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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

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Vendredi 8 mars 2013 Numéro 830
Aujourd'hui en veille
Manque de services pour les adultes autistes
L'AQIS souligne la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle
Message de la Fédération québécoise des CRDITED à l'occasion de la Semaine québécoise de la déficience intellectiuelle
L'AQETA se dit en faveur du programme d'anglais intensif ŝelon un modèle accessible à tous
La résidence Monchénou restera ouverte et obtient un financement permanent
Participation de la Commision de la santé mentale du Canada à un événement d'envergure international
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La Comité paralympique canadien souligne que dans un an commenceront les Jeux de Sotchi


Manque de services pour les adultes autistes
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Paru le mercredi 6 mars 2013 sur Le Devoir.com

Source :
www.ledevoir.com/societe/sante/372559/la-ministre-hivon-promet-d-ameliorer-les-services 

La ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, promet qu'elle s'attaquera au manque criant de services destinés aux handicapés de 21 ans qui, une fois passé cet âge, quittent le giron de l'Éducation pour atterrir dans le quasi-néant. " Oui, le dossier des 21 ans et plus, c'est une grande source de préoccupation et de réflexion pour moi en ce moment ", a-t-elle indiqué lors d'un entretien téléphonique avec Le Devoir lundi soir. " Comme la scolarisation arrête à 21 ans, plusieurs jeunes adultes se retrouvent dans une zone grise où les services manquent ou sont inégaux. " La ministre Hivon, nouvellement retournée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, affirme vouloir combler ce vide.

Elle était invitée à commenter le cas de Colin de Palma-Duquet, un autiste sévère avec déficience intellectuelle profonde âgé de 22 ans, dont nous racontions l'histoire dans notre édition de mardi. Mme Hivon est tenue au courant de ce cas particulier par ses attachés politiques, mais ne souhaite pas le commenter de manière particulière.

La semaine dernière, elle a toutefois rencontré trois organismes (la Fédération québécoise de l'autisme, l'Association du Québec pour l'intégration sociale et l'Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l'intégration des personnes handicapées) pour discuter de la réalité des 21 ans et plus, entre autres. Un entretien avec la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec est prévu cette semaine.

" Je veux avoir le meilleur écho possible du terrain ", explique la ministre Hivon. " De manière générale, les besoins sont immenses dans ce secteur, et le manque de coordination a été pointé, dans le bilan récent sur les TED [troubles envahissants du développement] et par la protectrice du citoyen. "

L'inégalité dans l'offre des services est également une question sur laquelle veut se pencher la ministre déléguée. La loi devra-t-elle être modifiée ? " Je ne suis pas encore rendue à cet aspect-là. Je suis très consciente que ce n'est pas une réforme qui se limite aux services sociaux. Cela implique aussi l'éducation, la santé, l'emploi. "

Le voir pour le croire

Cet élan ministériel pour la cause réjouit bien sûr la directrice générale de la Fédération québécoise de l'autisme (FQA), Jo-Ann Lauzon, qui toutefois préfère attendre " de le voir pour le croire ". " Notre réalité à nous, c'est que ça fait dix ans qu'il existe un plan d'action, et malgré ça, nos jeunes et leurs parents ont encore d'immenses besoins et attendent des services essentiels. Alors, nous sommes ravis des promesses, mais nous allons le croire quand on va le voir. "

L'entretien récent avec la ministre Véronique Hivon a permis à la FQA de rappeler le bilan mitigé des actions gouvernementales, et le fait que des dossiers comme celui des 21 ans et plus ainsi que celui de l'accès au premier service (les délais d'attente, notamment chez les 6-12 ans, dépassent parfois le délai au-delà duquel le service est disponible pour l'enfant TED) sont au nombre des dossiers dits urgents.

" Ça ne va pas bien en ce moment dans le monde de l'autisme. Et les besoins sont sans cesse grandissants ", dit Mme Lauzon. Vives critiques

Le " trou noir " déploré par plusieurs parents - dont ceux du jeune Colin de Palma-Duquet - a été pointé du doigt en effet en mai 2012 par la protectrice du citoyen Raymonde Saint-Germain dans un rapport spécial sur " les services aux jeunes et aux adultes présentant un trouble envahissant du développement ", dont le titre est De l'engagement gouvernemental à la réalité.

