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Vendredi 5 février 2016 Numéro 954
Aujourd'hui en veille
Le PQ démontre la baisse des budgets dans les ressources intermédiaires et les ressources de type familial
Une ressource intermédiaire de Richelieu forcée de fermer en raison des compressions budgétaires
Autisme Montréal dénonce les compressions budgétaires dans les ressources intermédiaires pour les personnes autistes
Fermeture de lits à l'unité de santé physique de l'Institut de réadaptation Gingras-Lindsey-de-Montréal
Les écoles privées veulent plus de financement pour accueillir des élèves HDAA
Mémoires de la COPHAN dans le cadre de la consultation Solidarité et inclusion sociale et le panier de services en santé et services sociaux
La Maison Camélia, une ressource pour enfants et adolescents présentant diverse problématiques
Témoignage de Serge Lemieux sur son engagement social
Un court-métrage émouvant sur le handicap
Honneur pour Bruno Haché et résultats de la 16e édition du Tournoi invitation de goalball de Montréal


Le PQ démontre la baisse des budgets dans les ressources intermédiaires et les ressources de type familial
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Paru le jeudi 4 février 2016 sur Le Devoir

Source
www.ledevoir.com/societe/sante/462241/sante-mentale-des-residents-decotes-pour-epargner

SANTÉ MENTALE

Des résidents décotés pour épargner?
Les maisons d’hébergement observent une tendance à réévaluer à la baisse le niveau de soins requis
5 février 2016 |Jessica Nadeau | Santé

Les petites maisons qui hébergent des personnes ayant une déficience intellectuelle observent une tendance inquiétante : les établissements de santé révisent de plus en plus à la baisse l’évaluation des besoins de leurs usagers, sans raison apparente, diminuant du même coup les budgets qui leur sont attribués.

« On voit des baisses de classification et on ne comprend pas pourquoi certains usagers sont réévalués à la baisse », lance Johanne Pratte, directrice générale de l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec.

« C’est une tendance qui se dessine de plus en plus depuis environ deux ans. On constate qu’il y a des périodes où, tout à coup, il y a davantage de classifications à la baisse. Les gens se parlent et on voit bien que plusieurs ressources vivent la même chose. »

Ce sont les petites ressources intermédiaires d’hébergement en déficience mentale qui sont principalement ciblées, affirme Mme Pratte. Ces ressources, qui accueillent généralement entre quatre et six résidents, dépendent de l’établissement de santé de la région pour leur budget de fonctionnement. Celui-ci est établi en fonction de l’état des usagers. Un représentant de l’établissement de santé applique des grilles d’évaluation pour attribuer une cote à chaque usager en fonction du niveau de services requis.

« Le règlement dit que l’établissement de santé doit faire la classification au moins une fois par année ou lorsqu’il y a un changement chez l’usager, précise Mme Pratte. Mais ce que la plupart des associations constatent, c’est que les établissements refont ces classifications-là. Et on constate qu’il y a plutôt une tendance à la baisse. On essaie de tenir des statistiques depuis quelques mois, ce n’est pas scientifique, mais c’est ce qu’on voit. »

Selon elle, la grande partie du budget des ressources intermédiaires sert à payer le personnel venant en aide aux usagers, personnel dont la stabilité est « vitale » pour ce type de clientèle.

« Quand la classification d’un usager descend, l’établissement nous dit d’offrir moins de services. Mais il faut bien comprendre qu’on est avec une clientèle très vulnérable avec des problèmes de déficience intellectuelle. C’est plutôt rare qu’ils aient besoin de moins de services. »

Dans certains cas, cela se traduit par une perte de rémunération importante pour ces propriétaires. « Quand l’établissement déclasse quatre de tes cinq résidents, ça fait une grosse différence. » Cela s’ajoute à d’autres compressions importantes survenues au 31 décembre dernier qui menacent certains établissements, déplore-t-elle.

Malgré ce que certains laissent entendre du bout des lèvres, Johanne Pratte n’ose pas établir de lien direct avec les compressions importantes auxquelles sont soumis les établissements de santé. Questionnée sur ce sujet, elle marche sur des oeufs, parlant plutôt des « faiblesses » de cet outil d’évaluation. « C’est sûr que le hasard fait que tout ça arrive en même temps », finit-elle par laisser tomber.

Commande budgétaire

Si Johanne Pratte prend des pincettes pour dénoncer la situation, ce n’est pas le cas du député de Rosemont, le péquiste Jean-François Lisée, qui est parvenu à obtenir la fiche d’évaluation de six usagers dans une ressource intermédiaire. Sur six usagers, cinq ont été évalués à la baisse entre mai et juin dernier. Pour cet établissement, qui a demandé de conserver l’anonymat par crainte de représailles, cela représente une perte de revenu mensuel de plus de 4000 $.

« En un mois, tous les patients vont miraculeusement mieux ! » ironisait Jean-François Lisée jeudi matin en conférence de presse.

