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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

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Jeudi 8 décembre 2011 Numéro 743
Aujourd'hui en veille
Le RAPLIQ porte plainte à la CDPDJ sur l'inaccessibilité du transport en commun à Montréal
La FTQ souligne le Journée internationale des personnes handicapées
Le RAPLIQ souligne la Journée internationale des personnes handicapées
Article sur l'exposition Têtes d'affiche dans The Gazette
L'AQRIPH écrit au Père noël
Questionnement concernant les mesures d'évacuation au Collège Dawson
Bilan 2011 d'Alter go
Un café Internet au Centre François-Michel
Nouvelle émission au Canal M


Le RAPLIQ porte plainte à la CDPDJ sur l'inaccessibilité du transport en commun à Montréal
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Paru le jeudi 8 décembre 2011 sur Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec

Source
www.rapliq.org/2011/12/08/inaccessibilite-du-transport-en-commun-a-montreal-onze-personnes-handicapees-deposent-des-plaintes-a-la-commission-des-droits-de-la-personne/

Inaccessibilité du transport en commun à Montréal : Onze personnes handicapées déposent des plaintes à la Commission des droits de la personne

À l’avant-veille de la Journée internationale des droits humains, le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), appuyé par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) dépose plusieurs plaintes portant sur la discrimination fondée sur le handicap dans le système de transport en commun de la Société de transport de Montréal.

Onze personnes handicapées ont décidé de faire appel à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) estimant que l’inaccessibilité du transport en commun ainsi que les pratiques du transport adapté briment plusieurs de leurs droits et libertés reconnus par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Ce dépôt collectif de plaintes sur l’inaccessibilité du système de transport en commun de Montréal est une première dans l’histoire des droits de la personne au Québec. Chaque personne réclame 20 000 $ en dommages. Les plaignants réclament également un plan d’accès à l’égalité ambitieux pour éliminer les obstacles brimant leur droit au transport en commun et un échéancier de mise en accessibilité des services de transport en commun permettant de rattraper le recul accumulé par rapport à Toronto, qui aura un réseau de métro complètement accessible d’ici 2025. De plus, les plaignants réclament des services de transport adapté respectant les droits et libertés des usagers.

Les raisons ayant poussé ces plaignants à porter plainte sont ancrées dans des décennies de discrimination à leur égard. Les conditions, pratiques et services discriminatoires de la STM ont des effets dramatiques dans la vie des personnes handicapées. Elles sont privées d’un transport collectif efficace, sécuritaire, accessible et inclusif. Elles sont infantilisées et leur dépendance ainsi que leur marginalisation sont renforcées. L’inaccessibilité du transport en commun limite, compromet et réduit les conditions sociales, économiques, culturelles et politiques et les droits et privilèges de citoyenneté à part égale et entière des personnes handicapées. Cela a pour effet de mettre en péril la qualité de vie psychologique, émotive et physique de ces personnes.

Le métro de Montréal, composé actuellement de sept (7) stations accessibles sur un total de soixante-huit (68), devient accessible à un rythme déraisonnable – moins d’une station par année. Au rythme actuel, le métro sera complètement accessible en 2085; même le plus jeune des plaignants aura 99 ans en 2085, probablement trop tard pour utiliser le métro à titre de citoyen à part entière. Une récente étude du RAPLIQ a également révélé des problèmes majeurs au niveau de l’accessibilité des autobus; à titre d’exemple dans 33% des cas, les autobus ne sont pas accessibles aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant ou en triporteur à cause d’un problème avec les rampes d’accès. Le service de transport adapté tel qu’il existe présentement quant à lui n’offre aucune flexibilité et ne permet pas aux personnes handicapées de participer en toute égalité à la société.

Le droit aux transports en commun dits réguliers est reconnu plusieurs lois domestiques et internationales dont la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, la Charte canadienne des droits et libertés, la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale ainsi que la Convention internationale relative aux personnes handicapées.

