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Mardi 14 janvier 2014 Numéro 883
Aujourd'hui en veille
Augmentation du nombre d'enfants ayant un diagnostic du spectre de l'autisme
Un père dénonce un manque de services en santé mentale pour sa fille
Rencontre avec une famille où l'un des parents vit avec des incapacités
Le Petit Futé lance un guide de trucs et astuces pour les voyageurs ayant des incapacités
Une pétition en ligne contre la fin de la livraison du courrier à domicile recueille 120 000 signatures


Augmentation du nombre d'enfants ayant un diagnostic du spectre de l'autisme
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Paru le lundi 6 janvier 2014 sur La Presse.ca

 Source :
www.lapresse.ca/actualites/sante/201401/05/01-4725812-hausse-fulgurante-des-cas-dautisme-au-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS4

Hausse fulgurante des cas d'autisme au Québec

Pierre Pelchat
Le Soleil

Il y a de plus en plus d'enfants et d'adultes autistes au Québec. La ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux, Véronique Hivon, n'hésite pas à qualifier le phénomène de tsunami qui allonge encore plus les listes d'attente dans les services de réadaptation.

«Il y a une augmentation de la prévalence de l'autisme qui est très, très importante. Ça double depuis dix ans à chaque quatre ans. On est à 1% des enfants chez qui on diagnostique un trouble du spectre de l'autisme. Le boum est plus important dans certaines régions», a-t-elle affirmé au cours d'une entrevue au Soleil.

Les données de la Régie des rentes quant au nombre d'enfants déclarés handicapés pour un trouble envahissant du développement confirment l'énorme vague. En 2005, on comptait 3473 jeunes de moins de 18 ans qui recevaient un supplément mensuel. Sept ans plus tard, ce chiffre a bondi à 7330 enfants.

Selon la Dre Chantal Caron, chef du programme autisme à l'hôpital Rivière-des-Prairies, à Montréal, ce bilan est encore plus lourd. Il n'inclut pas tous les enfants autistes. «La Régie ne remet pas en question les diagnostics. Elle a augmenté ses critères pour donner le supplément parce qu'il y avait beaucoup de demandes et que le budget était serré», a-t-elle avancé.

Meilleur dépistage

À son avis, plusieurs facteurs expliquent la hausse fulgurante des cas d'autisme, dont un meilleur dépistage. Auparavant, les autistes étaient davantage associés à de la déficience intellectuelle. «On les dépiste plus facilement parce qu'on est plus aguerri. Nos CLSC, CSSS et les écoles sont plus éveillés sur l'autisme. En plus, les critères diagnostiques des psychiatres ont été élargis», a expliqué la médecin. La Dre Caron a travaillé pendant 17 ans à l'hôpital du Sacré-Coeur à Québec avant de se diriger dans la métropole.

Elle croit par ailleurs que les intervenants sont plus portés à référer les enfants en autisme étant donné qu'il y a plus de services qu'en déficience intellectuelle. Depuis quelques années, des jeunes avec des troubles de langage sont maintenant considérés comme autistes.

«On n'a pas de facteurs environnementaux qui ont été mis en évidence actuellement pour expliquer l'augmentation. Il y a eu l'époque, vers 2000 où un charlatan avait dit que c'était le mercure contenu dans un vaccin qui causait l'autisme. On a compris par la suite que c'était un charlatan. Malheureusement, cela a eu tout un impact négatif parce que les parents n'ont pas fait vacciner leur enfant», a déploré la Dre Caron.

Une priorité pour la ministre

La ministre Hivon entend multiplier les efforts pour réduire les listes d'attente pour des services aux enfants et aux adultes autistes. «Pour moi, c'est une priorité, pour ne pas dire une obsession. On ne peut pas revirer la situation en 48 heures, mais je vois des améliorations encourageantes avec de meilleures pratiques», a-t-elle affirmé.

Elle a rappelé les constats dévastateurs contenus dans le dernier rapport du vérificateur général sur les lacunes importantes dans la gestion des services aux autistes. «On a ramassé une situation où les mesures n'ont pas été mises en place pour prévoir ce qui s'en venait. J'ai l'impression que dans les dernières années, on essayait de sous-estimer le problème. Aujourd'hui, il n'y a rien de tout ça qui est sous-estimé.»

