste du réseau, c'est très disparate. Une de nos préoccupations est de nous assurer qu'il y ait des services de qualité sur l'ensemble du territoire», explique le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

Huit recommandations

Pour corriger le tir, la Fédération soumet huit recommandations destinées au ministère de l'Éducation et à la Fédération des cégeps.


Il faut faciliter le passage du secondaire vers le collégial. La FECQ suggère aux commissions scolaires de demander l'autorisation aux élèves de faire suivre leur dossier au collégial. De cette façon, l'élève qui a des besoins particuliers sera connu et aura accès à des services dès son entrée au cégep.

De même, un plan d'intervention adapté à chacun doit être fait, comme c'est le cas au primaire ou au secondaire, croit la FECQ.
Permettre par exemple à un élève dyslexique d'utiliser un ordinateur ou certains logiciels suffit parfois à améliorer ses chances de réussite.

Une deuxième phase de la recherche paraîtra l'hiver prochain. Elle abordera la question du financement et de l'accès aux services de diagnostic.
 


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