::  L'inclusion imagée
::  L'historique
::  La mission
::  Le contenu
::  Un mot sur l'équipe
::  Pour diffuser dans l’Inclusif
::  Contribution volontaire
::  Contactez-nous
L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

Recevoir l’Inclusif :

Se désabonner de l’Inclusif :

Rechercher par date :

:: Dernier numéro :: 2016
:: 2015 :: 2014
:: 2013 :: 2012
:: 2011 :: 2010
:: 2009 :: 2008
:: 2007 :: 2006
:: 2005 :: 2004
:: 2003
:: À voir, à faire
:: Documents de l'inclusif

Rechercher un lien :

:: Autres médias sur le handicap
:: Organismes publics
:: Habitudes de vie
:: Milieu associatif
:: Pages persos
 

 
Vendredi 10 février 2012 Numéro 749
Aujourd'hui en veille
Action-Autonomie publie une étude sur les autorisations judiciaires de traitement psychiatrique à Montréal
Davantage de subventions pour les personnes ayant des incapacités dans les circonscriptions conservatrices
L'AQRIPH rappelle l'importance des visites d'appréciation de la qualité dans les milieux de vie substituts
Information du RAPLIQ sur le dépôt de plainte à la CDPDJ concernant l'accèssibilité des transports en commun
Lettre ouverte concernant un personnage atteint de la paralysie cérébrale dans l'émission 30 vies
Semaine de la canne blanche: reconnaissance de l'expertise des professionnels de la réadaptation
Le 23 mars est la date limite pour s'inscrire au Programme d'accompagnement en loisir
Une étude explore les possibles causes génétiques de la paralysie cérébrale (art. anglais)
Table ronde sur l'accès aux études postsecondaires pour les Français ayant des incapacités
Le gouvernement français lance un site pour aider les collectivité à se conformer à la Loi


Action-Autonomie publie une étude sur les autorisations judiciaires de traitement psychiatrique à Montréal
»» retour en haut

Paru le jeudi 9 février 2012 sur Action autonomie

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE


Les usages des autorisations judiciaires de traitement psychiatrique à Montréal : entre thérapeutique, contrôle et gestion de la vulnérabilité sociale

Montréal le 9 février 2012 : Une étude effectuée par Action Autonomie le collectif pour la défense des droits en santé mentale de Montréal, en collaboration avec le service aux collectivités de l’UQAM, questionne l’utilisation des jugements qui ordonne à une personne de se faire soigner contre son gré. En effet, on constante que la grande vulnérabilité sociale de ces personnes semble indissociable de leur état mental lorsqu’il s’agit d’ordonner judiciairement des traitements pour des périodes qui vont de 2 à 3 ans.

Pour Marcelo Otero, professeur de sociologie à l’UQAM et responsable de la recherche : « Les problèmes et difficultés rencontrés par les gens soumis à une autorisation judiciaire de soins répondent à des logiques complexes où pauvreté extrême, problèmes de santé mentale et différentes formes de stigmatisation s’imbriquent à plusieurs degrés. Il est ainsi difficile de départager ce qui relève du mental perturbé ou du social problématique comme fondement de ces demandes. »

Johanne Galipeau, chargée de dossiers et des communications à Action Autonomie se questionne : « Comment se fait-il que la très grande majorité gens qui ont déjà des antécédents psychiatriques importants selon les dossiers étudiés n’aient pas reçu l’aide dont ils avaient besoin avant d’en arriver aux situations extrêmes décrites dans les dossiers étudiés ? Ils étaient en droit de recevoir des services adéquats et adaptés ce qui ne semble pas le cas dans leur situation. »

Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé en droit de la santé constate: « Les autorisations judiciaires de soins s’appliquent majoritairement pendant 2 à 3 ans. Pendant cette période, la situation de grande vulnérabilité sociale et psychologique des personnes concernées risque de se modifier si ces personnes reçoivent le soutien nécessaire. Il est alors d’autant plus impérieux qu’un processus de révision de l’ordonnance soit disponible ce que la loi ne prévoit pas laissant ainsi ces personnes démunies devant le système médical et judiciaire. »

En conclusion, pour Action Autonomie, si cette recherche permet de mieux comprendre la situation psychosociale et judiciaire, pour le moins difficile, des personnes visées par les autorisations judiciaires de soins, elle soulève aussi des questions sur le soutien de notre société envers les personnes ayant un problème de santé mentale.