À son avis, des changements doivent être apportés afin que les intervenants passent moins de temps à la gestion de cas. De plus, la ministre estime que la part des ressources accordée aux troubles graves de comportement est disproportionnée. «On ne niera jamais que l'argent peut améliorer les choses, mais je pense aussi que les manières de faire, la performance, l'efficacité dans l'intervention, sont aussi des manières de réduire les délais d'attente», a-t-elle soutenu.

La Presse.ca/Le Soleil 6 janvier 2014
Source :
www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201401/05/01-4725783-autisme-un-diagnostic-coup-de-poing.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4725812_article_POS2

Autisme: un diagnostic coup-de-poing

Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) «Ç'a été une grosse claque dans la face. Je ne suis pas sûre qu'on peut en faire un deuil. J'ai passé cinq, six mois en congé de maladie après le diagnostic. Le médecin m'avait arrêtée de travailler. J'ai passé des semaines dans ma maison à pleurer.»

Ces événements se sont passés il y a 13 ans. Marie-Josée Lapointe se souvient encore très bien quand le pédopsychiatre de l'Hôpital Sainte-Justine lui a confirmé que son enfant Charles était autiste.

«Ça rentre dedans. Je pensais que ça me ferait du bien de le savoir. Ça faisait deux ans qu'on cherchait à savoir ce qu'il avait. On avait vu plusieurs spécialistes avant. On se disait qu'on saurait mieux intervenir avec un diagnostic», nous a-t-elle raconté dans sa maison de Saint-Augustin.

Elle a commencé à se relever après que le psychiatre choisi par son employeur eut reconnu sa détresse. «J'avais peur qu'on ne croit pas que je me sentais en détresse. J'ai été très contente de la rencontre. Il m'a dit que malgré tout ce que j'allais faire pour Charles, ça se pouvait qu'il reste dans le même état et que ça ne changerait rien.»

Ces propos ont eu l'effet d'un baume sur la douleur qu'elle vivait. «Je me sentais coupable d'avoir mis mon garçon dans cette situation. Je me disais qu'il fallait absolument que je le sauve», a-t-elle dit.

Un quotidien exigeant

Aujourd'hui, Charles a 17 ans. Il a deux frères plus âgés qui sont «normaux». Depuis quelques années, il fréquente une école spécialisée pour enfants autistes dans Limoilou. Il est un cas sévère d'autisme. Il ne parle pas si ce n'est que pour dire papa ou maman. Pour s'exprimer, il crie. Il peut reconnaître 250 mots. Depuis quelque temps, il pleure beaucoup, et on ne sait pas pourquoi.

«Il est très exigeant avec nous autres. Il est très fébrile. Il est toujours en mouvement. Quand il est avec moi, je ne peux pas faire à manger. Un matin, je ne pouvais même pas me maquiller tellement il était insistant. Je me mettais un peu de mascara, et il me tirait en arrière. Si j'ai à préparer mon lunch, mon chum [Yves] marche avec lui», a-t-elle dit.

Les nuits n'étaient pas toujours tranquilles non plus. «Charles a eu des troubles du sommeil pendant 14 ans. Il dormait quelques heures par nuit. Il criait. Il vargeait dans sa chambre. Depuis deux ans, il dort bien», a-t-elle poursuivi.

Marie-Josée Lapointe appréhende le moment où son fils ne sera plus admissible, à 21 ans, aux services scolaires spécialisés. Elle craint qu'il perde ce qu'il a appris à l'école, qu'il régresse. Elle aimerait qu'il puisse continuer ses apprentissages. Compte tenu de la sévérité de l'autisme de son fils, elle ne le voit pas dans un centre de jour et encore moins dans un atelier occupationnel.

Appréhender l'avenir

Elle ne veut pas non plus le voir dans une résidence supervisée par le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle. Avec d'autres parents, elle espère que son fils et d'autres autistes devenus adultes puissent vivre dans une résidence contrôlée par les parents avec une aide financière du gouvernement.

L'assurance autonomie que veut mettre en place le ministre de la Santé est une option.


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