Le RAPLIQ estime que le Québec accuse un retard majeur en matière d’accessibilité aux transports en commun. En 2005, l’Ontario s’est doté de l’Accessibility for Ontarians with Disabilities Act, une loi visant à créer une province accessible pour les personnes handicapées avant 2025. L’objectif de la loi est d’éliminer les obstacles afin que les personnes handicapées puissent vivre librement et n’aient pas à porter plainte pour éliminer une barrière à la fois. Les changements sont déjà bien tangibles en ce qui a trait aux transports en commun. Inspiré par l’expérience ontarienne, le RAPLIQ croit que le temps est venu de se servir du mécanisme juridique de protection des droits et libertés comme ce fut le cas en Ontario.

Notons qu’aux États-Unis, ce fut à cause des recours collectifs devant les tribunaux que les autorités de transport urbain à Boston, New York, Chicago et Los Angeles ont dû modifier et changer les pratiques et véhicules dans le but d’accommoder et d’assurer l’accès égal aux usagers handicapés.

Mme Linda Gauthier, Présidente du RAPLIQ et l’une des plaignants, souhaite que les acteurs publics responsables du transport en commun comprennent la démarche et remplissent leurs fonctions dans le plein respect des valeurs des droits de la personne. «J’espère qu’ils saisiront la nécessité d’agir rapidement, et ce, dans une perspective d’inclusion, d’égalité et de respect de notre droit à la citoyenneté. Il s’agit d’une question de droits incontournable. Les personnes handicapées ne peuvent plus attendre encore des décennies. Nos voisins ontariens et américains relèvent présentement le défi. Le Québec n’a aucune raison de ne pas en faire autant » explique-t-elle.

Les personnes handicapées vivant de la discrimination dans les transports en commun sont quant à elles invitées à contacter le RAPLIQ si elles désirent se joindre au mouvement collectif de dépôt de plaintes.

Paru jeudi 8 décembre 2011 sur Canoë.ca

Source
http://fr.canoe.ca/infos/regional/archives/2011/12/20111208-170932.html

Transport de personnes handicapées
Tout un casse-tête à Montréal
Agence QMI
Sarah Bélisle
08/12/2011 17h09

 

Pour une personne handicapée, se rendre d’un endroit à l’autre est un véritable casse-tête, a dit Laurence Parent, l’une des plaignantes.

© Joël Lemay / Agence QMI

MONTRÉAL – Les déplacements dans Montréal causent bien des maux de tête et de frustrations aux personnes handicapées, dont onze ont déposé des plaintes pour discrimination contre la Société de transport de Montréal (STM).

Pour une personne handicapée, se rendre d’un endroit à l’autre est un véritable casse-tête, a dit Laurence Parent, l’une des plaignantes.

«Le métro n’est pas une option, c’est clair», a expliqué l’étudiante qui se déplace en fauteuil roulant. Seule sept des 68 stations de la métropole sont accessibles en fauteuil roulant.

Si les autobus à plancher surbaissé sont nombreux sur le réseau, leur bris est fréquent, selon Mme Parent. «On nous laisse souvent sur le trottoir», a-t-elle dénoncé.

«Je peux prendre un autobus, rouler 20 minutes, puis reprendre un autobus, a ajouté la plaignante. Il y a peu de chance que j’y arrive sans tracas».

Du côté du transport adapté, le système n’est pas suffisamment souple pour répondre aux besoins des personnes handicapées, estime Laurence Parent. «Tu dois réserver d’avance, a-t-elle dit. Dès qu’il y a le moindre imprévu ou si tu ne sais pas à qu’elle heure tu vas finir, ça tombe à l’eau.»

«On ne sait jamais quand le transport adapté va se présenter», a également déploré Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ).

Mme Parent se tourne de temps à autre vers les taxis adaptés. «Mais je suis étudiante, je ne peux pas me le permettre tout le temps», a-t-elle souligné.