-30-

Pour information Johanne Galipeau 514-525-5060 cel 514-562-7063


Paru dans Le Devoir vendredi 10 février 2012


http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/342296/autorisations-judiciaires-de-soins-des-patients-qui-manquent-de-soutien

Autorisations judiciaires de soins - Des patients qui manquent de soutien

Caroline Montpetit 10 février 2012 Actualités en société


Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

Action autonomie dévoilait les résultats d’une enquête menée en 2009 par deux chercheurs de l’UQAM sur les ordonnances de traitement.
 

Les personnes souffrant de problèmes de santé mentale sont mal représentées lorsqu'elles font face à une ordonnance judiciaire de traitements ordonnée par la Cour. Or, elles subissent ces ordonnances pour des périodes de deux à cinq ans, et ces ordonnances ont des conséquences considérables sur leur vie. Les ordonnances ne proposent presque pas de traitements autres que médicamenteux. Et les patients ne bénéficient pas d'un processus de révision de ces ordonnances, même si leur état s'est modifié et s'est amélioré en cours de route.

C'est ce que relevaient hier le groupe Action autonomie, un collectif de Montréal pour la défense des droits en santé mentale, et l'avocat Jean-Pierre Ménard, spécialisé en la matière. Action autonomie dévoilait les résultats d'une enquête menée en 2009 par deux chercheurs de l'UQAM, Marcelo Otero et Geneviève Kristoffersen-Dugré, sur ces ordonnances de traitement.

Selon cette étude, la durée moyenne des audiences sur l'ordonnance de traitements est de 54 minutes, ce qui laisse bien peu de temps au défendeur pour exposer son point de vue. Les défendeurs eux-mêmes, qu'ils soient représentés ou non par un avocat, sont absents de l'audience dans la moitié des cas, et les contre-expertises sont presque inexistantes.

L'étude démontre aussi la très grande vulnérabilité sociale des personnes qui sont sous le coup de ces ordonnances judiciaires, qui sont accordées lorsque la personne est considérée comme inapte à accepter, refuser ou comprendre un traitement.

«Comment se fait-il que la très grande majorité des gens qui ont déjà des antécédents psychiatriques importants n'aient pas reçu l'aide dont ils avaient besoin avant d'en arriver aux situations extrêmes décrites dans les dossiers étudiés?» demande Johanne Galipeau, chargée de dossiers et des communications à Action autonomie.

Selon l'étude, au moins 70 % des personnes sous le coup d'une ordonnance judiciaire de traitements sont célibataires, séparées, divorcées ou veuves. 54 % n'ont pas d'enfants. 48 % d'entre elles habitent un appartement ou une maison, alors qu'environ 18 % sont dans une situation d'itinérance ou n'ont pas de logement.

À cet égard, Marcelo Otero insiste sur l'importance de garder son logement pour les personnes qui en ont un. Or, dans 45 % des cas, l'ordonnance de traitement est assortie d'une ordonnance d'hébergement, à la discrétion de l'hôpital qui administre l'ordonnance. Précisons d'ailleurs que les autorisations judiciaires de soins sont accordées aux hôpitaux dans 76,9 % des cas, et que le juge accepte la durée des soins demandés par les hôpitaux dans 90 % des cas.

À cet égard, Me Ménard estime que les hôpitaux ne devraient plus avoir «carte blanche», en ce qui a trait aux autorisations judiciaires de soins. Il croit que la durée de ces autorisations devrait être limitée et qu'un processus de révision devrait être mis systématiquement en place. Selon lui, le recours à ce type d'ordonnance judiciaire est en croissance au Québec, et la durée de leur application s'allonge, allant parfois jusqu'à cinq ans.

En moyenne, selon l'étude de Marcelo Otero, 19 requêtes en autorisation judiciaire de soins sont déposées tous les mois à Montréal. Rappelons qu'en cas de non-respect de l'ordonnance, l'hôpital peut avoir recours aux services policiers pour la faire appliquer de force.

Santé mentale,
étude,
Université du Québec à Montréal (UQAM)

Haut de la page
 


»» retour à liste des articles
 
 
Conception site Web: www. graphigne.com tous droits réservés © 2017 l'inclusif