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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

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Mardi 19 mars 2013 Numéro 831
Aujourd'hui en veille
Les écoles privées s'adaptent tranquillement à la population EHDAA
Des organismes de défense en santé mentale invitent la population à signer une pétition contre les compressions à l'aide sociale
Un mère interpelle la miniistre Véronique Hivon à la veille de la Semaine québécoise pour la déficience intellectuelle
Le RPHV (région 03-12) fait la distinction entre un chien guide et un chien d'assistance
Mise au point sur les projets d'optimisation dans les services à domicile
Article du Journal de Montréal sur l'exposition Un oeil différent
Une proche aidante dénonce la faiblesse du crédit d'impôt pour les aidants natutrels
Une société plus ouverte grâce à l'orthograf simplifiée
Des proches aidants demandent l'amélioration du soutien financier aux parents d'enfants ayant des incapacités
Une patineuse autiste âgée de 5 ans remporte l'or à la finale provinciale des Jeux du Québec d'hiver
Le dépistage de la dépression s'impose chez les personnes victimes d'un ACV et chez leurs proches aidants
Projet pilote pour former les policiers d'Edmonton à intervenir auprès des personnes ayant des problèmes de santé mentale


Les écoles privées s'adaptent tranquillement à la population EHDAA
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Paru le mardi 12 mars 2013 sur lapress.ca/Le soleil

Source
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201303/12/01-4630036-integration-des-eleves-en-difficulte-les-ecoles-privees-sorganisent.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_actualites_747_section_POS3


Publié le 12 mars 2013 à 05h00 | Mis à jour le 12 mars 2013 à 05h00

Intégration des élèves en difficulté: les écoles privées s'organisent

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil


(Québec) Les écoles privées de la région de Québec s'organisent pour mieux accueillir les élèves en difficulté, afin qu'ils soient éventuellement plus nombreux à franchir leurs portes.

Un colloque est prévu le 2 avril, au Centre des congrès, sur le thème de l'intégration des élèves présentant des difficultés d'apprentissage. Et visiblement, le sujet en interpelle plusieurs : près de 1000 personnes y participeront, principalement des enseignants et du personnel des écoles privées des régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches.

Il s'agit d'une première dans la capitale et même à l'échelle provinciale, affirme Édouard Malenfant, directeur de l'école secondaire Saint-Jean-Eudes et porte-parole du colloque, organisé par un regroupement d'écoles privées de Québec. «Un événement de cette ampleur-là, ce n'est jamais arrivé auparavant», dit-il.

Au programme, une trentaine d'ateliers qui permettront aux participants de se familiariser avec les réalités des élèves qui souffrent de troubles d'apprentissage ou d'un déficit d'attention, par exemple. «C'est une chose de les accueillir, mais un des défis les plus importants, c'est de les faire réussir», affirme M. Malenfant.


Ce colloque, qui est en préparation depuis deux ans, s'inscrit dans la volonté du gouvernement d'intégrer davantage d'élèves en difficulté dans le réseau privé. «La pression sociale est de plus en plus marquée pour que le privé fasse sa part pour l'inclusion et la réussite de ces élèves», peut-on lire dans le programme de l'événement.

En 2010, l'ancienne ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, avait demandé aux écoles privées et publiques qui sélectionnent leurs élèves de faire une place à ceux qui éprouvent des difficultés.

Question de financement

L'automne dernier, la nouvelle ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a soulevé un tollé en déclarant qu'elle était prête à réduire le financement des écoles privées qui n'accepteraient pas d'accueillir davantage d'enfants en difficulté, une menace qui a rapidement été écartée par la première ministre, Pauline Marois.

En 2011-2012, 20 % des élèves étaient en difficulté dans le réseau public, comparativement à 2,6 % dans le privé, selon les chiffres du ministère de l'Éducation.

Mais cette réalité est appelée à changer, selon M. Malenfant. «Pour les écoles en milieu non urbain, ça fait des années qu'elles travaillent avec des élèves en difficulté parce que pour remplir leurs écoles, elles n'ont pas beaucoup le choix. En région, on ne parle plus d'écoles sélectives du tout», affirme-t-il.

À Québec, certaines écoles sélectionnent toujours leurs élèves selon leurs résultats scolaires, mais un nombre croissant ont plutôt recours aux «tests de classement», qui permettent de mieux cerner les besoins des élèves, affirme M. Malenfant. Ces examens ne servent pas à sélectionner les élèves, mais plutôt à identifier leurs difficultés, afin de leur offrir de meilleurs services, explique-t-il.

À Saint-Jean-Eudes, par exemple, près de 10 % des élèves ont des difficultés qui nécessitent un plan d'intervention, selon son directeur.

Ce dernier aimerait d'ailleurs que le colloque, qui est axé sur la formation, permette à d'autres écoles d'ouvrir davantage leurs portes à ces élèves aux besoins particuliers. «On espère que ce sera stimulant pour tous ceux qui hésitent à mettre le gros orteil à l'eau», lance-t-il.

*****

L'argent, le nerf de... l'éducation

Le réseau privé est prêt à ouvrir plus grand les portes de ses écoles aux élèves en difficulté. Mais à condition que l'argent soit au rendez-vous.

Les écoles publiques ont droit à un financement additionnel qui varie selon le nombre d'élèves handicapés et en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage - les fameux EHDAA, dans le jargon scolaire. Mais ce n'est pas le cas dans le réseau privé.

Résultat : dans plusieurs écoles, les services aux élèves en difficulté sont défrayés par des activités de financement ou à même le budget de fonctionnement.

«Dans les circonstances, on approche de la limite de ce qu'on peut faire. On commence à être coincé et il y a une limite dans ce qu'on peut facturer aux parents. On ne demande pas non plus des centaines de millions de dollars, mais on aimerait que l'argent soit disponible pour les écoles qui veulent aller plus loin», affirme Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP).

En novembre, une rencontre a eu lieu entre les représentants de la FEEP et la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, quelques semaines après qu'elle eut déclaré qu'elle voulait forcer les écoles privées à ne plus sélectionner leurs élèves. La Fédération en a profité pour lui remettre le rapport rédigé par un comité mis sur pied par le gouvernement Charest pour favoriser l'intégration des élèves en difficulté dans le réseau privé. Le document conclut que les écoles privées veulent bien en faire plus à condition d'obtenir le financement nécessaire, explique M. St-Jacques. Le dossier «n'est pas mort, mais c'est un gros travail, ça avance lentement», lance-t-il.

Le réseau privé refuse par ailleurs de se faire imposer un seuil minimum d'intégration pour chaque école ou de mettre fin à la sélection des élèves, à la grandeur de la province.

«On ne veut pas d'objectif mur à mur. Il y a des écoles qui veulent travailler avec les élèves doués et il faut aussi penser à ces élèves qui ont besoin d'être stimulés», affirme M. St-Jacques.

Selon la FEEP, la grande majorité des écoles privées ne sélectionnent pas leurs élèves, puisque 89 % d'entre elles n'ont pas de liste d'attente.
 


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