Les onze plaintes ont été reçues par la Commission des droits de la personne.

«Si on prouve après enquête qu’il y a bel et bien discrimination, nous pourrons aller devant le Tribunal des droits de la personne pour obliger la STM à changer la situation», a expliqué Réal Tremblay, directeur adjoint de l’accueil et à l’évaluation de la Commission.

La STM se refuse à tout commentaire sur le dossier.

 

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Problèmes soulevés par les 11 plaintes

-Bris fréquents des planchers surbaissés des autobus
-Sept stations de métro sur 68 accessibles, dont celles de Laval.
-Transport adapté qui permet peu de souplesse
-Chauffeurs des taxis adaptés mal formés

Paru jeudi 8 décembre 2011 dans Le Devoir

Source
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/337907/le-metro-est-toujours-difficile-d-acces-pour-les-handicapes

Le métro est toujours difficile d'accès pour les handicapés

Marco Bélair-Cirino 8 décembre 2011 Actualités en société

«C'est aussi facile que ça prendre le métro. Chaque passager compte pour la planète», chante sur tous les tons la Société de transport de Montréal (STM). Pas si sûr, rétorque un regroupement de personnes handicapées qui, faute d'ascenseurs, ne peuvent pas emprunter le métro.

À peine sept stations sur 68 sont actuellement dotées d'ascenseurs: Côte-Vertu, Lionel-Groulx, Berri-UQAM, Henri-Bourassa, en plus des trois stations lavalloises. «En 2011, je regrette, mais c'est vraiment trop peu», a fait valoir la présidente du Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ), Linda Gauthier.

La STM argue pour sa part que huit stations de métro sont accessibles. Elle inclut la station Bonaventure, bien que l'Agence métropolitaine de transport (ATM) tarde à y installer des ascenseurs permettant d'accéder à la mezzanine à partir de l'extérieur. «Si vous prenez le métro à Montmorency, par exemple, vous pouvez descendre à Bonaventure... mais vous ne pourrez aller nulle part parce que l'AMT n'a pas construit d'ascenseur encore pour sortir», a indiqué la porte-parole de la STM, Marianne Rouette, avant de préciser qu'«il y a des gens qui le font [réussissent à sortir] parce qu'ils sont très habiles et qui sont capables».

En 2008, la Ville de Montréal s'était engagée à rendre trois stations accessibles aux personnes handicapées par année, ce qui aurait fait en sorte que le réseau aurait été «d'un bout à l'autre» accessible aux personnes handicapées vingt ans plus tard.

Par contre, la Société de Transport a fait savoir, il y a un an, qu'elle ne se plierait pas au Plan de transport de la Ville faute de moyens financiers, promettant néanmoins d'équiper quatre autres stations d'ascenseurs d'ici 2016. L'installation d'un ascenseur «coûte très cher», soit en moyenne 15 millions de dollars, selon la porte-parole de la STM.

À ce rythme-là (0,8 station par année), la Société de transport mènera à terme ses travaux en 2085. «C'est inacceptable. On ne peut pas accepter cela», s'indigne Linda Gauthier, exhortant la STM à prendre exemple sur le Toronto Transit Commission (TTC) et à aménager des ascenseurs dans toutes les stations de métro d'ici à 2025.

Onze membres du RAPLIQ dénonceront aujourd'hui «la lenteur de la Société de transports» devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec en déposant des plaintes pour «discrimination systémique» contre l'organisation. En plus de réclamer des services de transport adapté, ils sommeront la STM de verser à chacun 20 000 $, c'est-à-dire 15 000 $ en dommages moraux et 5000 $ en dommages exemplaires.

«On ne se plaint pas pour rien. On n'est pas des personnes aigries. On veut être des citoyens à part entière, comme tout le monde. On veut se fondre dans la masse, mais la STM ne nous le permet pas. Comme vous, on est soit travailleur, soit étudiant. On a une vie!» a conclu Mme Gauthier.


 


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