« Pour répondre aux commandes budgétaires irréalistes, les centres intégrés de santé et services sociaux inventent des façons de réduire la rémunération dans les ressources intermédiaires et ressources de type familial. Et quoi de mieux que de découvrir que, soudainement, les usagers sont en bien meilleure santé qu’avant […] On est en face d’un gouvernement qui a décidé de travestir un outil clinique à des fins budgétaires. C’est simplement inacceptable. »

Impacts des compressions

Le porte-parole du Parti québécois en matière de services sociaux a présenté plusieurs documents confidentiels, notes de service et enregistrements de conversations téléphoniques obtenus récemment faisant mention d’une diminution de services en raison des compressions budgétaires. Un directeur régional en santé mentale d’un centre intégré de santé et de services sociaux expliquait par exemple à un propriétaire de ressources intermédiaires qu’il devait s’attendre à des dommages collatéraux. « Si j’arrive pas à rentrer dans ce budget-là, c’est clair que j’vais devoir prendre des mesures pour y arriver, J’ai pas le choix […] Ça va être de fermer des places. J’aurai pas l’choix, faut qu’j’arrive dans l’budget. »

Un autre propriétaire a reçu une note du directeur du programme de déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme et déficience physique d’un établissement de santé de l’Estrie selon laquelle on fermait une place « pour un motif économique ».

Pour Jean-François Lisée, c’est une preuve de plus que « le gouvernement libéral rationne les budgets au détriment des patients ». Il demande au Commissaire à la santé et au bien-être de se pencher sur le dossier des ressources intermédiaires, « parce que lui ne travaille pas pour le Dr [Gaétan] Barrette ni pour le Conseil du trésor, il travaille pour les Québécois ».

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, a refusé la demande d’entrevue du Devoir. « Des négociations sont présentement en cours avec les ressources intermédiaires,répond son attachée de presse, Bianca Boutin, par courriel. Madame Charlebois invite les ressources intermédiaires à poursuivre les discussions et les négociations autour de la table. »
 


Source :
www.newswire.ca/fr/news-releases/ressources-intermediaires-et-de-type-familial---le-parti-quebecois-devoile-de-nouveaux-elements-concernant-les-coupes-liberales-567681561.html

Ressources intermédiaires et de type familial - Le Parti Québécois dévoile de nouveaux éléments concernant les coupes libérales

QUÉBEC, le 4 févr. 2016 /CNW Telbec/ - Le porte-parole du Parti Québécois en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean-François Lisée, a démontré aujourd'hui que le gouvernement libéral rationne les budgets au détriment des patients, et plus particulièrement de ceux qui sont hébergés dans les ressources intermédiaires (RI) et les ressources de type familial (RTF).

« Dans une note interne envoyée par le CISSS des Laurentides à tous les responsables des ressources intermédiaires d'une région, on peut lire qu'à la demande du ministère de la Santé, "l'établissement doit réduire ses dépenses de façon récurrente", d'un peu plus de 2 % du budget en déficience intellectuelle, déficience physique et troubles du spectre de l'autisme (DI-DP-TSA). "La situation est urgente et les efforts supplémentaires demandés sont considérables", peut-on lire dans la note, qui précise que ces compressions ne concernent nullement l'administration, qui est coupée par ailleurs. En d'autres mots, les coupes feront mal », a déclaré Jean-François Lisée.

« Nous détenons aussi un enregistrement audio dans lequel le directeur régional des RI d'un autre CISSS explique que les compressions ont priorité sur les besoins des usagers. "Si j'arrive pas à rentrer dans ce budget-là, c'est clair que j'vais devoir prendre des mesures pour y arriver (...) [et] ça va être de fermer des places", affirme le responsable DI-DP-TSA, qui doit appliquer l'austérité libérale. C'est ça, la réalité vécue sur le terrain », a ajouté M. Lisée.

« Pour répondre aux commandes budgétaires irréalistes du gouvernement, les CISSS inventent des façons de réduire la rémunération dans les RI-RTF. Et quoi de mieux que de découvrir que, soudainement, les usagers sont en bien meilleure santé qu'avant! Nous avons en main les résultats d'une reclassification à la baisse de tous les usagers d'une même ressource, simultanément! Résultat : on a réduit de moitié son financement », a dénoncé le député, qui a reçu un grand nombre de témoignages de ces classifications à la baisse provenant de plusieurs régions.

« Nous devons faire le constat que la loi du silence règne dans le réseau de la santé et des services sociaux. Les responsables de ressources intermédiaires ont une peur bleue des représailles et n'osent pas dénoncer à visage découvert des situations inacceptables, par crainte de voir leur financement réduit ou leur ressource carrément fermée », a en outre précisé Jean-François Lisée.

Ces illustrations troublantes s'ajoutent à la baisse de financement qui va frapper 500 RI le 15 février prochain, poussant un grand nombre d'entre elles à la fermeture. Le Parti Québécois et un regroupement de RI ont demandé le maintien du financement et une analyse du Commissaire à la santé et au bien-être de tout le dossier, sur la base des besoins des usagers plutôt que sur celle des volontés du Conseil du trésor. « Le gouvernement est resté honteusement muet sur ces questions, y compris sur la dizaine de fermetures qui ont eu lieu ces dernières semaines. Il doit agir avant de causer encore davantage de dégâts dans la vie de milliers de personnes très vulnérables », a conclu le député.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Directrice adjointe aux relations avec les médias, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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