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Mardi 13 septembre 2011 Numéro 722
Aujourd'hui en veille
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Les notes de certains EHDAA exclues des moyennes de groupes
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Des bars acceuillant pour les personnes sourdes à Washington (art. anglais)


Pénurie de ressources d'hébergement pour les personnes autistes
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Paru le lundi 12 septembre 2011 sur Cyberpresse.ca/La Presse

Source
www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201109/11/01-4433645-penurie-de-places-dhebergement-pour-autistes-une-mere-a-bout-de-souffle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS4

Publié le 12 septembre 2011 à 05h00 | Mis à jour le 12 septembre 2011 à 10h41

Pénurie de places d'hébergement pour autistes: une mère à bout de souffle
Ariane Lacoursière
La Presse

Viviane Brosseau n'en peut plus. Son fils Benoît, âgé de 29 ans et autiste, a été expulsé le mois dernier de son centre de jour. La mère a été obligée d'arrêter de travailler pour prendre soin de son fils 24 heures sur 24. Elle est aujourd'hui exténuée. Et sa situation n'est pas prête de se régler. Elle veut obtenir une place d'hébergement pour son fils, mais l'attente pour ce genre de ressource atteint en moyenne 916 jours au Québec.
Au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et trouble envahissant du développement (CRDI-TED) Normand-Laramée de Laval, on reconnaît que le manque de places d'hébergement pour les personnes autistes ou handicapées est criant. «Il y a 70 personnes en attente. Sur nos 391 places, 99% sont occupées. On est vraiment préoccupés par la situation. Il faut faire quelque chose», soutient la directrice du service à la clientèle du CRDI, Michelle Girard.

Un événement déclencheur

Quand Benoît a atteint 21 ans et que les services scolaires ont été terminés, Mme Brosseau a réussi à obtenir une place pour lui dans un centre de jour. Quotidiennement, Benoît se rendait dans cet établissement où il était encadré pour faire différentes activités. «Je travaillais le jour. Je m'en occupais le soir. Tout allait bien», raconte Mme Brosseau.


Mais il y a quelques mois, le grand-père de Benoît, son complice, est mort. Le jeune homme en a beaucoup souffert. «Il est devenu violent. Vous savez, mon fils est costaud. Ce n'est pas facile de le contrôler quand il est en crise», témoigne Mme Brosseau. Le Centre de jour a dû expulser Benoît.

«Il ne veut plus aller au Centre. Il ne veut même plus sortir de chez moi. J'ai dû arrêter de travailler et me mettre au chômage, affirme Mme Brosseau. Et là, je suis brûlée.»

C'est à contrecoeur qu'elle a entamé des démarches pour tenter de trouver une place d'hébergement pour son fils. «Mais l'attente est tellement longue! Ça n'a pas de sens», dit-elle.

Mme Girard reconnaît que l'attente est inhumaine. «Surtout que la plupart des gens qui en viennent à demander de l'hébergement pour leur enfant sont au bout du rouleau. Dans un monde idéal, on aurait toujours des places libres», dit-elle.

Le cas de Mme Brosseau a été placé sur la «liste prioritaire» avec une douzaine d'autres cas. Mais rares sont les places qui se libèrent dans les ressources d'hébergement pour personnes handicapées ou atteintes de troubles envahissants du développement (TED).

«Ce n'est pas comme chez les aînés, où le taux de mortalité est élevé et que des places se libèrent continuellement. Ici, les gens vivent longtemps et tant mieux. Mais le taux de roulement est faible», explique Mme Girard.

Selon elle, le problème est «un manque d'argent». «Ce n'est pas tout le temps évident de trouver des gens qui veulent ouvrir une ressource. Mais si on avait de l'argent, on en trouverait», dit-elle.

Une crise québécoise

À la Fédération québécoise des CRDI, on signale que le manque de places en ressources d'hébergement touche le Québec dans son ensemble. Les personnes souffrant de déficience intellectuelle attendent en moyenne 1036 jours pour obtenir une place d'hébergement. Et pour les personnes atteintes de TED, l'attente est de 916 jours en moyenne. «Il n'y a que très peu d'argent frais pour l'hébergement», confirme la porte-parole de la Fédération, Brigitte Bédard.

Pour Mme Brosseau, l'attente est insoutenable. Il y a deux semaines, elle a contacté La Presse en crise, en expliquant qu'elle était tellement exténuée qu'elle avait emmené son fils au service des urgences de la Cité-de-la-Santé. Son fils y est resté 24 heures. Puis elle a dû le reprendre. La semaine dernière, elle a obtenu une place dans un «répit d'urgence» pour deux semaines. «Après, je dois le reprendre. Mon chômage prend fin en septembre. Je ne sais pas ce que je vais faire. C'est déjà difficile d'avoir un enfant handicapé. En plus, il faut toujours se battre pour avoir des services. C'est exténuant», souffle-t-elle.

Mme Girard explique qu'en attendant de trouver une solution, le CRDI et son intervenante travailleront dès le retour de Benoît à la maison pour l'amener à réintégrer un centre de jour.

***

Attente moyenne

Attente moyenne pour une place d'hébergement pour une personne handicapée au Québec: 1036 jours

Nombre de personnes sur la liste d'attente: 963

Attente moyenne pour une place d'hébergement pour une personne atteinte de TED au Québec: 916 jours

Nombre de personnes sur la liste d'attente: 338

Source: Fédération québécoise des CRDI
 


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