Elle y note le " parcours parsemé d'embûches " que constitue l'accès aux services pour les jeunes et leurs parents. Elle recense une " insatisfaction quasi généralisée ". Une " offre peu et inégalement accessible ". Elle constate que les réseaux et ministères n'harmonisent pas leurs interventions. Elle conclut sur l'importance d'agir en priorité sur trois éléments : la prise en charge des personnes présentant à la fois un TED et un problème de santé mentale (le cas de Colin, présenté lundi) ; l'amélioration de l'offre de services de répit pour les parents et les proches (le cas des parents de Colin), et enfin, les activités de jour pour les personnes qui ne pourront jamais intégrer le marché de l'emploi (également applicable à Colin).

En décembre dernier, le Bilan 2008-2011 sur les services aux personnes présentant un trouble envahissant du développement, à leurs familles et à leurs proches (aussi nommé rapport Langlais) concluait sur l'importance de placer des " efforts importants " sur les mesures de soutien aux familles, les activités de soutien destinées aux adultes, et l'organisation de l'ensemble des services.

Le Devoir.com 7 mars 2013
Source :
http://www.ledevoir.com/societe/sante/372594/a-bout-de-souffle  


Lettre - À bout de souffle!

 Lucie Auclair - Foyer de l’harmonie et de la joie, Lanoraie, le 5 mars 2013

Comme elles sont tristes, les nouvelles de Colin la Lune (Le Devoir du 5 mars 2013) ! Son histoire est tragique, d’autant plus qu’elle n’est pas unique. Le réseau est à bout de souffle, les idées nouvelles peinent à tracer leur chemin. Voyez, plutôt.

Depuis près de 30 ans, je me mets au service de personnes aux besoins différents, vivant avec des limites physiques, cognitives ou intellectuelles. Des Colin, j’en ai rencontré, j’ai travaillé avec eux, ici comme à l’étranger. Je les aime beaucoup. C’est pourquoi, il y a un peu plus d’un an, une petite équipe et moi avons décidé d’ouvrir un centre de jour en milieu résidentiel pour offrir un espace communautaire à quelques Colin, et permettre à leurs familles de respirer un peu.

Encouragée par les signes approbateurs que la vie nous a rapidement envoyés, ravie de la maison que j’habite et qui correspond parfaitement aux activités que nous voulions mettre sur pied, j’ai commencé les rencontres et recherches de financement : les gens, tous très aimables, m’ont encouragée à offrir ce service, essentiel. Mais, à une exception près, personne ne pouvait nous soutenir financièrement : en fait, la tendance est plutôt aux coupes !

Mon moral en a pris un coup : en plus de me buter à des portes closes, j’ai dû attendre plusieurs mois pour obtenir les permis requis, et, surtout, réajuster notre projet de façon à respecter à la fois les règles imposées ET la sécurité des personnes qui seraient accueillies chez nous : un véritable casse-tête ! Mais, bon, on y arrive : les activités vont finalement commencer dans quelques jours. Elles seront cependant offertes à moins de personnes, et ces personnes seront atteintes de déficiences plus légères qu’initialement prévu - étant donné les contraintes qui nous sont imposées. Les activités se concentreront sur la création d’objets artisanaux qui seront vendus : notre rêve se concrétisera, malgré des ressources financières limitées à la générosité de quelques individus.

Notre contribution sera très modeste, plus limitée que nous le souhaitions, faute de moyens. Mais nous croyons que ces premiers pas feront une différence !

Ces derniers mois me confirment que toute notre société est sérieusement handicapée : il est, me semble-t-il, grand temps qu’elle reconnaisse la dignité de ces personnes qui ont tant besoin de notre solidarité, et qu’elle agisse, enfin, en leur faveur.

***

Lucie Auclair - Foyer de l’harmonie et de la joie, Lanoraie, le 5 mars 2013

SRC.CA/Désautel 6 mars 2013
Source :
www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2012-2013/chronique.asp?idChronique=278528

Services insuffisants pour les adultes atteints de déficience intellectuelle

 

La ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, promet de s'attaquer à un autre dossier difficile, celui des personnes atteintes d'une déficience intellectuelle. Une fois qu'elles ont 21 ans, celles-ci ne sont plus prises en charge par le ministère de l'Éducation. Les familles sont laissées à elles-mêmes pour les occuper, les stimuler et veiller à ce qu'elles continuent à s'intégrer dans la société.

Pour écouter le reportage à l’émission Désautel :
www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2012-2013/chronique.asp?idChronique=278528
 


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